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Les
gens
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| Carnot (Lazare
Nicolas Marguerite), né à Nolay, près de Dijon Au début de la Révolution,
il se montra sage et modéré; il essaya de soutenir la monarchie
décrépite en la poussant sincèrement dans la voie
du progrès. Il reconnut bientôt qu'il était impossible
de sauver le roi malgré lui, et que ce prince serait perdu par son
aveuglement et son irrésolution. Il entra alors hardiment dans le
parti de la Révolution. Il fit partie de la commission des douze
députés chargés par l'Assemblée nationale de
lui présenter l'ensemble des mesures nécessaires pour résister
à l'invasion étrangère. Il fut envoyé à
l'armée du Rhin pour recevoir des officiers et des soldats le serment
de fidélité et d'obéissance aux décrets de
l'Assemblée. Le Pas-de-Calais l'envoya à la Convention. Il
reçut la mission de réorganiser l'armée des Pyrénées,
et la mit en état de remporter de brillantes victoires sur les Espagnols.
Il vota la mort de Louis XVI. Lazare Carnot
fut encore appelé à réorganiser l'armée du
Nord, et il la mit en état de remporter d'éclatants succès
sur les Anglais. En 1793, il fit partie du comité de salut public.
Les frontières du Nord étaient alors menacées par
les Autrichiens, qu'une victoire pouvait conduire devant Paris Les armées françaises armées combattirent sans relâche pendant 11 mois; elles livrèrent 27 batailles qui furent 27 victoires, 120 combats, tuèrent près de 100 000 ennemis, firent 80 000 prisonniers, enlevèrent 116 places fortes, 230 citadelles ou redoutés, et prirent enfin 3 800 canons, 10 000 fusils, 1900 milliers de poudre et 90 drapeaux. Ces succès inouïs, mais payés d'un lourd prix du sang, furent dus surtout à l'énergique résolution imprimée par Lazare Carnot aux décisions du comité de salut public, dont il était l'âme. Il faut cependant convenir que Carnot était soutenu par le patriotisme de la Convention nationale. Les grandes idées dont retentissait la tribune excitaient dans toute la nation un enthousiasme irrésistible. Le comité de salut public fut heureux dans le choix de ses généraux sous le rapport des talents militaires; mais Carnot l'entraîna quelquefois à employer des hommes dont le patriotisme était douteux; c'est ainsi qu'il soutint Moreau et Pichegru, dont la trahison stupéfia la France. La dissolution du comité de salut public après le 9 thermidor, ferma pendant quelque temps l'ère des victoires; il manquait aux armées françaises une puissante direction; elles perdirent confiance en voyant envoyer à l'échafaud, par une réaction inepte et incapable, ceux qui avaient contribué au salut de la république. Le comité de salut publie fut appelé a répondre de ses actes devant un tribunal où siégeait Lecointre. On reprocha à Carnot ses actes dignes de tout ce qu'il y a de plus grand; la nation frappait les terroristes, qui pouvaient invoquer la nécessité du salut public, par une autre terreur froide et d'autant plus cruelle. La Convention rappela Carnot à la direction des affaires militaires. Mal secondé dans ses vues, Carnot se montra faible sous le Directoire; il eut peur des révolutionnaires, alors qu'ils étaient comprimés et qu'ils avaient cessé d'être dangereux ; il se laissa aveugler, au contraire, sur les projets des royalistes qui enveloppaient alors la France dans une immense conspiration. Au coup d'Etat du 18 fructidor) il fut obligé de passer à l'étranger pour échapper à la proscription. Après la chute du Directoire, Bonaparte confia à Carnot le ministère de la guerre; mais son attachement sincère aux institutions républicaines ne lui permit pas de suivre le premier consul dans la voie politique où il s'engageait, malgré les plus pressantes instances. Il profita de sa retraite pour publier deux ouvrages qui le placent parmi les savants mathématiciens: le premier sur la Géométrie de position, et le second sur la Corrélation des figures de géométrie. En 1802, il fut appelé au tribunat; il se retira lors de la proclamation de l'empire, après avoir protesté avec courage et dignité. Il se livra alors à l'éducation de ses enfants, et publia son fameux traité de la Défense des Places fortes. Il résista à toutes les avances de l'empereur, qui, reconnaissant son immense mérite, lui dit un jour : " Adieu, monsieur Carnot, tout ce que vous voudrez, quand vous voudrez, et comme vous voudrez. "Lazare Carnot ne demanda rien à l'empereur tant que celui-ci fut puissant; mais quand il le vit accablé de revers, et luttant en désespéré contre le monstre de la coalition qui l'étreignait, il parut à ses côtés pour partager ses malheurs et ses périls. On connaît sa belle défense d'Anvers De tous les ministres qui entourèrent
l'empereur pendant les Cent-Jours, Lazare Carnot, le républicain,
fut le seul qui ne le trahit pas : tous les autres furent comblés
de faveurs par le gouvernement de Louis XVIII.
Carnot fut honoré de l'exil, et il quitta la France |
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| Carnot (Joseph), frère
du précédent, né à Nolay (Côte-d'Or)
en 1752, mort à Paris |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.