|
|
|
|
Les
gens
|
|
Green (George),
mathématicien né à Sneinton, près de Nottingham
(Angleterre), le 14 juillet 1793, mort à Sneinton le 31 mai (?)
1841. D'abord boulanger, il alla étudier les sciences à CambridgeLa théorie des surfaces et des couches de niveau est importante pour déterminer la figure des planètes |
||
| Green (Thomas Hills),
philosophe né à Birkin (Yorkshire) en 1836, mort à
Oxford en 1882. Fils d'un recteur, il prit ses grades à l'université
d'Oxford et publia en 1867, dans la North British Review, deux remarquables
études sur la Philosophie d'Aristote
et la Philosophie populaire dans ses rapports avec la vie, et quelques
années plus tard coopéra a la réimpression de Treatise
on Human Nature de Hume dont il écrivit
l'introduction. Nommé en 1877 professeur de philosophie
morale, il commença dans la Contemporary Review une série
d'articles sur Herbert Spencer et G. H. Lewes
et leur doctrine sur l'Evolution
de la pensée. Il travaillait à
la publication de ses Proleomena to Ethics lorsque la mort le surprit.
Bien que Thomas Green se rapproche de la philosophie hégélienne, il ne doit être rangé dans aucune école; l'on peut dire néanmoins qu'il reconnaissait Kant comme un des maîtres de qui il s'était le plus inspiré : il se distingue particulièrement des professeurs ordinaires parce fait qu'il n'était pas seulement éducateur de philosophie, mais philosophe pratiquant. Il vivait en quelque sorte dans la philosophie, s'en servait à la fois comme guide de ses pensées et de ses actes. Ce fut un puritain honnête et convaincu, à l'esprit étroit comme tous les puritains qui ne comprennent pas que leurs théories morales et sociales ne sont applicables qu'à un nombre forcément limité de sectaires, font de la vie une abstinence perpétuelle et ne considèrent que comme une quantité haïssable et condamnable la féconde et généreuse poussée des passions humaines. Les oeuvres de Thomas Green ont été publiées en 3 vol. (1885-88), les deux premiers contenant ses écrits purement philosophiques, le troisième des mélanges et ses mémoires. (H. France). |
|
© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.