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Green (George),
mathématicien né à Sneinton, près de Nottingham
(Angleterre), le 14 juillet 1793, mort à Sneinton le 31 mai (?)
1841. D'abord boulanger, il alla étudier les sciences à Cambridge
et y devint fellow du Caius College (1839). Outre une dizaine de
mémoires originaux, parus de 1835 à 1884 dans les Transactions
of the Cambridge Philosophical Society et réunis par le rév.
N.-M. Ferrers sous le titre : Mathematical Papers of the late G. Green
(Londres, 1871, in-8), il a publié : An Essay on the Application
of Mathematical Analysis to the Theories of Electricity and Magnetism
(Nottingham, 1828), ainsi que On the determination of the exterior and
interior attraction of ellipsoïds of variable densities (1835).
(L. S.).
La
théorie des surfaces et des couches de niveau est importante pour
déterminer la figure des planètes .
Green en 1835 et Chasles de 1837 à 1838
ont établi des théorèmes, dont les applications sont
nombreuses, sur l'attraction des couches de niveau. (Lebon, 1899).
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Green (Thomas Hills),
philosophe né à Birkin (Yorkshire) en 1836, mort à
Oxford en 1882. Fils d'un recteur, il prit ses grades à l'université
d'Oxford et publia en 1867, dans la North British Review, deux remarquables
études sur la Philosophie d'Aristote
et la Philosophie populaire dans ses rapports avec la vie, et quelques
années plus tard coopéra a la réimpression de Treatise
on Human Nature de Hume dont il écrivit
l'introduction. Nommé en 1877 professeur de philosophie
morale, il commença dans la Contemporary Review une série
d'articles sur Herbert Spencer et G. H. Lewes
et leur doctrine sur l'Evolution
de la pensée. Il travaillait à
la publication de ses Proleomena to Ethics lorsque la mort le surprit.
Bien que Thomas Green se rapproche de la
philosophie hégélienne, il ne doit
être rangé dans aucune école; l'on peut dire néanmoins
qu'il reconnaissait Kant comme un des maîtres
de qui il s'était le plus inspiré : il se distingue particulièrement
des professeurs ordinaires parce fait qu'il n'était pas seulement
éducateur de philosophie, mais philosophe pratiquant. Il vivait
en quelque sorte dans la philosophie, s'en servait à la fois comme
guide de ses pensées et de ses actes.
Ce fut un puritain honnête et convaincu,
à l'esprit étroit comme tous les puritains qui ne comprennent
pas que leurs théories morales et sociales
ne sont applicables qu'à un nombre forcément limité
de sectaires, font de la vie une abstinence perpétuelle et ne considèrent
que comme une quantité haïssable et condamnable la féconde
et généreuse poussée des passions humaines. Les oeuvres
de Thomas Green ont été publiées en 3 vol. (1885-88),
les deux premiers contenant ses écrits purement philosophiques,
le troisième des mélanges et ses mémoires.
(H. France). |