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Surface
(géométrie). - Une surface est
la figure qui forme la limite d'un corps défini
géométriquement. On peut dire aussi que c'est, dans l'espace
le lieu géométrique engendré par une ligne
variable. Une surface peut être limitée ou infinie.
Pour qu'une surface puisse être étudiée au point de
vue géométrique, il est nécessaire qu'elle soit définie
d'une façon précise. Analytiquement, une surface est représentée
par une équation à trois variables
f (x, y, z) = 0, en coordonnées rectilignes. Cette équation
se détermine d'après la définition
de la surface considérée. La théorie
des surfaces, c.-à-d. l'étude de leurs propriétés,
de leurs singularités, forme l'un des chapitres les plus importants
de l'ensemble des mathématiques.
Elle a fait l'objet de travaux et d'ouvrages fort nombreux, et au cours
dest XIXe et XXe
siècles elle a reçu de grands perfectionnements; cependant,
malgré les progrès accomplis, il reste encore dans cette
voie un bien large champ de recherches ouvert aux mathématiciens.
Cette théorie
des surfaces est l'une de celles où la géométrie
et l'analyse se prêtent le plus heureux
concours mutuel. Elle offre, même dans sa partie élémentaire,
l'un des meilleurs exemples de l'applicalion du calcul infinitésimal.
Les propriétés des équations
différentielles s'y rattachent étroitement. On pourrait
même dire que certains chapitres de l'analyse, et notamment les équations
aux dérivées partielles, sont sortis de l'étude des
surfaces. On y a été amené par la nécessité
de résoudre certains problèmes,
contre lesquels venaient échouer les efforts de la géométrie
pure. Nous ne saurions entrer ici dans aucune considération sur
la classification des surfaces, qui peut être envisagée à
bien dés points de vue différents, ni même indiquer
les études relatives aux surfaces des espaces à plus de deux
dimensions, qu'il nous suffit de mentionner. Ces recherches, en dépit
de la terminologie géométrique qu'on y emploie, relèvent
surtout de l'analyse. (C.-A. Laisant). |
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Surface
(mécanique). - Un point matériel
assujetti à demeurer sur une surface parfaitement polie est en équilibre
quand la résultante de toutes les forces qui le sollicitent est
normale à cette surface. S'il s'agit d'une surface dépolie,
autrement dit s'il y a frottement, l'équilibre exige simplement
que la résultante des forces fasse avec la normale à la surface
un angle inférieur à l'angle de frottement. Pour trouver
le mouvement d'un point sur une surface polie, on considère le point
comme libre en adjoignant aux forces réellement appliquées
la réaction normale de la surface, et l'on écrit les trois
équations
ordinaires du mouvement d'un point entièrement libre. La grandeur
de la réaction n'est pas connue a priori;
on introduit donc, de cette manière, une inconnue supplémentaire
; mais, en revanche, l'équation de la surface fournit une équation
entre les trois
coordonnées du point,
et l'on dispose par conséquent de quatre équations entre
quatre inconnues, de sorte que le problème est théoriquement
résolu.
Dans le cas particulier
où il n'y a pas de forces directement appliquées, la trajectoire
du point sur la surface est une ligne géodésique parcourue
avec une vitesse constante. Le mouvement d'un point sur une surface dépolie
est plus difficile à étudier : il faut écrire que
la réaction tangen-tielle est égale, à chaque instant,
à la réaction normale multipliée par le coefficient
de frottement, et que cette réaction tangentielle est directement
opposée à la vitesse du point. Un autre problème important
de mécanique est celui de l'équilibre et du mouvement d'une
surface, extensible ou inextensible, soumise à des forces données.
Le mot surface signifie alors une membrane d'épaisseur infiniment
petite. Ce problème conduit à des équations aux dérivées
partielles dont il est très difficile de tirer parti.
(L. Lecornu). |
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