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Fermat (Pierre
de), géomètre, né en 1601 à Beaumont-de-Lomagne,
près de Montauban, mort en 1665, était conseiller au parlement
de Toulouse, et cultivait les sciences comme par délassement. Il
fut en correspondance avec Descartes, Pascal,
Roberval,
Torricelli,
Huygens,
Mersenne, et fit un grand nombre de découvertes
dans les parties les plus élevées des mathématiques.
Il partage avec Descartes la gloire d'avoir appliqué l'algèbre
à la géométrie. II imagina
pour la solution des problèmes, une méthode, dite de maximis
et minimis, qui le fait regarder comme le premier inventeur du calcul
différentiel; il créa, en même temps que Pascal, le
calcul des probabilités; découvrit le premier en arithmétique
les propriétés de plusieurs nombres; commenta, en l'étendant,
Diophante, et rétablit avec une admirable
sagacité plusieurs ouvrages perdus d'Apollonius
et d'Euclide. Il était eu même temps
un habile helléniste et un profond jurisconsulte. Ce savant cachait
ses méthodes, dont quelques-unes ont été perdues avec
lui. On a de lui quelques opuscules, publiés 15 ans après
sa mort par son fils, Samuel de Fermat, sous le titre de Varia opera
mathematica, Toulouse, 1679, et des
Remarques sur Diophante,
dans l'éd. de cet auteur donnée en 1670. Ses travaux les
plus importants ont été réunis dans le Précis
des œuvres mathématiques de P. Fermat, par E. Brassine, Toulouse,
1853, 1 vol. in-8. |
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