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| Perturbation
(astronomie). - Si chaque planète n'était
soumise qu'à l'action du Soleil, elle décrirait
dans l'espace, autour de cet astre, une ellipse régulière
et de forme constante, dont les aires seraient proportionnelles aux temps.
Mais l'attraction est universelle; elle s'exerce
d'une planète à l'autre tout comme du Soleil aux différentes
planètes, et de ces actions réciproques, qui se modifiant
sans cesse d'après le changement des directions et des distances,
il résulte, dans les orbites parcourues, des variations auxquelles
on a donné le nom de perturbations. Elles sont proportionnellement
très petites, comme les attractions ou forces perturbatrices qui
les produisent, et ce n'est que dans un intervalle de temps assez long
qu'elles deviennent sensibles. Les masses des planètes
sont, en effet, très faibles, comparées à celle du
Soleil, en sorte que l'attraction exercée par ce dernier sur chacune
d'elles l'emporte de beaucoup sur l'ensemble de toutes celles qu'elle éprouve
de la part des autres corps célestes et qu'on a pu conserver à
cet astre, sans trop s'écarter de la réalité, la qualité
de cause déterminante du mouvement.
Les perturbations sont, d'ailleurs de deux sortes. Les unes, les inégalités séculaires - les plus importantes, quoique en même temps les plus lentes - font varier de siècle en siècle et par degrés insensibles, mais d'une façon continue, la figure ainsi que la position des orbites, dont elles affectent tous les éléments, à l'exception du grand-axe et des moyens mouvements, qui demeurent constants. Les autres, les inégalités périodiques, plus apparentes, mais aussi essentiellement passagères, n'influent pas sur les conditions générales du mouvement. Elles se bornent à imprimer à la planète, de part et d'autre d'une orbite fictive, supposée régulière, et dans des limites fort étroites, de légères oscillations, qui ont pour unique conséquence de substituer à une courbe parfaite une ligne en réalité sinueuse. La théorie des perturbations a été
ébauchée par Newton |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.