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Prony (Gaspard
Clair François Marie, baron Riche de), ingénieur et mathématicien
né à Chamelet (Rhône) le 22 juillet 1755, mort à
Asnières
(Hauts-de-Seine) le 28 juillet 1839. Fils d'un membre du parlement des
Dombes ,
il fit d'excellentes études scientifiques, entra en 1776 à
l'École des ponts et chaussées, fut nommé en 1780
sousingénieur, et, envoyé d'abord à Bourges,
fut rappelé à Paris,
en 1783, par Perronet, qui le prit près de lui à l'École
et le fit coopérer à la construction du pont de la Concorde,
de celui de Sainte-Maxence, puis, en 1785, aux travaux de restauration
du port de Dunkerque. En 1794, de Prony, qui venait d'être promu
ingénieur en chef, se vit charger, avec le titre de directeur, de
l'organisation du cadastre, et, peu après, on lui demanda de dresser,
pour le service géodésique, les tables logarithmiques et
trigonométriques, à 14, 19 et 25 décimales, que nécessitait
l'établissement du système métrique.
Prony consacra deux années à
ce gigantesque travail, qui lui valut les éloges de tous les savants.
Les dix-sept volumes in-folio dont il se compose ne purent être imprimés,
faute de fonds; mais ils sont conservés, manuscrits, à la
bibliothèque de l'Observatoire de Paris .
En 1794, de Prony fut nommé professeur de sciences mathématiques
à l'École polytechnique. En 1795, lors de la réorganisation
de l'Institut, il fut compris parmi les nouveaux memores et il devint peu
après secrétaire de la section des sciences physiques et
mathématiques. En 1798, il succéda à de Chézy
comme directeur de l'École des ponts et chaussées.
Entre temps, il fut chargé de nombreuses
missions d'études et il rédigea de remarquables projets,
tant pour l'assainissement des Marais Pontins que pour l'amélioration
du régime du Pô. Quelque peu en disgrâce auprès
de Napoléon, qu'il avait refusé
de suivre en Égypte, il conserva, toutefois, durant tout l'Empire,
ses diverses situations, fut mérite élevé, en 1805,
eu grade d'inspecteur général des ponts et chaussées,
mais ne reçut, toutefois, aucune récompense en rapport avec
l'importance de ses services et sa célébrité. Les
gouvernements qui suivirent le dédommagèrent. En 1825, la
Restauration le créa baron, et Louis-Philippe,
en 1835, lui accorda le titre de pair. Il avait conservé à
l'École polytechnique sa chaire d'analyse et de mécanique
jusqu'en 1815. Il l'échangea alors contre une place d'examinateur
permanent. II faisait partie du Bureau des longitudes depuis 1833.
Il est l'inventeur
de l'appareil dynamométrique connu sous le nom de frein de Prony.
Il avait épousé une demoiselle Lapoix de Tréminville,
morte en 1822, qui fut très en faveur auprès de l'impératrice
Joséphine. Son frère, Claude-Antoine (1762-97), fit partie,
comme naturaliste, de l'expédition envoyée à la recherche
de La Pérouse. (L. S.).
En
bibliothèque - Ses écrits
sont nombreux. Ils comprennent, outre une centaine de Mémoires originaux
parus dans le Journal des mines, le Journal de l'École polytechnique,
les Mémoires de l'Institut, les Annales des ponts et chaussées,
le Bulletin de la Société philomatique, etc., les ouvrages
suivants, parus à part : Sur la poussée des voûtes
(Paris, 1783); Nouvelle Architecture hydraulique (Paris, 1790-96, 2 vol.)
; Analyse de l'exposition du système du monde de M. de La Place
(Paris, 1801); Recherches sur la poussée des terres (Paris, 1802);
Recherches physico-mathématiques sur la théorie des eaux
courantes (Paris, 1804) ; Leçons de mécanique analytique
(Paris, 1815, 2 part.);, Nouvelle Méthode de nivellement trigonométrique
(Paris, 1823); Description hydrographique et historique (les Marais Pontins
(Paris, 1823); Notice sur les grandes tables logarithmiques et trigonométriques
adaptées au nouveau système décimal (Paris, 1824);
Instruction élémentaire sur les moyens de calculer les intervalles
musicaux (Paris, 1832), etc.
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