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| Venise (lat.
Venetia,
ital. Venezia) est une ville maritime de l'Italie De ces trois îles,
divisées elles-mêmes par des canaux en 117 îlots, la
Giudecca, au Sud, est assez isolée; les deux autres, au centre,
constituent la Venise proprement dite. La ville est sillonnée de
canaux, qui y remplacent les rues. D'abord, le canal de la Giudecca, large
de 400 mètres; puis le Grand Canal, en forme de S, long de 3700
mètres, large de 45 à 72; puis 177 autres canaux, franchis
par 400 ponts reliant 118 îles et îlots; le tout parcouru par
des canots à moteur, des petits bateaux pour le transport collectif
(appelés
vaporetti, parce qu'ils étaient autrefois
à vapeur) et par les célèbres gondoles, aujourd'hui
dévolues aux touristes. L'aspect est attirant au plus haut point
et explique qu'un grand nombre de visiteurs passent dans la ville et aussi
qu'une quantité assez considérable d'étrangers s'y
fixent.
Plan de Venise en 1900 (cliquez sur l'image pour l'agrandir). Le climat, du reste, malgré les préjugés contraires, est excellent. Si l'air y est souvent humide, il est, par contre, absolument pur des poussières qui chargent celui des villes continentales. De plus, le voisinage immédiat de la mer adoucit les écarts atmosphériques et tempère les transitions. La moyenne annuelle de température est de +13 °C, celle du mois le plus chaud est de + 23,9 °C, celle du mois le plus froid est de + 1,8 °C ; l'écart annuel n'est donc que de 22,10 °C. Le port, après avoir été
le plus important du monde, était complètement déchu
pendant la période autrichienne; après que Venise ait été
rendue à I'Italie |
| Mais Venise attire surtout
le voyageur par sa beauté. Après le gigantesque pont de 3603
mètres avec 222 arches sur lequel passe le chemin de fer, le touriste
va d'abord
au centre de la ville, à l'admirable place Saint Marc, entourée de constructions à arcades, les Procuratie Vecchie et Nuove, la basilique de Saint-Marc. On y admire le Campanile dominant le bijou de sculpture qu'on appelait la Loggetta. Ce campanile, haut de 98 m, qui datait des XIIIe et XIVe siècles, s'est écroulé en 1902 et a été reconstruit ensuite à l'identique. La place, dallée de pierres unies et polies qui n'ont jamais été frappées par le pied des chevaux, est animée par le vol d'innombrables pigeons. En retour d'équerre, la Piazzetta, bornée par le palais ducal. Deux colonnes de granit supportent l'une le lion ailé de saint Marc, l'autre un Saint Théodore assis sur un crocodile -
Le Grand Canal de Venise; au fond, la basilique Santa Maria della Salute.Photo : © Angel Latorre. Les monuments sont dignes de leur renom.
Des quatre-vingt-dix églises de Venise,
la basilique byzantine de San
Marco (Saint-Marc) est la plus intéressante. Parmi les autres
églises, citons San Zanipolo (San Giovanni e Paolo), panthéon
où sont ensevelis la plupart des grands hommes dont s'enorgueillit
Venise; Santa Maria della Salute, somptueuse, du XVIIe
siècle; San Salvatore, véritable musée : etc. Parmi
les édifices civils, le palais
des Doges (palais ducal), reconstruit au XVe
siècle, restauré après deux incendies, en 1483 et
1574, est une merveille un peu étonnante au premier abord. Le musée
et la bibliothèque de Saint-Marc, riche de plus de 200 000 volumes
et de 10 000 manuscrits précieux, s'y trouvent. Le palais communique
avec les célèbres prisons, autrefois appelées les
Plombs et les Puits, par le pont des Soupirs. L'opéra de la Fenice
(= le Phénix), construit au XVIIIe
siècle, initialement appelé Teatro San Benedetto, doit son
nom actuel à ce que, comme l'oiseau mythologique, il a survécu
à plusieurs incendies. Le dernier en janvier 1996 a obligé
a le reconstruire entièrement; sa réouverture n'a eu lieu
qu'en novembre 2003.
Panorama de Venise : le Campanile, le Palais des Doges, les Dômes de Saint Marc. Histoire.
La Bocca di Leon : une ancienne "boîte aux lettres" à l'usage des délateurs. Photo : © Angel Latorre. Dans le partage des dépouilles,
Venise obtint plus du quart de l'empire grec 1° le Duché (Dogado
La place et la basilique Saint-Marc, à Venise. Photo : © Angel Latorre. Le développement du luxe et des
arts répond à cette prospérité. Les Bellini
commencent l'école vénitienne
et Alde Manuce établit ses presses à Venise en 1480 ( Elle perd la Crète en 1669, et,
si les victoires de Morosini lui reconquièrent la Morée à
la paix de Carlowitz (1699), elle la perd
définitivement à Passarowitz (1718). Elle n'est plus, dès
lors, qu'une cité de luxe et de plaisir. Sa conduite hésitante
sous la Révolution amena sa chute et sa cession à l'Autriche |
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