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| Girolamo Cardano,
connu sous le nom francisé de Jérôme Cardan
est un savant italien, né à Pavie On lui attribue quelques découvertes
en physique Une édition complète des oeuvres de Cardano, oeuvres mathématiques, astronomiques et astrologiques, médicales, etc., a été publiée à Lyon en 10 vol. in-fol. (1663). Elle renferme 108 traités différents. Outre les traités mathématiques, énumérés ci-dessous, nous citerons : De revolutione annorum, mensium et dierum (Nuremberg, 1547); De temporum et motuum erraticarum restitutione (id., 1547); De subtilitate (id., 1550); Ptolemaei libri IV de astrorum judiciis (Bâle, 1554); De vitali aqua seu ethere (id. 1566). (A.-M. B.). Mathématiques.
1° Un chapitre d'un ouvrage inachevé sur les propriétés des nombres;Au milieu de tant d'autres occupations, Jérôme Cardan avait de temps en temps professé les mathématiques x3 + px² = q.Etant lié depuis longtemps avec Tartaglia, il lui demanda le secret de cette solution pour en enrichir son livre. Le géomètre de Brescia Cardan fut donc réduit à ses propres forces pour débrouiller les autres cas de l'équation du troisième degré, cas résultant des changements de signe des coefficients et qu'avant la convention des quantités négatives, il fallait traiter séparément. Il se tira à son honneur de ces difficultés, reconnut le cas irréductible, où les formules algébriques donnent un résultat imaginaire, aperçut dans ce cas la multiplicité des racines, et les distingua en vraies ou fausses (positives ou négatives). Pour les calculer, il combina un procédé d'approximations successives, qu'il appelle regula aurea, et qui dérive de la règle de fausse position. Mais il put obtenir pour son ouvrage une découverte encore plus importante, celle de la solution de l'équation du quatrième degré, trouvée par son élève Luigi Ferrari. La publication de l'Ars magna (Nuremberg, 1545) immortalisa, pour les mathématiciens, le nom de Cardan qui est resté attaché à la formule algébrique pour la solution de l'équation du troisième degré, quoiqu'on la donne d'ordinaire sous une forme qui, bien entendu, ne peut lui appartenir, puisqu'elle suppose l'adoption des quantités négatives. Cardan publia quelques années après un autre traité sur l'arithmétique, qui se trouve également dans le dixième volume de l'édition de Lyon, 1663, mais qui n'offre pas l'intérêt de l'Ars magna. Tartaglia se plaignit vivement des procédés de Cardan et vint le défier à Milan même le 10 août 1548. Cardan ne se risqua pas contre lui et se fit remplacer par Ferrari. Le tournoi resta indécis, Tartaglia n'ayant pas trouvé de sûreté suffisante pour le pousser jusqu'au bout. La conduite de Cardan paraît, de fait, assez peu honorable, mais il faut dire que la postérité ne juge le procès que sur le plaidoyer de l'accusateur, et qu'au nom de l'intérêt public, on est d'autant plus disposé à accorder les circonstances atténuantes que Tartaglia, quoique écrivain assez fécond, n'a jamais rien voulu ou pu publier sur ses découvertes algébriques, même après l'apparition de l'Ars magna. En tout cas, Cardan n'est nullement un simple plagiaire; il a rendu pleine justice à l'inventeur dont il publiait la découverte sans autorisation. Le mode d'exposition de cette découverte lui appartient; il a, le premier, constaté l'existence des racines négatives dans les équations du second degré et osé manier les quantités imaginaires. Enfin, la découverte de Ferrari pour la solution des équations du quatrième degré dérive de tentatives de Cardan pour résoudre des problèmes numériques de cet ordre, posés par Tonini da Coi de Brescia, en transformant l'équation de façon à mettre chaque membre sous la forme d'un carré. (P. Tannery). Philosophie.
D'après Cardan, trois grands principes agissent dans la nature et la constituent; ce sont : l'espace, la matière et l'intelligence ou l'âme du monde. Il n y a pas de matière sans forme, la forme se confond avec l'âme, tout corps est donc animé. Toutes les âmes sont des émanations de l'âme universelle, elles sont toutes différentes les unes des autres, individuellement distinctes et cependant égales en nature. Toutes jouissent de l'immortalité. Dieu n'est guère que la collection de toutes les âmes, l'intelligence suprême, l'âme du monde partout répandue, qui meut et anime tout. Bien que les êtres soient substantiellement égaux, ils ont cependant des différences, nous venons de le dire; c'est ainsi que les animaux ont un principe intime de mouvement, l'instinct, que n'ont pas les plantes, et que l'humain a la conscience, que ne possèdent pas les animaux. Ce système paraît un mélange assez confus des doctrines d'Aristote et des stoïciens. (G. Fonsegrive). |
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