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Cardan (Jérôme),
savant du XVIe siècle, né
en 1501 à Pavie ,
mort en 1576, professa les mathématiques,
puis la médecine à Milan et à Bologne; voyagea en
Écosse, en Angleterre, en France, opérant, racontera-t-on,
des cures merveilleuses, et termina sa vie à Rome, où le
pape lui fit une pension. On lui attribue quelques découvertes en
physique, en chimie et en mathématiques, entre autres une méthode
pour résoudre les équations cubiques, qui porte encore le
nom de formule de Cardan. Avec de profondes connaissances, il avait un
esprit incohérent et une imagination déréglée;
il croyait à l'astrologie ,
prétendait avoir un démon
ou génie familier, se disait doué d'une clairvoyance surnaturelle,
et débitait de telles extravagances qu'on croit qu'il avait des
accès de folie. On l'a aussi accusé athéisme. On prétend
qu'ayant prédit l'époque de sa mort, il se laissa mourir
de faim pour justifier sa prédiction. Parmi ses nombreux écrits,
on remarque: Ars magna, seu de regulis algebræ, Nuremberg,
1545; De subtilitate, 1550 (trad. par Rich. Leblanc, 1556); De
rerum varietate, 1557; De sanitate tuenda, 1580; De vita
propria, 1643 ouvrage posthume, qui renferme la confession la plus
franche ou plutôt la plus impudente de ses vices. Ses œuvres ont
été réunies par Spon, 10 vol. in-fol., Lyon, 1663;
la plupart sont à l'Index à Rome. M. Franck a lu en 1844
à l'Académie des sciences morales
une Notice sur Cardan. |
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