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| Dictionnaire | |
| Algèbre
(mathématiques).
- En première approche, on pourrait définir cette branche
des mathématiques par son objet qui est de résoudre d'une
manière générale les questions relatives aux structures
ou simplement, pour s'en tenir à l'algèbre élémentaire,
aux
nombres, au moyen des relations
que l'on peut établir entre les quantités
connues et les inconnues qui entrent dans la question. On ajoutera qu'à
cet effet, on emploie les lettres de l'alphabet pour désigner les
grandeurs sur lesquelles on doit raisonner, et on représente par
des caractères particuliers, appelés signes algébriques,
les opérations à faire sur ces grandeurs. On facilite ainsi
les raisonnements et on les abrège
en même temps qu'on en augmente la généralité.
Les premières lettres de l'alphabet sont réservées
aux quantités connues, les dernières lettres x, y, z, aux
quantités inconnues. Le signe + indique
l'addition de deux nombres et s'énonce
plus. Le signe - indique qu'un nombre doit être soustrait
d'un autre et s'énonce moins.
En fait, il est assez difficile de donner une bonne définition de l'algèbre. Pour Lagrange (Traité de la résolution des équations numériques), « son objet n'est pas de trouver les valeurs mêmes des quantités que l'on cherche, mais le système d'opérations à faire sur les quantités données pour en déduire les valeurs que l'on cherche d'après les conditions du problème; le tableau de ces opérations représentées par les caractères algébriques est ce qu'on appelle une formule ».Ces quelques lignes ne définissent pas bien l'objet de l'algèbre, il me semble, mais elles contiennent une bonne définition du mot formule. On pourrait croire, en effet, que le seul but de l'algèbre est la mise en équation des problèmes et la résolution des équations au moyen de formules algébriques; J.- A. Serret dit, dans son Traité d'algèbre supérieure, que « l'algèbre, à proprement parler, est l'analyse des équations ».Le livre de Serret ne traite, en effet, que de questions relatives, directement ou indirectement, à la théorie des équations; cependant, d'après la définition de Lagrange, la résolution numérique des équations serait plutôt du ressort de l'arithmétique. Pour Euler, « l'algèbre on l'analyse consiste dans un traité complet de la science des nombres et dans un examen soigneux des différentes manières de calculer qui peuvent se présenter-».
« En algèbre, dit Bertrand, on étudie les opérations, indépendamment des nombres sur lesquels elles s'exécutent: c'est là le caractère distinctif de cette science. La ligne de démarcation entre l'algèbre et l'arithmétique est, du reste, en quelque sorte, insaisissable-»Duhamel, dans sa Méthode sur les sciences du raisonnement, ne distingue pas l'algèbre de l'arithmétique, il les confond sous le nom de science des nombres. En présence d'un désaccord aussi sensible entre d'éminents géomètres, on comprendra que nous nous abstenions de donner une définition qui se voudrait définitive de l'algèbre, nous dirons cependant quelles ont été les matières traitées dans les ouvrages modernes qui portent en titre le mot algèbre. Ces matières étaient vers 1900 : le calcul des quantités algébriques, l'analyse combinatoire ( |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.