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Cauchy (Augustin Louis Baron) mathématicien, né à Paris le 21 août 1789, mort à Sceaux le 22 mai 1857, était fils de L. François Cauchy, archiviste de la Chambre des Pairs. Admis à seize ans à l'Ecole polytechnique, puis à sa sortie en 1807, à l'École des Ponts et Chaussées et fut nommé en 1810 ingénieur à Cherbourg. Il devint membre de l'Académie des Sciences en 1816. A partir de cette époque, Cauchy a occupé les chaires les plus élevées de l'enseignement des sciences à l'École Polytechnique, à la Sorbonne, au Collège de France; mais sa carrière fut brisée à la Révolution de 1830. Royaliste dévoué, il suivit Charles X en exil. Après s'être retiré en Hollande, en Suède, en Suisse, il accepta en 1831 la chaire de physique sublime que Charles-Albert créait à Turin pour lui. De 1833 à 1838, il fut à Prague l'un des maîtres du duc de Bordeaux, puis il revint en France reprendre sa place à l'Académie des Sciences. Le Bureau des Longitudes le désigna comme membre en 1839; mais Louis-Philippe ne voulut pas ratifier ce choix. Cauchy fut nommé professeur à la Sorbonne par le Gouvernement provisoire de 1848, et il y conserva sa chaire après 1852, Napoléon III l'ayant dispensé du serment. Cauchy avait une puissante faculté d'invention et l'art de se créer tout à coup des méthodes nouvelles. En proposant, en 1851, une nouvelle méthode pour la détermination des mouvements des corps célestes, Cauchy a continué à perfectionner la solution du problème des trois corps.
MÉTHODES D'APPROXIMATION DE CAUCHY

Jusque vers le milieu du XIXe siècle, les géomètres ont employé les séries sans rechercher si elles étaient convergentes ou divergentes, et par suite sans voir s'ils avaient le droit d'en faire usage. Il en résultait que les démonstrations étaient insuffisantes. De plus, la détermination des coefficients numériques relatifs à chaque perturbation était longue.

Cauchy présenta en 1831 à l'Académie des Sciences de Turin un Mémoire sur le Calcul des Limites, où il expose de nouvelles méthodes permettant de donner de la rigueur aux démonstrations de la Mécanique céleste et d'abréger notablement les calculs. Ce Mémoire renferme une théorie de la variation des constantes arbitraires plus générale et plus simple que celles que l'on employait. Revenant sur cette question, il donne en 1840 des formules propres à faciliter et à réduire les calculs si longs et si pénibles auxquels les astronomes sont assujettis; puis en 1842 une théorie toute nouvelle des mouvements planétaires, où il arrive à la forme la plus convenable pour le développement de la fonction perturbatrice, en diminuant considérablement le nombre des transcendantes qu'il faut calculer.

Ses méthodes lui ont permis de vérifier en quelques heures le Mémoire sur les mouvements de la planète Pallas, que Le Verrier présentait en 1845 à l'Académie des Sciences et dont les calculs l'avaient absorbé constamment pendant plusieurs années. (Lebon, 1899).

Ce savant infatigable a composé une foule de mémoires, parmi lesquels on remarque sa Théorie des ondes, couronnée en 1815 par l'Institut; ses Mémoires sur la polarisation de la lumière et sur la Théorie des nombres. En outre, il a publié : Cours d'analyse, 1821; Leçons sur les applications du calcul infinitésimal à la géométrie, 1826; Exercices de mathématiques, 1827.

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