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Euler (Leonhard). - Mathématicien né à Bâle le 13 avril 1707, mort  le 7 septembre 1783, reçut les leçons de J. Bernoulli, fut appelé par Catherine II en Russie en 1727, professa les mathématiques à St Pétersbourg, vint en 1741 se fixer à Berlin et retourna en 1775 à St-Pétersbourg où il finit ses jours. Il avait perdu la vue dès l'âge de 59 ans, mais il ne s'en livrait pas avec moins d'assiduité à l'étude. Il était membre des Académies de St-Pétersbourg, de Berlin, associé de l'Académie des sciences de Paris, et fut pensionné par la Prusse et la Russie. Cet homme infatigable a produit un nombre prodigieux d'ouvrages. Embrassant les sciences mathématiques dans leur universalité, il leur a fait faire de grands pas, surtout au calcul différentiel et intégral; il appliqua l'analyse à la mécanique, à la construction des vaisseaux, et donna la démonstration de plusieurs théorèmes énoncés par Fermat. Il est à regretter qu'il ait eu avec d'Alembert, son rival de science, des démêlés où le bon droit ne paraît avoir été de son côté. 
Les recherches mathématiques d'Euler l'ont fait se tourner tout naturellement vers la physique et l'astronomie. Après avoir adopté l'hypothèse des tourbillons de Descartes, il l'abandonna bientôt pour appliquer les théories de Newton. Il s'est occupé dès 1747de la solution du problème des trois corps. L'Académie des Sciences couronna en 1748 et en 1752 ses deux Mémoires sur l'étude, proposée par elle comme sujet de prix, des perturbations de Jupiter et de Saturne.
Dans son travaill de1749 sur la précession des équinoxes, Euler, partant d'équations plus simples que celles de D'Alembert, a présenté les résultats avec plus d'élégance.
Dans sa Theoria Motus Lunae (1753), il cherche à établir toutes les inégalités du mouvement da la Lune. Il a publié en 1772 une seconde Théorie de la Lune.

Euler a donné, dans les Miscellanea Berolinensia de 1743, un théorème remarquable, attribué à tort à Lambert, pour exprimer le temps qu'une comète, supposée en mouvement sur une parabole, met pour passer d'une position à une autre. (Lebon, 1899).



Entre ses nombreux écrits, presque tous rédigés en latin, on doit remarquer : sa Mécanique exposée analytiquement, St-Pétersbourg, 1736; l'Introduction à l'analyse de l'infini, Lausanne, 1748; la Science navale, 1749; les Institutions de calcul différentiel, 1755; - de calcul intégral, 1768; les Lettres à une princesse d'Allemagne (la princesse d'Anhalt-Dessau, nièce du roi de Prusse), écrites en français, de 760 à 1762, publiées à St-Pétersbourg en 1768, 3 vol. in-8. Ce dernier ouvrage, où l'auteur traite à la fois de physique, de métaphysique et de logique, a été plusieurs fois réimprimé, notamment à Paris en 1787, par les soins de Condorcet, qui eu a retranché les passages antiphilosophiques; par Labey en 1812, par Cournot en 1842, par  Saisset en 1843. Euler a en outre fourni à l'Académie de St-Pétersbourg une foule de mémoires.

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