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Les
gens
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| Aristarque de Tégée,
poète tragique grec |
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| Aristarque d'Athènes,
mort en 406 av. J.-C., un des chefs du parti oligarchique
pendant la guerre du Péloponnèse |
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Aristarque de Samos,
astronome né à SamosVoici ce que rapporte de lui Plutarque : Il fut, à ce sujet, accusé d'impiété par le stoïcien-Cléanthe; mais nous ignorons quelles furent les suites de cette accusation et nous ne connaissons pas plus les autres circonstances de la vie d'Aristarque. Vitruve le cite comme inventeur de deux cadrans solaires"Aristarque place le Soleil au nombre des fixes, et fait au contraire, mouvoir la Terre dans le cercle solaire (tèn oe gèn kinei peri ton èliakon kyklon). " (Plutarque, de Placitis philosophorum, II, 24.)Contrairement à celle qui a pu peser sur le conceptions de Philolaüs, il n'y a pas d'équivoque possible ici. Le Soleil est rangé, comme immobile, aplanhs, parmi les étoiles proprement dites; et le cercle qu'on faisait parcourir au Soleil dans son mouvement propre annuel, le cercle héliaque, Aristarque, renversant les choses, le fait parcourir à la Terre. Bien plus, il lui attribuait, le double mouvement de rotation et de translation, jusqu'alors constamment attribué au Soleil (Hoefer, 1873). Il reste de lui un petit traité
: Sur les grandeurs et les distances Dans ce traité, Aristarque démontre
géométriquement, en 19 théorèmes,
qu'en faisant certaines hypothèses sur
le diamètre apparent de la Lune Il est douteux qu'Aristarque soit l'auteur
de cette méthode qui remonte probablement
à Eudoxe et qui, au fond, n'a guère
été perfectionnée dans l'Antiquité Une des hypothèses d'Aristarque, que le diamètre apparent de la Lune est de 1/15 de signe, soit 2°, était certainement fausse à ses yeux. Nous savons par Archimède qu'il admettait, au contraire, 1/720 de la circonférence. soit 1/2 degré. (Paul Tannery). |
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| Aristarque de Samothrace,
un des plus célèbres grammairiens et critiques de toute l'Antiquité Des deux fils qu'il laissa, l'un fut vendu
comme esclave. Aussi doit-on supposer qu'Aristarque était en disgrâce
à Chypre, et n'avait quitté I'Égypte De tous les grammairiens de son temps,
Aristarque a été le plus écouté. Toute sa vie
fut consacrée à des recherches de grammaire
et de critique, et ses fonctions de précepteur et de bibliothécaire
ne l'empêchèrent pas d'être extrêmement fécond.
Suidas lui attribue plus de huit cents livres;
c'est juste le nombre attribué à Callimaque.
D'ailleurs il ne faudrait pas prendre ces huit cents livres pour autant
de volumes. On appelait souvent ainsi les subdivisions d'un grand ouvrage.
De ces nombreux écrits nous ne connaissons que quelques titres :
ce sont les reprises à Comanus, à Philétas
et à Xénon; un traité
Peri analogias, et son
commentaire sur l'Iliade On ne trouve nulle part qu'Aristarque ait écrit de traité spécial sur la grammaire. Mais s'il n'a rien écrit, tout fait supposer qu'il a professé un cours de grammaire suivi. Quintilien nous apprend que c'est lui le premier qui ramena à huit le nombre des parties du discours, fixé à six par les stoïciens, en y ajoutant le participe et la préposition. C'est en effet la doctrine que l'on trouve dans la Technè grammatikè de l'un de ses disciples, Denys le Thrace, qui vivait à Rome du temps de Pompée. On voit même par cet ouvrage qu'Aristarque avait établi un système complet de déclinaison et de conjugaison. Mais ses théories grammaticales ne nous sont pas autrement connues. Aussi bien c'est surtout comme auteur d'éditions critiques qu'Aristarque était célèbre dans l'Antiquité, et c'est comme éditeur d'Homère que nous pouvons aujourd'hui l'apprécier. Jusqu'à la fin du XVIIIe
siècle, Aristarque n'était pour les Modernes qu'un nom fameux,
et les quelques fragments que l'on trouvait dispersés soit au milieu
des scholies sur les auteurs qu'il avait commentés, soit chez les
grammairiens, ne permettaient pas de se faire une idée exacte de
son talent. C'est seulement depuis la découverte et la publication
du manuscrit d'Homère, trouvé par
d'Ansse de Villoison, en 1781, à la bibliothèque Saint-Marc
à Venise Cette édition comprenait deux parties
distinctes : d'une part le texte pur, sans notes marginales, et d'autre
part, un commentaire. Des signes critiques, dont la valeur était
déterminée d'avance, se trouvaient placés dans le
texte à côté des vers et renvoyaient au commentaire.
C'étaient la diple è diplè (>), qui renvoyait
à une remarque de grammaire, de littérature ou d'histoire,
la diple pointée (>÷), qui relevait une fausse leçon
de Zénodote ou de Cratès
; l'obel (-), placé devant les vers suspects d'interpolations, etc.
Tous ces signes se retrouvent dans le manuscrit de Venise Comme critique, Aristarque part de ce principe
que les oeuvres d'Homère, étant
le plus ancien monument de la littérature grecque, doivent s'expliquer
par elles-mêmes. Aussi était-il un adversaire décidé
de l'interprétation allégorique du poème que défendait
Cratès,
le chef de l'école rivale de Pergame Aristarque se garde bien aussi des subtilités
ou tombaient la plupart des critiques du temps, et il ne se demande pas
pourquoi, dans le catalogue du deuxième livre, Homère
a commencé l'énumération par les Béotiens Il est probable aussi qu'il faut le ranger
au nombre des savants qui regardaient le dixième chant de l'Iliade
comme apocryphe. Dans le reste de l'Iliade les vers qu'il a marqués
de l'obel sont encore très nombreux. Il y a même un certain
nombre de vers condamnés par lui et qui pour cette cause avaient
disparu des manuscrits. Wolf en a compté plus de quarante ainsi
supprimés dans le manuscrit de Venise Aristarchus Homeri versum negat quem non probat. Mais, ce qui donne à Aristarque
une grande supériorité sur tous les critiques de l'Antiquité Aristarque croyait à l'existence
d'Homère; nous savons même à
quelle date il plaçait sa naissance. Il n'était pas diascévaste,
et regardait les deux poèmes comme l'oeuvre d'un seul poète.
Ce qui le prouve, c'est l'ouvrage qu'il écrivit contre le grammairien
Xénon, chef de l'école des diascévastes. L'édition
d'Homère donnée par Aristarque est certainement la meilleure
que les Anciens aient connue, et c'est ce qui explique l'immense autorité
dont elle a joui. Non seulement elle servit de base à toutes les
éditions postérieures, mais elle a donné naissance
à un grand nombre d'ouvrages. C'est ainsi qu'Aristonicus avait écrit
un livre pour discuter les signes critiques d'Aristarque; Ammonius et Didyme
pour savoir s'il y avait eu ou non deux éditions de la diorthose
d'Homère; Ptolémée d'Ascalon |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.