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Les
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| Isaac Newton |
| Aperçu | La vie | L'oeuvre | La philosophie |
| Isaac Newton est
né à Whoolsthorpe, près de Grantham, dans le Lincolnshire,
le 25 décembre 1642 (nouv. st. : 5 janv. 1643), mort à Londres Dès 1666,
Newton avait réfléchi aux questions qui découlent
de l'attraction universelle. Les premières idées sur ce phénomène
sont anciennes. D'après les Pythagoriciens et les Platoniciens,
le mouvement des planètes Hooke a écrit en 1674 que tous les corps célestes ont une force qui attire leurs éléments vers leur centre et les retient; que le mouvement rectiligne donné et un corps ne se change et devient courbe que si une force agit sur le corps; que la force attractive sur un corps est d'autant plus grande que ce corps est plus voisin du centre d'attraction; il ajoute qu'il n'a pas vérifié le rapport entre l'augmentation de force et la diminution de distance. Ce fut Newton qui découvrit de nouveau
ce rapport et, grâce aux méthodes de calcul
qui lui sont dues, il a démontré l'existence de ce rapport
dans l'ouvrage [Les Principia] que
Lagrange
a appelé « la plus haute production de l'esprit humain".
L'histoire de cette découverte mérite d'être rapportée
en détail, parce qu'elle montre la logique serrée des déductions
de Newton.
Isaac Newton. |
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| En l'année 1666, Newton, voyant
tomber une pomme dans son jardin, dit-on sans preuve, médita sur
la pesanteur. En remarquant que l'action de cette force n'est guère
moindre au sommet d'une haute montagne qu'au pied, il fut conduit à
se demander si elle ne s'étend pas jusqu'à la Lune Hooke lui proposa, en 1679, de chercher la courbe que décrit un corps tombant d'une grande hauteur et entraîné par le mouvement de rotation de la Terre : ce problème le ramena à ses premières recherches. Se servant alors de la valeur du rayon terrestre trouvée par Picard, ses calculs le conduisirent à reconnaître que ses prévisions étaient exactes, c'est-à-dire que la Lune est retenue dans son orbite par la pesanteur réduite en raison inverse du carré de la distance de la Terre à son satellite. On pense que c'est de 1684 à 1685 qu'il rédigea l'ouvrage intitulé Philosophiae naturalis Principia mathematica; d'ailleurs moins par modestie et par crainte des querelles scientifiques, que parce qu'il ne supportait pas la contradiction, il ne voulait pas le livrer à la publicité. Son ami Halley, après être parvenu à vaincre ses hésitations, obtint de la Société royale de Londres qu'elle se chargerait des frais de la publication de cette oeuvre; comme cette Société n'avait pas alors à sa disposition les fonds votés, Halley fit faire à ses frais l'impression de ce livre qui, grâce à ses soins, parut en mai 1687. En étudiant le mouvement des corps,
Newton montre tout d'abord qu'un corps qui part du repos avec une vitesse
et une direction données, et qui est sollicité par une force
centripète d'intensité inverse au carré de la distance
du corps au centre d'attraction de la force, se meut sur une conique ayant
un de ses foyers en ce centre. Puis il expose la loi de l'attraction universelle
: chaque molécule d'un corps attire toutes les autres en raison
directe de sa masse et en raison inverse du carré de sa distance
à la molécule attirée. Des théorèmes
précédents il tire les deux premières
lois
de Kepler. Pour simplifier les calculs, Newton considère les
corps célestes comme étant sphériques, parce que l'attraction
entre deux sphères a lieu comme si chacune d'elles était
remplacée par un point matériel Alors Newton explique le flux et le reflux
de la mer; les inégalités du mouvement de la Lune; le mouvement
des apsides |
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| Newton a expliqué dans son Opticks
(1675) sa découverte de la décomposition de la lumière
blanche en 7 couleurs, qui forment sur un écran le spectre solaire;
et il a donné la première théorie mathématique
de l'arc-en-ciel Sans s'appuyer sur aucun fait, il pensait que la constance de la chaleur et celle de la lumière du Soleil sont dues a la combustion de comètes tombant sur le Soleil. Newton a développé par la synthèse les principes qu'il avait trouvés par l'analyse, comme il résulte de l'examen de ses manuscrits. On regrette qu'il ait préféré la première méthode d'exposition à la seconde; car, comme le fait si bien remarquer Laplace : La connaissance de la méthode qui a guidé l'homme de génie n'est pas moins utile aux progrès de la Science et même à sa propre gloire que ses découvertes.En Angleterre Ajoutons qu'il a inventé la méthode
des fluxions analogue au calcul différentiel
de Leibniz, et que, nourri de doctrines ésotériques, il s'est
livré toute sa vie à l'alchimie
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