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| L'Europe au XVIIIe siècle |
| Le XVIIIesiècle,
est une période quelque peu étriquée de l'histoire
européenne. Il ne commence véritablement qu'après
la mort de Louis XIV (1715)
dont le règne avait si fortement marqué de son empreinte
toute la seconde moitié du siècle précédent,
et s'achève, pour ainsi dire à la Révolution française
(1789). Ces jalons qui semblent ne
concerner que la France ne doivent pas faire illusion. Pendant la plus
grande partie du XVIIIe
siècle ce sont d'autre pays qui occupent le devant de
la scène. Et se sont tout d'abord Pierre le
Grand, en Russie, puis Frédéric
Il, en Prusse Signé en 1713,
encore du vivant de Louis XIV, le traité
d'Utrecht vise sans y réussir à
instaurer un statu quo dans la délimitation des pouvoirs sur l'Ouest
du continent européen. La maison d'Autriche, menacée jusque
dans Vienne par l'armée ottomane (1683),
avait refoulé les Turcs et recouvré la Hongrie, une partie
de la Bosnie, de la Serbie et de la Valachie Quant à la
Russie, elle a une première fois poussé ses conquêtes
jusqu'à la mer Noire, mais elle a dû les abandonner à
la suite d'une campagne malheureuse sur le Pruth (1711)
et elle ne les recouvrera qu'en 1774
(traité de Kaidnardji); par les traités de Nystadt (1721)
et d'Abo (1743),
elle obtient la cession de la Carélie La fin du XVIIIe siècle se signale par l'inquiétude suscitée dans les monarchies européennes par la Révolution française en 1789 qui les pousse à les coaliser contre la France. Aux troubles intérieurs s'ajouteront ainsi pour elle, à l'extérieur, de nouvelles guerres qui dureront jusqu'au début du XIXe siècle. Enfin, notons que l'Angleterre dont on n'a encore rien dit, traverse au cours de ce siècle ce qui apparaît comme une phase de consolidation. Les limites que l'on tend à lui imposer ne l'empêchent pas de rester puissante sur mer, et malgré l'indépendance des États-Unis, elle s'est désormais constitué un très vaste domaine colonial. Du point de vue de la culture, le XVIIIe
siècle va être surnommé le "siècle
des Lumières", en référence au mouvement d'idées
qui parcourt toute l'Europe à cette époque. Pour le résumer
en une phrase (et quelques exemples), il se caractérise, dans le
fond, par une foi dans le progrès des connaissances (exemples :
L'Encyclopédie Dates clés :1701 - Début de la guerre de succession d'Espagne. |
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| Jusqu'à
1748
Pendant que l'installation de Philippe
V, petit-fils de Louis XIV, sur le trône
d'Espagne, irrite et effraye les grandes
puissances, et altère en Occident l'équilibre européen,
un nouveau trône s'élève entre l'empire germanique,
la Suède et la Russie : Frédéric,
duc de Prusse II parut bien, à la mort de Guillaume d'orange, l'ennemi persévérant de la France, que l'ébranlement causé par l'élévation d'un Bourbon sur le trône de Madrid était profond. La ligue contre Louis XIV ne perd rien de ses forces ni de ses prétentions. Comme roi d'Angleterre, Guillaume Ier a pour successeur Anne, fille de Jacques II Stuart qui vient de mourir, et mariée à un prince danois. Liée par le pacte constitutionnel, elle ne peut rien pour les siens, elle continue la politique anglaise sur le continent et sur, les mers, le général Marlborough gagne pour elle des victoires en même temps que le prince Eugène de Savoie pour l'empereur : la réunion définitive de l'Écosse à l'Angleterre par la fusion des parlements est la réalisation d'une pensée nationale des Stuarts. Comme stathouder de Hollande, Guillaume n'a pas de successeur : les républicains des Provinces-Unies craignent que cette dignité ne se transforme en royauté; le grand pensionnaire Heinsius leur suffit. Louis XIV est
cruellement éprouvé dans les dernières années
de son règne. La sagesse dans les conseils, l'habileté dans
l'administration ou dans le commandement militaire, tout manque à
la fois; les favoris gouvernent mal et perdent les batailles; le roi commet
tour à tour la faute de ne pas se fier assez ou de se fier trop
aux princes de son sang. L'Espagne, unie alors à la destinée
de la France, perd Gibraltar A l'autre extrémité de l'Europe,
le héros d'aventure, Charles XII,
succombe à Pultava : sa retraite chez les Turcs ( La mort de l'empereur Joseph Ier,
dont le successeur, l'archiduc Charles, prétendant depuis dix ans
à la couronne d'Espagne, est trop puissant maintenant aux yeux de
l'Europe; la disgrâce de Marlborough, les dispositions équitables
des nouveaux ministres tories; la brillante victoire remportée
à Denain par Villars, donnent à la France la paix tolérable
d'Utrecht. Le négociateur Torcy, dernier ministre des affaires étrangères
sous Louis XIV, de l'illustre maison des Pompone
et des Arnauld qui sont mêlés à
l'histoire du jansénisme Lorsque les hostilités cessent en Occident, la bulle Unigenitus, dont les ministres de Louis XIV imposent l'acceptation, ranime pour un demi-siècle les dissensions religieuses. Jansénistes et molinistes, évêques, parlements, universités, congrégations ecclésiastiques, se jettent dans la mêlée. Ces débats, une dette publique énorme, une administration livrée au favoritisme, tels sont les maux de la France, lorsque la mort de Louis XIV fait roi un enfant de cinq ans, son arrière-petit-fils, seul survivant d'une nombreuse et lignée royale. Anne Stuart, la reine d'Angleterre est morte un an auparavant (1714) : un prince allemand protestant, électeur de Hanovre, commence une nouvelle dynastie qui subordonnera souvent la politique britannique à ses intérêts sur le continent. En Orient, les folies de Charles
XII profitent à tous les ennemis de la Suède. l'aventurier
redevient roi depuis le siège de Stralsund Le traité d'Utrech n'est qu'une trêve pour les Bourbons d'Espagne qui ne renoncent pas à l'espoir de régner sur l'Italie comme autrefois les descendants de Charles-Quint : c'est un but qu'ils poursuivront pendant trente-cinq ans. Diverses causes peuvent encore renouveler
la guerre en Occident. En France, l'annulation du testament de Louis
XIV par le parlement adonné la régence à Philippe,
duc d'Orléans : Philippe
V d'Espagne, dominé par l'orgueil de sa seconde femme, Élisabeth
de Parme La mort de Charles XII, qui sauve l'Europe de nouvelles craintes de guerre, délivre la Suède d'un roi qui l'a réduite au dernier degré d'épuisement et de servitude. Les nobles se vengent sur le baron de Goertz, principal ministre de Charles; ils sentent la nécessité de tempérer la puissance souveraine et ne défèrent la couronne à la soeur de Charles XII que par une élection libre et en modifiant la forme du gouvernement; mais ils transportent tous les pouvoirs dans le sénat, et par là préparent de longs troubles. La France et l'Angleterre attirent à elles, contre l'Espagne, la Hollande et l'Autriche; le traité de Passarowitz termine à propos la guerre de l'empereur, uni aux Vénitiens, contre les Ottomans : le prince Eugène perd un théâtre de gloire. Philippe V ne désarme les puissances alliées qu'en renvoyant Alberoni. A l'intérieur, la régence du duc d'Orléans est fameuse par les débauches de la cour; par l'insolence du parvenu Dubois : par la déliquescence des moeurs, la subversion des fortunes, les fureurs de l'agiotage, résultat de la confiance accordée au système de Law (papier-monnaie); mais aussi, à quelques égards, par le progrès des Lumières, par les encouragements donnés aux lettres, à l'industrie et au commerce. La déclaration de la majorité de Louis XV; le court ministère d'abord de Dubois puis du duc d'Orléans; le gouvernement discutable du duc de Bourbon, qui amène une rupture avec l'Espagne; le mariage du jeune roi avec la fille d'un roi détrôné, Stanislas Leckzinski, remplissent l'intervalle de la régence au ministère du cardinal Fleury. La Russie
est le seul pays où le pouvoir réel soit alors exercé
par le véritable souverain. Pierre le Grand,
souverain discutable lui aussi par de nombreux aspects, s'est employé
à rapprocher son pays du reste de l'Europe, en y important l'industrie
et les lumières de l'Occident : mais ses voyages en Europe ne lui
ont appris à être ni moins despote, ni moins cruel; les moeurs
sont plus difficiles à modifier que les lois : le réformateur
se fait le bourreau de son propre fils. Sa veuve Catherine Ire
se montre à la hauteur des défis posés par la succession
de Pierre Ier, mais elle ne règne
que deux ans ( Deux longs ministères commencent presque en même temps. Dans un pays constitutionnel, en Angleterre, Walpole fonde la politique intérieure sur la corruption; mais des guerres heureuses dans le nouveau monde, les progrès toujours croissants de la marine illustrent même alors le règne de George Il. En France, Fleury, premier ministre à soixante-treize ans, suivra pendant dix-sept ans, jusqu'à sa mort, ses immuables routines, son oppression et ses persécutions aussi polies que sournoises; son amour aussi de la tranquillité, ne tiennent pas contre les provocations des courtisans ou des négociateurs étrangers qui flattent la vanité du ministre. Les efforts tentés pour rendre la
couronne de Pologne au beau-père de Louis
XV mettent la France en guerre avec l'empire. Les Bourbons d'Espagne
gagnent seuls à cette lutte nouvelle; le royaume des Deux-Siciles Paraît alors Frédéric
Il : ce prince, qui sera le plus célèbre monarque du XVIIIe
siècle par les armes et par la politique, qui aspire
au double renom de conquérant et de philosophe, malgré son
sincère attrait pour les lettres, pratiquera les maximes du despotisme
et ne dédaignera pas toujours les doctrines de Machiavel,
qu'il a réfutées. La tolérance n'est pas difficile
à pratiquer pour un déiste, mais
elle est plus rare chez les papes. Benoît
XIV parviendra cependant à donner cette image et recevra les
hommages même de la Prusse La chute de Robert Walpole et la mort de
Fleury n'influent pas sur la politique générale de l'Europe.
Mais la France est réduite à regretter le vieux cardinal,
parce que le règne des maîtresses commence aussitôt
après sa mort : l'avènement de la marquise de Poumpadour
est de 1746. Marie-Thérèse
perd la Silésie La Hollande, menacée d'une invasion
par Louis XV, est revenue au stathoudérat,
en en faisant pour la maison d'Orange une sorte de monarchie
héréditaire tempérée par quelques restes d'institutions
républicaines; toutes les espérances de la maison des Stuarts,
dont la France était complice, ont été ruinées
dans la journée de Culloden La Russie attendra près de quinze
ans le véritable successeur de Pierre le Grand,
Catherine
II : elle est déjà mariée à l'héritier
présomptif d'une couronne qui a été placée
sur tant de têtes de 1725 à
1763
( De 1748-1789 Le milieu du XVIIIe
siècle est un moment de crise pour la France. La dignité
royale se dégrade avec Louis XV. La France
n'a ni un gouvernement moral ni une politique habile. Elle se laisse séduire
à l'alliance de l'Autriche, qui veut disputer à la Prusse Les pays qui avaient subi le plus longtemps,
et avec le plus de patience, le despotisme du clergé et de l'aristocratie,
secouent violemment le joug. La haine pour les ordres monastiques est fatale
aux jésuites La France, qui alors s'agrandissait de
l'île de Corse En Suède les factions servent d'instrument
à l'asservissement du pays : le roi Gustave III renverse les lois
et rétablit le despotisme. La reine de Danemark est exilée
pour adultère, le premier ministre expie sa complicité par
des tortures et une mort violente. L'Allemagne, toujours aux mains de Marie-Thérèse,
quoique son fils aîné Joseph ait le titre d'empereur depuis
la mort de François ler,
peut envier à la Toscane l'administration la plus sage qu'on ait
vue jusqu'alors en Europe, celle du frère de Joseph, Léopold.
A Parme, règne un Bourbon d'Espagne, élève du philosophe
français
Condillac : la doctrine anglaise
de la sensation ( L'Angleterre, le seul pays d'Europe qui
eut une tribune politique, illustrée alors par de grands orateurs,
subit les conséquences de son ambition et de sa trop grande puissance
: la crise financière est permanente, le déficit ne peut
être arrêté que par l'augmentation des impôts;
les chambres, autorisent le gouvernement à faire participer les
colonies aux charges de la métropole. Les colons américains
qui n'ont pas de représentants dans le parlement britannique, où
se votent les taxes, s'affranchissent, par l'insurrection, des prétentions
de l'Angleterre. Deux grandes luttes mettent à l'épreuve
en même temps le gouvernement anglais : il se défend péniblement
contre les Américains qui publient en 1776leur
acte d'indépendance: il est engagé dans une longue guerre
avec Haïder-Ali, roi de Mysore, qui veut l'empêcher de compléter
son empire des Indes La question américaine devient presque une question européenne : tous les grands États s'y trouveront indirectement associés. La seule guerre qui occupait le vieux continent finissait alors : la Porte ottomane a fait des sacrifices de territoire et d'honneur pour obtenir (1774) la paix de Catherine II; l'ambition de la maison d'Autriche en provoqua une nouvelle de courte durée, à la mort de l'électeur de Bavière, en 1777. Le gouvernement de Louis XVI, inauguré par des réformes, dues à la volonté libérale du roi, et à l'influence de ses ministres Turgot et Malesherbes, les politiciens les plus éclairés du siècle, s'intéresse avec ardeur à la cause des Américains : on saisit cette occasion de réparer les malheurs de la guerre de Sept ans et d'effacer le traité de 1763, désastreux pour les colonies de la France. La mort du roi de Portugal La France et la Hollande sont agitées
à l'intérieur : les patriotes voudraient chasser les princes
d'Orange, qui sont rois de fait avec le titre de stathouders; le parlement
est insatiable de réformes, et provoque, à son insu, une
révolution. Ces privilégiés, qui parlent de régénérer
et de sauver l'État, refusent de sanctionner les impôts nécessaires
pour combler le déficit et conjurer la banqueroute, dès que
la taxe ne respecte plus leurs privilèges. Le banquier genevois
Necker
n'est pas plus heureux que Turgot au contrôle
général des finances : il se retire sans attendre la mort
du vieux Maurepas, bel esprit de cour jusqu'à quatre-vingt ans,
et insouciant des maux de l'État. Calonne
entretient un crédit factice à force d'emprunts. Les finances
sont en Angleterre aussi un objet d'inquiétudes et de scandales
: le procès de Warren Hastings, gouverneur
général de la compagnie des Indes Les cinq années qui précèdent
1789
sont marquées par le dissentiment élevé au sujet de
l'Escaut entre l'empereur, souverain des Pays-Bas autrichiens, et les Hollandais,
dissentiment qu'apaise la médiation de la France; par la nouvelle
tentative de l'empereur Joseph II pour joindre la Bavière à
l'Autriche, réunion qu'empêche le vieux roi de Prusse Les ministres de Louis XVI se risquent à convoquer une assemblée de notables, représentation des classes privilégiées et non de la nation entière, pour chercher des remèdes à la crise financière : le gouffre du déficit est seulement mis à découvert, et se creuse de plus en plus. Des courtisans parlent en secret de faire un appel aux cours plénières : le projet est éventé. L'ouverture des états généraux consentie par une royauté confiante, et animée encore d'intentions généreuses, puisqu'elle rappelle Necker aux finances, commencera la révolution française, au moment où la constitution fédérale de la république américaine met un terme à la grande révolution du nouveau monde : Washington , le héros de la guerre d'indépendance, est le premier président élu par les États-Unis en 1789. Après 1789 La Révolution
française éclate en 1789.
La Bastille Dans la convention de Pillnitz La défense fut si vigoureuse que
la Toscane voulut garder la neutralité, et que la Prusse A cette époque, la France La vie intellectuelle Au début du XVIIIe
siècle, l'influence littéraire du XVIIesiècle,
que l'on appelle aussi parfois le "grand siècle", et auquel est
attaché le nom de Louis XIV se continue
à peine dans les dernières années de sa vie. La chaire
et la littérature ecclésiastiques ont encore Fénelon,
qui survit onze ans à
Bossuet, et meurt
la même année que l'auto-proclamé roi-soleil. Massillon,
déjà célèbre par ses prédications, publie
son Petit carême en 1717,
prêché devant le jeune Louis XV.
La littérature est variée, mais sans éclat : les recherches
diplomatiques de Mabillon, les travaux d'érudition de Montfaucon,
des comédies de Regnard, des tragédies de Crébillon,
des odes et des épigrammes Le Véronais Mafféi, par sa
tragédie de Mérope Les ouvrages de l'Allemand Stahl, écrits en latin, élèvent la chimie au rang des sciences. Leibniz, auquel Leipzig où il est né, Berlin, Saint-Pétersbourg, même Dresde et Vienne, doivent de puissants encouragements donnés aux études, ne meurt qu'en 1746. Newton lui survit de quelques années. L'Angleterre a son siècle d'Auguste depuis la reine Anne : c'est le temps des poètes Pope, Prior, Gay, Congreve; après Shaftesbury, la plume rend puissants Swift, Addison, Defoe, et Steele. Bolingbroke, ancien ministre d'Anne Stuart et négociateur de la paix d'Utrecht, tour à tour proscrit et réhabilité, avide d'agitation politique, ennemi de la révélation chrétienne, passionné pour l'étude des lettres, est le précurseur de Voltaire. La secte des méthodistes commence avec John Wesley. En France, les controverses du jansénisme Les progrès des sciences exactes
sont attestés par l'invention du thermomètre de Réaumur,
et par les résultats des voyages qu'entreprennent, dans le nord
de l'Europe, des savants pour déterminer la forme de
notre planète ( Dans la deuxième moitié du
XVIIIe
siècle, La royauté de l'esprit se partage entre
Montesquieu
qui publie l'Esprit des lois Diderot et d'Alembert
fondent l'Encyclopédie Le mathématicien Euler,
expose avec clarté d'importants résultats en mécanique,
astronomie, optique, acoustique; Condorcet
compose ses premiers ouvrages de mathématiques; Franklin
publie sa théorie de l'électricité, et apprend à
éviter les effets terribles de la foudre « Le XVIIe siècle avait pénétré jusqu'aux profondeurs de l'espace pour y découvrir la forme elliptique [de l'orbiteL'ardeur des voyages par Terre et surtout par mer, qui étendent les limites du monde connu, se communique de l'Angleterre à la France, à la Hollande, même à la Russie ( Au début de la guerre d'Amérique, beaucoup. d'illustrations s'éteignent à la fois : William Pitt, qui est devenu lord Chatham, le naturaliste Linné, Haller, savant, médecin et auteur de poésies allemandes; J. J. Rousseau, cinq semaines après Voltaire, dont la correspondance embrasse plus d'un demi-siècle et en retrace presque toute l'histoire politique et littéraire. Les excès de la Révolution française ont conduit à la mort des savants et des intellectuels tels que Lavoisier, Bailly, Condorcet et beaucoup d'autres. Mais la fin du XVIIIe siècle va aussi, à l'occasion de la campagne d'Égypte, permettre l'expression de la dernière grande manifestation de "l'esprit des Lumières", avec la préparation d'une nouvelle Encyclopédie, cette fois plus thématique. Ce sera la monumentale Description de l'Égypte, publiée au début du siècle suivant. (A19 / B.). |
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