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Silésie,
Schlesien en allemand. - Région du Sud-Ouest de la Pologne ,
jadis province des États prussiens, au Sud-Est du Brandebourg.
Elle était alors divisée en trois gouvernements : Breslau
(auj. Wroclow), le chef lieu, Liegnitz (Legnica) et Oppeln (Opole). L'Oder
l'arrose d'un bout à l'autre; la partie Sud-Ouest et la frontière
occidentale sont très montueuses (Riesengebirge et Carpates); ailleurs
s'étendent de vastes plaines. Sol fertile, industrie active. Traditionnellement,
les Silésiens parlent pour la plupart un dialecte particulier du
polonais.
Habitée par des Lygii et des Quades
au temps des Romains ,
la Silésie fut plus tard envahie par des Slaves et fit partie du
royaume de Pologne .
Miécislas I y introduisit le Christianisme
en 965. En 1168, les fils de Vladislas II, roi dépossédé
de Pologne, reçurent la Silésie de Boleslas
IV (cette Silésie, plus grande que la région actuelle,
contenait le Brandebourg jusqu'à la Warta). Sous les descendants
de Vladislas, la Silésie se morcela en plusieurs duchés,
tous nommés d'après leurs villes principales (Schweidnitz,
Glogau, Oels, Jauer, Jaegerndorf, etc.). Les discordes intestines, suite
naturelle de ces partages, aidèrent Jean, roi de Bohème ,
à joindre la Silésie à ses États : dès
1327, les possesseurs de ces petits duchés (sauf 2) se reconnurent
ses vassaux, et en 1357 la Silésie fut définitivement réunie
à la Bohème.
La Silésie éprouva le contre-coup
des verres contre les Hussites, prospéra néanmoins par industrie
et le commerce (grâce à l'introduction de nombreuses familles
allemandes), compta de bonne heure beaucoup de Protestants ,
et fut pendant la guerre de Trente ans le théâtre de plusieurs
des opérations de Wallenstein. En 1740 et 42 (guerre de la succession
d'Autriche ),
Frédéric II fit la conquête de la Silésie, alléguant
d'anciens droits sur cette province; il se fit confirmer dans sa conquête
par Marie-Thérèse en 1748. Cette province fut plusieurs fois
prise et reprise dans la guerre de Sept ans; l'impératrice en céda
définitivement la plus grande partie à la Prusse en 1763,
et ne s'en réserva que la moindre portion sous le nom de Silésie
autrichienne. Celle-ci, au Sud de la précédente, forma avec
la Moravie
le gouvernement autrichien de Moravie-et-Silésie; elle se divisait
en 2 cercles : Troppau et Teschen. Après la Première Guerre
mondiale, la Silésie prussienne revint à la Pologne, et la
Silésie autrichienne fut attribuée au nouvel état
Tchécoslovaque, créé après par le Traité
de Saint-Germain (1919), lors du démantèlement de l'empire
austro-hongrois. |
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