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Bailly (Jean-Sylvain),
né à Paris
le 15 septembre 1736. Son père, qui était peintre et garde
des tableaux de Versailles, le destinait à la peinture : Bailly
préféra les lettres et les sciences. Il travailla d'abord
pour le théâtre, mais, s'étant lié avec
LaCaille,
il se livra avec ardeur à l'étude de l'astronomie, et mérita
bientôt d'être admis à l'Académie des sciences
(1763). Il cultivait cependant avec succès la littérature,
composait des Éloges, parmi lesquels on remarqua ceux de
Leibniz
et de LaCaille (1770), et rédigeait le grand ouvrage auquel il doit
surtout sa réputation,
Histoire de l'astronomie, qui forme
trois ouvrages distincts : Histoire de l'astronomie ancienne, 1775;
Histoire
de l'astronomie moderne, 1778-83; Histoire de l'astronomie indienne
et orientale, 1787. Il avait supposé, dans cet ouvrage, l'existence
d'un peuple primitif qui aurait disparu du globe, et auquel il faudrait
rapporter la plupart des grandes découvertes; cette assertion l'engagea
dans de vives disputes et donna naissance aux Lettres sur l'origine
des sciences et sur l'Atlantide de Platon ( Platon),
qu'il publia en 1777. Son Histoire de l'astronomie, qui était
une œuvre littéraire autant que scientifique, lui ouvrit les portes
de l'Académie française (1784) et de celle des inscriptions
(1785). A la même époque, il fut chargé par l'Académie
des sciences de rédiger deux Rapports importants, l'un sur le Magnétisme
animal ( Mesmer),
l'autre sur le Projet d'un nouvel Hôtel Dieu.
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Bailly
(1736-1793).
Lorsque la Révolution éclata,
Bailly fut arraché aux lettres, et jeté dans la carrière
politique qui devait lui être si funeste. Il jouit pendant quelque
temps d'une immense faveur : en 1789, il fut nommé député
aux Etats généraux par les électeurs de Paris; puis
il fut élevé à la présidence de cette assemblée;
c'est lui qui présida la fameuse séance du Jeu-de-Paume;
il fut nommé maire de Paris le 16 juillet 1789. Mais s'étant
vu obligé, après l'arrestation de Louis
XVI, de dissiper par la force les rassemblements qui se formaient au
Champ de Mars
pour demander la déchéance du roi (17 juillet 1791), il perdit
tout d'un coup sa popularité. Il se démit alors des fonctions
de maire, et quitta la capitale; mais, reconnu à Melun, il fut amené
à Paris et traduit devant le tribunal
révolutionnaire qui le condamna à mort. II fut exécuté
le 11 novembre 1793. Comme ses membres glacés par la pluie et le
froid étaient agités d'un tremblement involontaire, un de
ses bourreaux lui dit : "Tu trembles, Bailly? - Oui, répondit
le vieillard avec calme, mais c'est de froid."
Outre les ouvrages de Bailly que nous avons
cités, on a publié de lui après sa mort un Essai
sur les fables, 1798; des Mémoires d'un témoin de
la Révolution, 1804, et un Recueil de pièces intéressantes
sur les sciences, 1810. Arago a prononcé
son Éloge à l'Académie des sciences en 1844.
(A19).
Bailly marchant au supplice,
satue de marbre de Jaley.
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En
librairie - J.
S. Bailly, Histoire de l'astronomie ancienne, depuis son origine jusqu'à
l'établissement de l'école d'Alexandrie, rééd.
Burillier. |
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