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Pope (Alexander).
- Poète anglais, né
à Londres
en 1688, de parents
catholiques, mort en
1744, se fit remarquer par un talent précoce : il faisait de jolis
vers dès l'âge de 12 ans. Il se lia de bonne heure avec les
beaux esprits de l'époque, Congreve, Swift,
Witcherley, acquit bientôt un nom par ses écrits, s'ouvrit
l'entrée des salons et compta de puissants protecteurs, entre autres
lord Bolingbroke. Ses ouvrages ne tardèrent
pas à l'enrichir, et avec leur produit, il put acheter le beau domaine
de Twickenham, où il passa ses dernières années.
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Alexander
Pope (1688-1744),
par Godfrey Kneller.
Pope était contrefait et d'une santé
fort délicate; il avait un caractère irascible et consuma
une partie de sa vie dans des disputes littéraires fort vives. Ses
principaux ouvrages sont : l'Essai sur la critique ,
1709, poème dans le genre de l'Art poétique de Boileau,
qu'il publia à 20 ans; la Boucle de cheveux enlevée,
poème héroï-comique
dans le genre du Lutrin ;
la Forêt de Windsor; l'Épître d'Héloïse
à Abélard, chef-d'oeuvre de sentiment et d'éloquence;
une traduction en vers de l'Iliade ,
admirée surtout pour la beauté des vers, et qu'il eut terminée
à l'âge de 30 ans; une traduction de l'Odyssée
bien inférieure à l'Iliade (il s'y était fait
aider par des poètes subalternes); la Dunciade
ou la Guerre des Sots, poème satirique dans lequel il immole
les auteurs et les critiques dont il croyait avoir à se plaindre;
On lui doit ensuite l'Essai sur l'Homme
(1733), que l'on peut regarder comme le chef-d'oeuvre de la poésie
philosophique : dans ce poème, dédié à Bolingbroke,
il met en beaux vers l'optimisme de Leibniz enfin
les Épîtres morales, où
il traite les plus hautes questions de la morale et qui sont comme le complément
de l'Essai sur l'Homme. Il a en outre écrit en prose : son
Art de ramper en poésie et son Martinus Scriblerus sont
remarquables par la verve satirique. Enfin on a de lui des Lettres
pleines de grâce et de naturel. Poète éminemment classique,
Pope a possédé au, plus haut degré la correction,
l'élégance, la finesse, l'art de vaincre les difficultés
de style; sa poésie est rimée.
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En
bibliothèque- Ses oeuvres complètes
ont été publiées par Bowles, Londres, 1807, 10 v.
in-8., par T. Roscoe, 1846, et par Carrhuthers, 1860. Laporte en a donné
une traduction en prose, Paris, 1779; Duresnel a traduit en vers assez
faibles l'Essai sur La critique et l'Essai sur l'homme; ce
dernier ouvrage a été mis en vers avec beaucoup plus de succès
par Fontanes et par Delille. La Boucle de
cheveux a été traduite en vers par Marmontel; la Forêt
de Windsor par Boisjolin; l'Épître d'Héloïse
a été imitée heureusement par Colardeau. |
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