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Priestley (Joseph),
physicien et théologien, né en 1733 à Fieldhead, prés
de Bristol, m. en 1804, se plaça, par ses nombreuses découvertes
en chimie et en physique, au nombre des premiers savants, de l'Europe,
mais s'attira des persécutions en son pays par l'ardeur avec laquelle
il défendit en religion l'Unitarianisme et en politique les principes
de la Révolution française. Tandis qu'en France il était
nommé citoyen français et membre de la Convention, le gouvernement
anglais le forçait à s'exiler. Il se réfugia en Amérique,
se fixa dans le Northumbarland en Pensylvanie et mourut à Philadelphie
d'un empoisonnement accidentel.
Les œuvres de Priestley
forment 70 vol. On estime surtout son Histoire de l'électricité,
1761 (trad.par Brisson, 1771); son Hist. des découvertes relatives
à la vision, 1771, et ses Expériences sur les diverses
espèces d'air (trad. par J. Gibelin,1775).
II fut le premier à découvrir
et à isoler l'oxygène (1774), qu'il nomma air déphlogistiqué,
et fraya ainsi la route à Lavoisier
en outre, il découvrit le lien nécessaire qui unit le règne
animal au règne végétal, donna des notions exactes
sur la respiration ,
la combustion, la calcination et isola quelques gaz : azote, bioxyde d'azote,
acide chlorhydrique, ammoniac, protoxyde d'azote, acide sulfureux, oxyde
de carbone, etc.; mais il eut le tort de continuer à soutenir la
doctrine du phlogistique, qui ne s'accordait plus avec ses propres découvertes.
En philosophie, Priestley soutint les doctrines de Hartley, combattit Reid
dans son Examen de la doctrine du sens commun, 1775, et se montra
favorable au matérialisme dans ses Recherches sur la Matière
et l'Esprit, 1767, et sur la Nécessité philosophique,
1777. Il fut l'ami du Dr. Price, quoique celui-ci ne partageât pas
ses opinions philosophiques et même les combattit. Priestlev était
correspondant de l'Institut;
Cuvier a prononcé
son Eloge. Il a laissé des Mémoires sur sa propre
vie (continuées et publiées par son fils, 1806). |
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