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Les
gens
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| Bolingbroke
(Henri Saint-Jean, vicomte de). - Politique et philosophe, né en
1678 à Battersea (Surrey), mort en 1750. Après avoir mené
une jeunesse dissipée, il entra aux affaires, et y montra bientôt
une habileté qu'on n'avait pas soupçonnée. Nommé
en 1700 membre de la Chambre des Communes, il se déclara pour les
tories, quoique toute sa famille fût whig. Il attira l'attention
du roi Guillaume, puis de la reine Anne, et
fut nommé secrétaire d'État en 1704. Renversé
en 1708, il revint au pouvoir 2 ans après, fut chargé du
ministère des affaires étrangères et conclut la paix
d'Utrecht A la mort de la reine Anne
(1714), Bolingbroke perdit tout son crédit et fut même proscrit
par le Parlement et dépouillé de tous ses biens. Il se réfugia
en France Bolingbroke a écrit pendant sa retraite un grand nombre d'ouvrages : les uns politiques, tels que Lettre au chevalier Wyndham sur le patriotisme, Idée d'un roi patriote, Des partis; les autres littéraires ou philosophiques, tels que Réflexions sur l'exil, Lettres sur l'étude de histoire, Lettres à M. de Pouilly (en français). Dans ces derniers écrits, il se montre déiste et attaque ouvertement la révélation; il fut en cela le précurseur de Voltaire qui plus d'une fois emprunta son nom. Tous les écrits de Bolingbroke ont été réunis à Londres par Mallet, 1754, 5 v. in-4; ils ont été réimprimés en 1809, 8 vol. in-8. Plusieurs ont été traduits en français, notamment les Lettres sur l'Histoire, par Barbeu Dubourg, 1752. Bolingbroke fut lié avec les plus grands écrivains de son temps, Prior, Swift et Pope : c'est lui qui donna à ce dernier le sujet et le fond de l'Essai sur l'homme, qui est son chef-d'oeuvre. Il fut lui-même un bon écrivain : son style est vif, orné et brillant. |
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.