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| Aix-la-Chapelle
(Aachen en allemand), Aquis Granum ou Aquae Grani
en latin, ville d'Allemagne Monuments.
Ce qu'il y a de plus intéressant, ce sont les curiosités de l'intérieur : on y voit, entre huit piliers qui soutiennent la dôme byzantin, 32 colonnes de marbre, de granit et de porphyre que Charlemagne fit apporter de Ravenne et de l'Orient, et qui, enlevées par les Français en 1794, furent rendues en 1815, et replacées en 1846. Sous le dôme, qui laisse pénétrer par le haut un jour blafard, et qu'on a décoré dans le goût Pompadour, est suspendue, par une chaîne de fer de 30 m de long, une lampe à 48 becs, en cuivre et en argent doré, rappelant par sa forme une couronne impériale, et ayant environ 3 m de diamètre; c'est un don de Frédéric Barberousse. Le pavé présente au même
endroit une lame de marbre noir, longue de 3 m large de 2 m, et portant
cette inscription en lettres de cuivre : Carolo magno (A Charlemagne).
Ce marbre ne recouvre plus le tombeau de l'empereur franc,
qui fut deux fois ouvert, par Othon III en 997, et par Frédéric
Barberousse en 1165. On trouva Charlemagne assis sur un trône, revêtu
des ornements impériaux, et ayant un livre d'Évangiles Le trône est déposé
dans le Hochmünster, galerie qui forme le premier étage
du dôme : c'est un fauteuil bas, large,
à dossier arrondi, en marbre blanc sans
sculptures,
avec un siège en bois de chêne recouvert d'un coussin de velours
rouge, et exhaussé sur six degrés, dont deux en granit et
quatre en marbre blanc. A partir de Frédéric
Barberousse, tous les empereurs s'y sont assis pour être couronnés.
Quant aux restes de Charlemagne, sauf le
crâne et un os du bras ou de la jambe que l'on fait voir dans la
sacristie
avec un cor formé d'une dent d'éléphant évidée,
ils ont été placés dans un très beau sarcophage
romain en marbre blanc de Paros, enfermé dans une armoire, et dont
la face antérieure est ornée d'un bas-relief représentant
l'enlèvement de Proserpine.
Intérieur de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle. Le choeur de la cathédrale d'Aix-la-Chapelle, bâti de 1353 à 1413, est éclairé par 13 fenêtres, et a 38 m de haut, 26,66 m de long, 13,33 m de large; les vitraux peints n'existent plus, et il en est de même d'un riche tombeau d'Othon III, qui fut détruit en 1794. A un angle de ce choeur, une boiserie roussâtre recouvre et protège une chaire donnée par l'empereur Henri II, merveille de la ciselure et de l'orfèvrerie du XIe siècle, incrustée d'ivoires' byzantins. On remarque enfin une armoire, dont les battants sont couverts à l'intérieur de peintures sur fond d'or, et qui contient des reliquaires en et et en argent, ornés de pierres précieuses. Là sont conservées les petites reliques, exposées à la vénération des fidèles le jour de la Fête-Dieu, mais que les voyageurs peuvent voir en tout temps (fragments supposés de la verge d'Aaron, morceaux prétendus de la manne du désert, ceintures attrivuées à Jésus et à Marie, cordes dont Jésus aurait été fut lié, morceaux décrits comme de l'éponge qui l'aurait désaltéré et de la verge dont il aurait été frappé, cheveux et portrait de la Vierge attribué à Saint Luc, fragment du bois et d'un clou dit de la vraie croix, cheveux donné pour ceux de Saint Jean-Baptiste et de Saint Barthélemy, ossements présentés comme ceux du grand-prêtre Siméon, de Saint Étienne et de Saint Anastase et les grandes reliques (robe dite la Vierge, langes dits deJésus, toile qui aurait ceint ses reins sur la croix, drap sur lequel Saint Jean-Baptiste aurait été décapité), enfermées dans une châsse particulière, et qu'on expose tous les sept ans à la galerie du dôme. L'Hôtel
de Ville (Rathhaus).
A l'étage inférieur de l'édifice, on remarque la grande salle des délibérations du conseil municipal, où se trouvent les portraits des ambassadeurs qui assistèrent au congrès de 1748, et ceux de Charlemagne, de Napoléon Ier, et de Joséphine. A l'étage supérieur, la salle impériale a 55 m de long sur 20 m de large; on y voit les statues en pierre des 37 empereurs couronnés à Aix-la-Chapelle; les murs portent leurs armoiries, et sont couverts de grandes fresques exécutées par Rethel (mort en 1859). La restauration et l'entretien de cet hôtel de ville se faisaient, jusque vers le milieu du XIXe siècle, avec le produit des jeux de hasard, que le gouvernement prussien tenait dans la ville. Histoire.
Deux traités célèbres
furent signés à Aix-la-Chapelle : la paix de 1668 entre l'Espagne |
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