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Hasting
ou Hastings. - Aventurier du IXe
siècle, né au Danemark
ou en Normandie
vers 810, vint à la tête des Vikings
ravager les rives de la Loire en 845, saccagea Amboise
mais fut repoussé par les habitants de Tours.
Il fit ensuite une expédition en Italie ,
et s'empara en 861 de la ville de Luna, qu'il prenait, dit-on, pour Rome
même, puis il fit de nouvelles descentes en France ,
pilla en 866 l'Anjou ,
le Poitou
et la Touraine ,
et battit Robert le Fort à Brissarthe ;
mais il fut repoussé devant Rennes.
Néanmoins il obtint de Charles le Chauve
le comté de Chartres.
Il aida Charles le Gros contre Rollon, puis
alla, à ce qu'on croit mourir au Danemark vers 893. |
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Hastings (Warren).
- Gouverneur des Indes, né en 1733 dans le comté d'Oxford,
mort en 1818, d'une famille ancienne qui se prétendait issue du
fameux pirate (ci-dessus). Nommé en 1772 gouverneur du Bengale ,
et en 1774 gouverneur général de toutes les possessions anglaises
en Inde ,
il déploya une assez grande habileté, et usa de tous les
moyens pour augmenter les possessions et les richesses de la Compagnie;
mais en même temps, il exerça contre les Hindous toutes sortes
de vexations et montra une rigueur, une perfidie et une avidité
qui soulevèrent des plaintes universelles.
Warren Hastings fut rappelé en 1785,
et on informa contre lui dans le Parlement d'Angleterre ;
Fox,
Sheridan et surtout Burke se portèrent ses
accusateurs et dévoilèrent avec une admirable éloquence
les crimes de ce tyran. Après 10 années de ébats,
la Chambre des Lords, cédant à des considérations
politiques, ou même, dit-on, gagnée en partie par les trésors
de la Compagnie, prononça son acquittement (1795).
Quoique coupable d'actes odieux, cet administrateur
avait fait preuve de désintéressement et était resté
pauvre : la Compagnie des Indes, dont il avait servi les intérêts,
lui fit une pension jusqu'à la fin de ses jours. Hastings avait
une connaissance profonde de la littérature orientale : on lui doit
la découverte des livres sacrés des Hindous.
Gleig a publié des Mémoires sur sa vie, Londres, 1841.
On peut aussi consulter le W. Hastings de Macaulay (dans l'Edinburgh
Review). |