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Les
textes
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| Epigramme,
mot qui désignait spécialement chez les Grecs les inscriptions
mises sur les monuments, les statues Chez les Romains, les épigrammes ne sont que des pièces mordantes, censurant un abus par un bon mot, frondant un ridicule par une pensée fine, acérée, caustique. Telles sont celles de Catulle, et surtout de Martial. Chez les Modernes, la malignité est le trait essentiel de l'épigramme : c'est une satire en abrégé, n'ayant souvent que deux vers, mais pouvant en avoir davantage, et terminée par un bon mot fin et piquant. Marot, La Fontaine, J.-B. Rousseau, Voltaire, Piron, Lebrun, etc., ont manié avec succès l'épigramme. Dans Lebrun, elle a souvent un caractère d'amertume et de fiel. L'épigramme a toujours été en France, surtout au XVIIIe siècle, une des armes des querelles littéraires; aussi l'employa-t-on à la riposte autant qu'à l'attaque : en voici un exemple de Baour-Lormian et de Lebrun. Le premier attaqua ainsi : Le second riposta, avec la même brièveté :Lebrun de gloire se nourrit, Boileau, et surtout Racine, ont laissé quelques épigrammes remarquables sur des sujets littéraires. (P.).Sottise entretient l'embonpoint, |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.