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00 N, 97 00 W |
Avec plus de 20% des richesses
produites dans le monde annuellement, les Etats-Unis d'Amérique
du Nord
sont la première puissance économique de la planète.
La superficie totale du pays est de 9,83 millions de kilomètres
carrés; population estimée (juillet 2009) : 307, 2 millions
d'habitants. Il s'agit d'une république
fédérale composée de 50 Etats; 48 d'entre eux, contigus
(d'un seul tenant), occupent la partie centrale de l'Amérique
du Nord (conterminous United states), un autre, l'Alaska, est séparé
des précédents par le Canada et
se situe à l'extrême Nord-Ouest du continent
américain, le dernier, Hawaï, est un archipel de l'Océan
Pacifique Nord.
Les 50 États
des États-Unis
A ces Etats s'ajoutent 1°) un
district fédéral, le District de Columbia, dans lequel se
trouve la capitale, Washington ,
siège du gouvernement fédéral, 2°) ainsi que diverses
possessions d'outre-mer, telles que Porto Rico
et les Iles Vierges (américaines)
dans les Antilles, et une foule de petites îles
dans l'Océan Pacifique (V. liste
et liens dans le Tableau de bord des Etats-Unis).
On traitera ici principalement de la géographie
des 48 Etats contigus (8,1 millions de km², 99,35% de la population),
dont la masse affecte en gros la forme d'un trapèze renversé.
Celle-ci est limitée au Nord par le Canada ,
avec lequel la frontière est tracée conventionnellement le
long du 49e parallèle, à
l'Ouest du 95e méridien ouest, et
que séparent à l'Est les Grands Lacs : le lac Ontario, le
lac Erié, le lac Huron, le lac Michigan, et le lac Supérieur,
ce qui fait une frontière de 6416 km (8893 km, si l'on compte l'Alaska).
Au Sud, les Etats-Unis ont une frontière de 3141 km avec le Mexique ,
frontière marquée dans sa partie orientale par le Rio Grande
(nommé Rio Bravo del Norte, au Mexique). Par ailleurs, le Sud est
bordé par le Golfe du Mexique, l'Est par l'Océan
Atlantique, depuis le cap Sable, pointe méridionale de la Floride,
presqu'île que contourne le courant du
Gulf Stream jusqu'à la baie de Fundy; Enfin, à l'Ouest, le
pays est bordé par l'Océan Pacifique,
et développe sa côte, entre la frontière mexicaine
et le cap Flattery sur le détroit de Juan-de-Fuca,
au Nord.
-
Carte
des Etats-Unis. Source : The
World Factbook.
Géographie
physique des Etats-Unis
Les côtes et
les îles.
Golfe du Mexique et Océan Atlantique
composent une côte d'environ 15 000 km;
le littoral pacifique s'étend sur environ 3000 km. Si l'on prend
en compte la totalité des côtes des 50 Etats, celles-ci atteignent
presque les 20 000 km.
Les
côtes.
Sur la côte du golfe du Mexique,
bordée d'îlots et entrecoupée
de lacs et de lagunes,
on rencontre : la lagune Madre, la baie de Galveston, la baie d'Atchafalaya,
la baie de Terrebonne, les bouches du Mississippi,
près de la Nouvelle-Orléans ,
la baie de Mobile, le cap San-Blas, la baie Appalachee, la baie de Waccasassa,
la baie de Tampa, le cap Sable et le canal ou détroit de Floride,
entre le continent et Cuba .
Sur l'Atlantique, les côtes sont
basses, marécageuses et creusées d'étangs maritimes;
on y remarque : le cap Canaveral, qui accueille la grande base de lancement
de fusées de la Nasa, Long bay, le cap Fear, la baie d'Onslow, le
cap Lookout, la baie de Raleigh, le cap Hatteras, les golfes
Pamplico et d'Albemarle, le cap Henry, la grande baie de Chesapeake, le
cap Charles, la baie de Delaware, le cap May, la baie de Long Island, le
cap Cod et la baie du Cap Cod, la baie Penobscot, et enfin la baie de Fundy,
dont les côtes appartiennent au Canada. Enfin, la côte
du Pacifique, bordée par le Coast
Range (Chaîne Côtière), est rocheuse et élevée;
elle présente : le cap Concepcion, au Nord-Ouest de Los Angeles,
la baie de Monterey, la baie et le port de San Francisco, un des plus vastes
et des sûrs du monde, la Pointe Arena, le cap Mendocino, le cap Blanco,
la baie de Willapa, le cap Flattery, le détroit de Juan de Fuca
et le Puget Sound.
Les
îles.
Les îles importantes
sont peu nombreuses; nous nous bornerons à nommer les îles
de Santa Barbara, dans l'Océan Pacifique;
les Cayes ou Keys, au Sud de la Floride; les îles Long Island, Martha's
Vineyard et Nantucket dans l'Atlantique;
enfin l'île Royale dans le lac Supérieur.
Orographie.
Le territoire des Etats-Unis forme une
vaste dépression bordée à l'Est et à l'Ouest
par des remparts montagneux. A l'Ouest, c'est
une double chaîne que l'on observe. Le long de la côte de l'Océan
Pacifique, du Nord au Sud, on a la Chaîne côtière, prolongée
au Sud de San Francisco par les monts Diablo, les Monts Santa Lucie et
les monts San Rafael, et, parallèlement, la Chaîne des Cascades,
séparée de la Chaîne côtière par la vallée
de la Willamette, et continué par la Sierra Nevada, qui culmine
au Mont Whitney (4418 m) et que séparent du système côtier
les vallées du Sacramento et du San Joaquin.
A l'Est de cette double chaîne montagneuse
se situe une région à laquelle on a donné le nom de
Grand Bassin, coupée de plusieurs chaînes de hauteurs consistant
principalement en tufs et roches volcaniques et
datant d'une époque géologique récente; le Grand Bassin
est bordé à l'Est par les Montagnes
Rocheuses. Celles-ci, portion septentrionale de la grande chaîne
qui traverse toute l'Amérique de l'Alaska
à la Terre de Feu, se présente
ici sous la forme de massifs et de chaînons isolés les uns
des autres, plutôt que comme une chaîne continue. La région
la plus remarquable de ces montagnes est le
Parc de Yellowstone, espace de plus de 9000 km² où se voient
desgeysers, des cascades, des lacs, des coulées
de lave, des glaciers,
des volcans de boue, etc.
Entre les Montagnes
Rocheuses et les monts Appalaches, dans
le grand bassin du Mississippi et de
ses affluents, s'étend la région des Grandes Plaines du Midwest
(l'Ouest du milieu), formée de plaines d'une immense étendue
et presque entièrement plates; c'était jadis la Prairie,
savanes
couvertes d'herbes, de gazon et de fleurs, qui formaient partout un océan
de verdure, mais qui, aujourd'hui, sont presque sur toute la superficie,
vouées à l'agriculture. En avançant vers les Montagnes
Rocheuses, cependant, le sol des Grandes Plaines s'élève,
et, dans cette région, ainsi que dans la partie orientale du Colorado,
le Sud-Ouest du Kansas, le Sud-Est du Nouveau-Mexique et le Nord-Ouest
du Texas, le sol devient aride. Sablonneux, gypseux ou salin, il est parfois
absolument privé d'eau et forme un désert
nu et stérile (Désert de sable du Colorado, Badlands du Dakota);
parfois, c'est à une
steppe que l'on a
affaire (Llano Estacado du Texas).
Le système des Monts
Appalaches, qui détermine le versant atlantique, est moins élevé
que le système des Montagnes Rocheuses;
il comprend plusieurs composantes: à l'Est, les chaînes calcaires
des montagnes Bleues (Blue Ridge); à l'Ouest, le plateau
du Cumberland, séparé des Montagnes bleues par la haute vallée
du Tennessee, et, plus au Nord, les monts Allegheny (qui donnaient autrefois
leur nom à l'ensemble du massif), composées de granit; enfin
tout au Nord, les montagnes Vertes (Green Mountains), elles aussi constituées
de granit, séparées des Monts Adirondack par la vallée
de l'Hudson, et qui se prolongent par le Vermont jusqu'à l'État
du Maine. Ajoutons qu'une plaine côtière se développe
entre les Appalaches et l'Atlantiqueet
se prolonge au Sud, le long du Golfe du Mexique où elle prolonge
les Grandes Plaines du Midwest.
Géologie.
La syénite
et le porphyre se remarquent dans le Nord-Ouest
du système appalachien; le gneiss, dans
les régions supérieures de l'Etat de New-York et du New-Jersey.
Les formations secondaires (mésozoïques)
composent la plus grande partie du sol des Etats-Unis.
On trouve des formations tertiaires dans
le bassin de l'Atlantique, l'Alabama et le Sud du bassin de Mississippi.
Les plus remarquables alluvions sont celles de l'embouchure de ce grand
fleuve.
Presque toute la houille bitumineuse de ce pays se trouve sur le versant
occidental des monts Appalaches et dans le
bassin du Mississippi.
Hydrographie.
Au point de vue hydrographique, les Etats-Unis
peuvent être divisés en trois versants principaux : le versant
de l'Océan Pacifique, le versant
du golfe du Mexique et le versant de l'Atlantique.
On y ajoutera le versant des grands lacs, subsidiaire
du versant atlantique.
Le
versant du Pacifique.
Les principaux cours
d'eau tributaires du Pacifique sont : la Columbia (ou Oregon), l'Umpqua,
la Klamath; le Sacramento et le San Joaquin, qui se jettent dans la baie
de San-Francisco, le Salinas, et le Colorado, dont la dernière partie
du cours est au Mexique et qui se jette dans le golfe de Californie.
Le
versant du Golfe du Mexique.
Ceux qui affluent au golfe du Mexique
sont : le Rio Grande del Norte (Rio Bravo), qui sert de limite entre le
Mexique et le Texas; le rio Nueces, le Colorado (différent du précédent),
le Trinity et la Sabine, qui arrosent le Texas ou ils prennent leur source;
le Mississippi, qui est formé
à partir de petits lacs glaciaires du plateau du Minnesota, et dont
les principaux affluent sont : à droite, le Minnesota, la rivière
des Moines, le Missouri grossi de la Platte et du Kansas, l'Arkansas grossi
de la Canadienne (Canadian River) et du Cimarron; la rivière Rouge
(Red River); à gauche, le Wisconsin, la rivière des Illinois,
l'Ohio grossi du Wabash, du Kentucky, du Tennessee et du Cumberland, et
le Yazoo; l'Alabama et le Chattanoochi.
Le
versant de l'Atlantique.
Les fleuves qui
se jettent dans l'océan Atlantique
sont : le Saint-John, qui arrose la Floride : l'Altamaha et la Savannah,
en Georgie; le Santee, le Great Pee Dee, la Cape Fear River, la Neuse,
la rivière de Pamplico, le Roanoke, le James, la York (formé
du Pamunkey et du Mattaponi), le Rappahannock; le Potomac, qui tombe dans
la baie de Chesapeake.; la Susquehannah, la Delaware, l'Hudson, le Connecticut,
le Merrimac, le Kennebec et le Penobscot.
Le
versant des Grands lacs.
Sur le versant des grands lacs
et du Saint-Laurent coulent de nombreuses rivières dont la plus
abondante est l'Oswego, qui se jette dans le lac Ontario, et la Maumee
qui tombe dans le lac Erié.
Climat.
Le climat des États-Unis est inconstant
et soumis à des changements brusques : on passe soudain d'une chaleur
intense à un froid rigoureux et la sécheresse alterne fréquemment
avec la pluie. Partout l'été est très
chaud et le thermomètre monte souvent à + 45°C. L'hiver
est très froid et fait sentir sa rigueur jusqu'en Louisiane; dans
les États du Nord, la neige tombe abondamment; dans ceux que baigne
l'Atlantique, la température est
plus froide d'environ 10°C que dans les pays européens situés
sous la même latitude. Les États baignés par l'Océan
Pacifique jouissent d'une température beaucoup moins rigoureuse
: le climat de la Californie est aussi doux que celui de l'Italie.
Sur ce versant, les pluies sont périodiques
et tombent en hiver et au printemps.
Flore
et faune
La flore.
Le littoral atlantique et ses montagnes
ont été jadis une des principales régions forestières
des Etats-Unis; bien des parties en sont aujourd'hui dénudées.
Les arbres les plus nombreux sont les conifères
dont il existe plus de cinquante espèces, notamment le sapin blanc,
le cèdre blanc, le Pinus strobus et le cèdre rouge. Dans
les Carolines, les pins dominent et les cyprès (Cupréssus
disticha), aux branches desquels pendent les longues fibres grises du parasite
célèbre des forêts du Sud,
la « mousse ou barbe espagnole ». Le palmier palmette se voit
en Caroline du Sud, un latanier en Géorgie, l'acajou dans la Floride,
les palétuviers dans les Kays. Les forêts du Nord ont une
grande variété d'espèces de chênes, de frênes,
d'ormes, de bouleaux, d'aunes, d'érables. Les grandes forêts
de la région des lacs se composaient de :
chênes, hêtres, frênes, érables, ormeaux, tilleuls,
noyers, châtaigniers, cerisiers, peupliers. Au Nord, dominaient les
pins blancs, au Sud les pins baumiers et les pins jaunes (Pinus balsamiféra,
Pinus palustris) et les cyprès.
Les grandes prairies
herbeuses couvraient la superficie de l'Indiana et de l'Illinois; l'activité
humaine les a aujourd'hui parsemées de bosquets, de vergers et de
parcs; puis les herbes ont fait place aux céréales. Dans
le Michigan, le Wisconsin et le Minnesota, l'incendie a détruit
les forêts sur d'immenses étendues. A l'Ouest du Mississippi,
la steppe succède aux prairies herbeuses
et aux forêts dans les bassins supérieurs du Missouri, de
la Platte, de l'Arkansas, de la Red River et du Brazos.
Les forêts
couvrent plus de la moitié des superficies dans la région
du Parc national de Yellowstone et plus du quart dans celle du Colorado.
La frontière, tracée par le climat dans l'Ouest entre la
zone des forêts, plus rapprochée du fleuve,
et celle des herbes, plus rapprochée des montagnes,
oscille selon les séries d'années de sécheresse ou
d'années de pluies abondantes. Entre l'Arkansas
et le Brazos se trouve une zone de bois de chênes clairsemés,
appelée Cross Timbers, que le bétail et les charrettes pouvaient
traverser en tous sens; elle est aujourd'hui percée de routes et
de voies ferrées. Entre cette zone et les Montagnes
Rocheuses (sur une distance de 800 km), aucune végétation
forestière.
L'Etat du Mississippi
et une partie de celui de l'Alabama sont couverts de forêts denses
de pins, pine barrens; les terres basses du Mississippi et de ses
bayous, comme celles de la Caroline du Sud et de la Géorgie, portent
des cyprières et des forêts à essences variées,
chênes, érables, frênes, magnolias, saules, peupliers
de la Virginie, acacias, cannes sauvages, lianes. La plante
qui domine dans les
steppes de l'Ouest, surtout
dans les terres recouvertes d'efflorescences salines, est une espèce
d'armoise (artemisia), répandant une odeur de camphre et de térébenthine;
viennent ensuite, dans le Sud, les cactus, qui atteignent jusqu'à
15 m et plus; un peu partout, l'herbe aux bisons (buffalo grass),
pâturage naturel.
La végétation du plateau
des Montagnes Rocheuses se compose
de sauges (sages) ou armoises et de cactus, partout où s'étend
la plaine saline ou gypseuse, depuis les champs de lave
du versant oriental du Cascade Range jusqu'au Llano estacado du Texas.
Le climat est sévère. On rencontre encore dans ces régions
des genévriers, des pins pignons, des arbustes épineux tels
que les yuccas. Dans le désert des Mojaves
(Mohave), même les cactus manquent. Au Nord-Ouest et à l'Ouest,
dans les montagnes du Wyoming, de l'Idaho, du Montana, comme dans la Colombie
britannique et l'Alaska, dans les hautes vallées et les pentes du
Cascade Range et de la sierra Nevada et sur le versant occidental du Coast
Range, domine la végétation des grands conifères,
pin jaune du Canada (Abies Douglassii), atteignant, dans l'Etat de Washington
et l'Oregon, 80 et 100 m de hauteur, et les deux espèces du genre
séquoia, le bois rouge (redwood, Sequoia sempervirens) et l'arbre
géant (big tree, Séquoia gigantea), ces deux dernières
espèces cantonnées dans le Coast Range et la sierra Nevada.
Les grands sequoias ne subsistent plus guère qu'entre les 36°
et 38°, dans les vallées du King's River, près du mont
Whitney et dans les forêts de Calaveras et
de Mariposa. Un assez and nombre des plus beaux de ces arbres
ont déjà été abattus. Le reste a été
déclaré propriété nationale. D'immenses forêts
couvrent le pays au Nord du Columbia et à l'Est du Puget Sound.
La faune.
Des grandes espèces animales
que possédaient autrefois les régions de l'Est américain,
il reste, dans les solitudes de la Nouvelle-Angleterre, le Wapiti (Cervus
Canadiensis), l'orignal ou moose et le caribou, trois cerfs laurentiens.
La Virginie possède une Sarigue, la Floride la Grue blanche, le
Milan des marais (dans les Everglades). Partout de nombreuses espèces
de rongeurs, taupes, lièvres, campagnols,
écureuils surtout.
La faune du centre
comprend un grand nombre d'animaux semblables à ceux d'Europe,
le Loup, le Renard, le Putois, le Blaireau, le Castor, le Cerf, le Moufflon,
l'Antilope. Le Bison, presque complètement exterminé au XIXe
siècle, a pu bénéficier au siècle suivant de
programmes de conservation, qui ont réussi, ces dernières
décennies, à tirer l'espèce du danger de disparition.
Dans quelques districts reculés des Appalaches,
on trouve encore I'Ours noir, qui vit de miel, de baies et de fruits. Dans
les Rocheuses, se trouve l'Ours
Californien et, au Nord, le Grizzly, le plus féroce des carnivores
américains. A l'Ouest et à l'Est du Mississippi,
on rencontre le Raccoon, l'Opossum.
La faune des steppes
contient surtout des espèces qui fouissent dans la terre, où
se cachent dans les rochers, Loup ou Coyote (Canis ochropus), Cyanomis
(« chien des prairies ») , Ecureuil jappeur, barking squirrel,
Marmotte, Rat. Le Crocodile, chassé
jadis du Mississippi par les bateaux à vapeur, a émigré
dans les bayous de Louisiane; on en trouve également en Floride.
Les Moustiques et les Cousins sont aussi redoutables dans le Dakota et
le Minnesota (région d'eaux et de marais) que les Maringouins dans
la basse Louisiane.
Les paléontologistes américains
ont trouvé dans les dépôts limoneux, sables et graviers
de la région des Montagnes Rocheuses,
les restes fossiles d'une faune très riche, Ptérosauriens
gigantesques, Reptiles rampants, Dinosauriens,
plusieurs espèces d'Equidés, Tapirs,
Rhinocéros,
Cerfs, Chameaux, Bovidés,
Eléphants,
Mastodontes. Il ne reste rien aujourd'hui de ces espèces. Les seuls
grands animaux que possède le plateau sont ceux de la faune canadienne,
l'Elan et l'Ours gris. Les Castors sont nombreux au Nord, dans les Bad
Lands surtout; les Reptiles abondent dans le
Grand Bassin et jusque dans la vallée du rio Gila.
 |
André
Kaspi, Comprendre
les Etats-Unis d'aujourd'hui, Librairie académique Perrin,
2009.
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Les
Etats-Unis fascinent, déroutent, provoquent l'admiration et la détestation.
Leur puissance militaire, économique, politique et culturelle fait
peur. Et pourtant, que savons-nous vraiment de cette démocratie?
Au-delà des clichés, des approximations et des préjugés,
il n'est pas inutile que nous comprenions mieux l'histoire, la société,
les comportements politiques, la culture des Etats-Unis. D'autant qu'avec
l'élection à la présidence de Barack Obama, les Etats-Unis
ont encore changé de visage, suscité partout dans le monde
une immense sympathie et conservé malgré leur volonté
de donner à l'humanité un modèle de société.
(couv.).
 Alain
Villemeur , La
croissance américaine ou la main de l'Etat, Le Seuil,
2007.
--
Depuis
vingt ans, l'Europe en général
et la France en particulier se distinguent
par leur contre-performance économique par rapport aux États-Unis.
Voila qui nourrit le discours à la mode des «déclinologues»
: imitons donc le libéralisme et la flexibilité de l'Amérique
et renonçons à la régulation politique de l'économie!
Ce diagnostic est un contresens total. L'avance américaine ne s'explique
en rien par la flexibilité ou le recul des régulations publiques,
mais, bien au contraire, par une intervention massive et efficace de l'État
pour soutenir la croissance et garantir le plein emploi : subventions aux
entreprises, entraves à la libre concurrence, soutien à la
recherche technologique, marchés publics réservés
aux PME, droits de douanes, politique monétaire de taux bas, déficits
publics, etc. C'est simple, toutes les interventions interdites ou étroitement
limitées dans l'Union européenne sont utilisées à
volonté par toutes les administrations américaines.
De
façon magistrale, mais dans un style léger et limpide, Villemeur
démontre que le déclin relatif de l'Europe vient précisément
de l'abandon du « vieux » modèle keynésien européen
que les Américains, eux, ont su préserver! Mieux, il montre
que certains pays du Nord, tels la Suède,
ont suivi le même chemin que l'Amérique, mais sans les inégalités
et la faible protection sociale qui caractérisent cette dernière.
Il s'agit donc bien d'imiter en partie l'Amérique, mais à
condition d'imiter ce qu'elle fait vraiment et non pas le mythe du marché
libre qui ne séduit que des élites européennes. (couv.).
-
 Josef
Joffe, Hyperpuissance,
Odile Jacob, 2007.
--
Les
États-Unis représentent aujourd'hui la plus grande puissance
de l'histoire. Pour autant, à la différence de beaucoup d'Européens,
Josef Joffe refuse de diaboliser le Grand Satan américain. Il s'interroge
plutôt : l'antiaméricanisme n'a-t-il pas aussi des racines
en Europe même? Et n'est-ce pas parce
qu'ils sont impuissants que les Européens prétendent répudier
la force? L'Amérique doit, quant à elle, résister
à la tentation de l'hubris impériale. Trop de puissance
entraîne le rejet, la résistance, comme le montre l'histoire.
L'Amérique connaîtra-t-elle le destin qu'ont eu tous les États
hégémoniques par le passé Ou bien saura-t-elle
se donner une légitimité susceptible de créer autour
d'elle un consensus? (couv.)
Gérard
Chaliand, L'amérique
en guerre : Irak-Afghanistan, Editions du Rocher, 2007.
Frédéric
Salmon, Atlas
historique des Etats-Unis, de 1783 à nos jours, Armand
Colin, 2008.
Gérard Dorel, Atlas
de l'empire américain, Autrement, 2006.
-
En
80 pages, fort de plus de 80 cartes et infographies passionnantes, l'atlas
démonte tous les ressorts de la puissance américaine et les
sentiments d'attraction-répulsion qu'elle suscite à travers
la planète. La première partie historique montre combien
il est avéré que, depuis leur création au XVIIe siècle,
les États-Unis s'inscrivent dans un classique mouvement impérialiste.
Dans une deuxième partie, l'auteur démontre la formidable
capacité économique, séduisante mais dominatrice,
sur laquelle repose la domination des
Etats-Unis,
qui ont le rare privilège géopolitique de pouvoir «s'offrir
le beurre et les canons». L'atlas aborde ensuite la nouvelle donne
géostratégique qui a émergé lorsque les États-Unis,
empire défié, se sont retrouvés comme seule puissance
globale, au point d'apparaître comme un pôle face à
un monde divisé où les tendances à l'éclatement
dominent et où se multiplient les lieux d'affrontements. Le «gendarme
du monde» se révèle être adulé, mais aussi,
et peut-être surtout, haï. Le 11 septembre 2001 a constitué
une surprise, synonyme d'humiliation et de désarroi, précipitant
la course en avant face à un terrorisme insaisissable et l'enlisement
dans une nouvelle guerre en Irak. (couv.).
M.
Le Bris, O. Grunewald, Vue
sur l'Ouest américain, territoire sauvage, Le Chêne,
2005.
-*
L'ouvrage
joue véritablement le pari du format panoramique, laissant toute
leur place aux paysages, ouvrant les perspectives pour donner aux espaces
leur vraie respiration. Grâce à une étroite adéquation
entre les éblouissantes photos d'Olivier Grunewald et le texte documenté,
épique et historique de Michel le Bris, il donne à découvrir
des aspects inattendus, originaux de l'Ouest mythique. L'accent est mis
sur les matières, les couleurs, les ciels et les espaces, mais aussi
sur des détails significatifs (faune, flore). Quelques documents
anciens (Indiens, chercheurs d'or, etc.) appuient le propos de l'auteur.
(couv).
Chauprade,
Géopolitique
des États-Unis, Ellipses-Marketing, 2004.
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