 |
On donne généralement
le nom de montagne à une élévation un peu considérable
de la surface terrestre; les collines sont de petites montagnes,
et quand les collines sont isolées, on les appelle monticules
et buttes. Mais plus que l'altitude, c'est le caractère accidenté
et les dénivellations rapides du terrain qui le définissent
comme montagneux. Nous allons décrire les diverses parties d'une
montagne, puis nous dirons comment les montagnes se groupent entre elles
pour former ces grandes masses, ces chaînes, que nous présente
la surface du globe.
Afin d'introduire de façon simplifiée
le vocabulaire utilisé pour décrire les montagnes, admettons
qu'une montagne ait exactement la forme d'un prisme triangulaire, et que
ce prisme soit placé sur une de ses faces : cette face se nomme
la base de la montagne; son périmètre en est le pied;
les deux autres faces adjacentes, qui viennent se réunir à
l'arête opposée, en sont les flancs; cette arête
elle-même en est la crête ou le faîte;
les deux bases du prisme sont les extrémités de la
montagne. Dans la nature les plans de ces extrémités sont
en général obliques à la base; et quand ils sont verticaux,
ou à peu près, on les nomme escarpements; il en est
de même pour les flancs. Ainsi, dans une montagne un escarpement
est un flanc ou une extrémité dont la direction est
voisine de la verticale.
Si on coupe le prisme triangulaire par
un plan vertical passant par la crête, on formera deux montagnes,
dont l'un des flancs sera un escarpement. La perpendiculaire abaissée
de la crête sur la base mesure la hauteur de la montagne. Si par
un point de cette ligne on fait passer un plan parallèle à
la base, on aura alors un prisme quadrangulaire, et la crête sera
remplacée par la portion du plan sécant comprise entre les
flancs et les extrémités; c'est là ce que l'on nomme
un plateau : on voit que le plateau peut être
plus ou moins étendu, suivant qu'il est plus ou moins rapproché
de la base. Si par un point pris sur la crête, et par le pied des
extrémités de la montagne, on fait passer deux plans, on
déterminera ainsi une pyramide quadrangulaire. Les deux faces opposées
les plus étendues seront les flancs, et les deux autres les extrémités;
le sommet de la pyramide sera le sommet de la montagne. Par des
modifications, très concevables on peut avoir un cône; alors
toute la surface prend le nom de flancs : presque tous les cônes
sont volcaniques. Quand le sommet d'une montagne
est très aigu, on lui donne le nom d'aiguille : on appelle
aussi aiguilles les pointes élevées qui se trouvent sur les
crêtes, les plateaux, etc.
Dans la nature les choses ne se trouvent
pas disposées aussi régulièrement que nous venons
de le dire : une montagne n'est jamais exactement un prisme triangulaire,
une pyramide ou un cône; mais par des abstractions sa forme peut
toujours se ramener à celle d'un de ces trois solides. Les flancs
et les extrémités sont des surfaces courbes, plus ou moins
compliquées, et dont la forme dépend essentiellement de la
nature des roches qui composent la montagne. Dans les escarpements on voit
des parties plus ou moins inclinées et même horizontales;
ce n'est que l'inclinaison générale qui approche de la verticale.
Les faîtes ne sont jamais des ligues droites, ni même des lignes
courbes, mais des surfaces étroites. Les sommets ne sont pas des
points, mais de petits plateaux, dont les dimensions ne sont jamais comparables
à celles de la base de la montagne. Les plateaux peuvent être
assez réguliers; cependant ils présentent ordinairement beaucoup
d'inégalités; ils penchent plus ou moins vers telle ou telle
partie de la montagne; on y distingue toujours une espèce de crête
qui forme la ligne de partage des eaux.
On rencontre fort peu de montagnes isolées
dans la nature; elles se trouvent ordinairement réunies, et forment
des massifs plus ou moins considérables, qui s'étendent en
longueur dans de certaines directions, en jetant des ramifications à
droite et à gauche. C'est à ces massifs que les géographes
ont donné le nom de chaînes. Pour les former, les montagnes
se sont groupées d'une infinité de manières.
La chaîne la plus simple que l'on
puisse imaginer est celle qui serait formée par une série
de montagnes placées sur une même ligne droite; les montagnes
étant du reste disposées à côté les unes
des autres d'une manière quelconque. Alors l'ensemble des pieds
de chaque montagne forme le pied de la chaîne, de même que
l'ensemble des flancs forme les flancs de la chaîne, que l'on désigne
en les rapportant aux points cardinaux. Les flancs d'une chaîne portent
aussi le nom de versants, parce qu'ils versent les eaux dans les
plaines;
les extrémités d'une chaîne sont les points où
elle se termine dans le sens de sa longueur. On appelle axe d'une chaîne
la ligne imaginaire qui passerait par le centre de chaque montagne. Le
faîte de la chaîne est formé par l'ensemble des crêtes,
des sommets et des lignes de partage des eaux sur les plateaux
des montagnes qui la composent. On conçoit, d'après cela,
que cette ligne doit être une couche très compliquée
et toujours discontinue. Le faîte détermine le partage des
eaux qui coulent sur les deux versants opposés; c'est là
sa propriété caractéristique, celle qui doit servir
à le déterminer dans toutes les circonstances. Dans une chaîne,
il y a toujours des protubérances qui s'élèvent au-dessus
des parties adjacentes; c'est ce que l'on nomme des cimes : souvent les
cimes sont assez loin du faîte; telle est par exemple, la situation
du pic du Midi de Bigorre, et du Mont Perdu, dans les Pyrénées.
Les montagnes, en se réunissant,
laissent entre elles des dépressions plus ou moins considérables,
qui sont les vallées; les flancs qui laissent entre eux la dépression
forment ceux de la vallée : on les nomme aussi versants.
La courbe résultant de l'intersection de ces deux surfaces, celle
que suivent les eaux qui tombent dans la vallée, se nomme le thalweg.
D'après la forme générale des montagnes, on conçoit
qu'ordinairement il doit y avoir deux vallées opposées de
chaque côté d'une chaîne; c'est effectivement ce qui
a lieu. Les deux vallées se réunissent par l'espace, plus
ou moins étendu suivant la forme et le rapprochement des montagnes,
qui sépare les deux sommets ou les deux crêtes; cet espace
porte le nom de col. Ainsi les cols sont des crans dans le faîte
d'une chaîne, qui font communiquer entre elles les vallées
de deux versants opposés.
Il n'existe pas de chaîne aussi simple
que celle que nous venons de considérer; c'est là seulement
la masse principale. Dans son cours, chaque chaîne jette à
droite
et à gauche des ramifications plus ou moins étendues, plus
ou moins rapprochées les unes des autres; on nomme rameaux
celles qui partent de la masse principale. Chaque rameau peut lui-même
être considéré comme une chaîne simple; on y
distingue toutes les parties dont nous avons donné la définition.
Les ramifications qu'il jette se nomment contreforts. Ainsi, toute
chaîne de montagnes présente une masse principale, des rameaux
et des contre-forts.
Les rameaux laissent entre eux des vallées
qui partent du faîte. Entre les diverses ramifications de ces vallées
principales se trouvent d'autres vallées, qui viennent tomber dans
les premières. Il en existe également entre les ramifications
des contre-forts, qui viennent tomber dans les secondes, etc. Les vallées
sont désignées par les noms de vallées du 1er,
du 2e, du 3e
ordre, etc. Il existe des vallées dont la direction est parallèle
à celle de la chaîne; on les nomme vallées longitudinales.
Nous avons réduit les choses à
leur plus simple expression pour mieux faire comprendre les relations qui
existent entre les différentes parties d'une masse de montagnes;
mais dans la nature les montagnes sont beaucoup plus compliquées;
les unes forment des courbes très irrégulières et
souvent interrompues; les rameaux prennent toutes sortes de directions;
ils se coupent et laissent entre eux de vastes plaines; et néanmoins,
en examinant la carte géographique d'une chaîne quelconque,
on y reconnaît très bien toutes les parties dont nous venons
de parler.
Les chaînes de montagnes sont rarement
isolées : elles tiennent plus ou moins directement les unes aux
autres; les limites qu'on leur assigne ne sont, le plus souvent, que de
convention; il est même rare que les géographes s'accordent
dans cette détermination. L'Europe et l'Asie
sont traversées, chacune dans leur plus grande longueur, par une
grande bande élevée. Celle de l'Europe a sa partie centrale
au Saint-Gothard; et de là l'inclinaison générale
baisse dans tous les sens, vers la Baltique, la mer Noire, l'Atlantique
et la Méditerranée; enfin,
toutes ces pentes sont découpées, par les lits des fleuves,
en diverses chaînes. (Rozet).
Les montagnes
de la Terre
Sur le tableau suivant (adapté de la
classification de Huot), les montagnes sont regroupées selon des
principes simples : on distingue des systèmes, des groupes, des
chaînes et des rameaux.
Nous entendons par rameau un assemblage
de montagnes peu considérables, partant d'une chaîne. Une
chaîne
est une réunion de montagnes importantes, qui change quelquefois
de nom lorsqu'elle occupe, une grande étendue. Elle peut être
isolée, comme elle peut faire partie d'un groupe. Un groupe
est la réunion de plusieurs chaînes qui se prolongent dans
diverses directions. Un système se compose de plusieurs groupes
liés, entre eux, quelles que soient leur étendue et leur
altitude.
Ces principes une fois admis; les montagnes
de l'Europe formeront six systèmes, celles
de l'Asie quatre, celles de l'Afrique
quatre également, et celles de l'Amérique
cinq. Un peu à part sont l'Océanie,
qui est composée d'archipels, dont certains montagneux (Hawaii,
Nouvelle-Zélande,
etc.), et d'une grande île, l'Australie,
que l'on peut considérer comme un continent (avec deux groupes de
montagnes), et l'Antarctide, pour laquelle
on retiendra un seul grand système, composé de deux groupes,
placés dans l'alignement l'un de l'autre.
-
| Europe |
Système
hispanique.
Se
compose des Pyrénées et de toutes les montagnes de l'Espagne
et du Portugal. |
Pyrénées.
Le groupe pyrénaïque est composé de toutes les chaînes
appartenant aux Pyrénées. Point culminant : le Pic d'Aneto. |
| Groupe ibérique,
qui se rattache au précédent, ainsi que l'a montré
Bory de Saint-Vincent, mais qui cependant doit en être distingué
par de fortes dépressions, comprend la Sierra de Occa, celle de
Moncayo, celle de Molina, ainsi que plusieurs autres, et va terminer un
de ses rameaux au cap Saint-Martin et l'autre près des rives de
la Segura. Point culminant : Sierra de Moncayo. |
| Groupe carpétano-vettonique,
qui se rattache au précédent et sépare le cours du
Duero de celui du Tage. Point culminant : Sierra de Gredos. |
| Groupe lusitanique, qui
se dirige vers le sud du Portugal. Point culminant : Sierra de Guadalupe. |
| Sierra
Morena |
| Groupe mariano-cunéique,
composé de la réunion des deux systèmes marianique
et cunéique de Bory de Saint-Vincent. Point culminant : Sierra Sagra. |
| Groupe bétique, le
moins important par son étendue, mais le plus considérable
par sa hauteur, forme un des bassins du Guadalquivir, et produit, par le
prolongement d'un de ses rameaux, le rocher de Gibraltar. Point culminant
: Cerro de Mulhacen. |
Système
alpique
Ce
système couvre de ses ramifications la sixième partie
de toute l'Europe. Point culminant : le Mont-Blanc. |
Groupe occidental ou franco-celtique,
comprenant toutes les montagnes de la France (Massif
central et Cévennes, Massif
armoricain,
Vosges), des Pays-Bas et d'une
partie de l'Allemagne, et composé de chaînes plus ou moins
distinctes. Point culminant : le Puy de Sancy. |
| Groupe central ou helvétique,
comprenant 1° la chaîne
du Jura et 2° celle des Alpes. |
| Groupe méridional
ou italique, composé des différentes branches de l'Apennin
et de leur prolongement dans la Sicile. Points culminants : le Monte Cavallo,
dans l'Abruzze ultérieure et le mont Etna en Sicile. |
| Groupe oriental ou slavo-hellénique,
composé de plusieurs chaînes et de branches qui s'étendent
en Bosnie, en Serbie et en Bulgarie, en Thrace, la Macédoine, l'Albanie,
l'Épire, la Thessalie et la Morée. Points culminants : le
mont Dinara, la chaîne du Pinde, le Balkan,
la chaîne du Rhodope. |
| Carpathes
et annexes (Sudètes, Monts Métallifères,
etc.), qui forment le groupe septentrional ou slavo-germanique, séparé
du groupe central par le cours du Danube. Points culminants, dans les Carpathes
orientales, le Ruska-Poyana; dans les Carpathes occidentales, Eisthaler-Spitze. |
Système
sarmatique.
Composé
seulement de petites montagnes et de plateaux fort étendus, qui
occupent la Russie d'Europe, la Fionie, la Poméranie et l'Oust de
l'Allemagne et la Pologne. Point culminant : chaîne de la rive droite
de la Volga. |
Système
scandinavique.
S'étend
depuis l'extrémité septentrionale de l'Europe ou le Finmark,
jusqu'à l'extrémité méridionale de la Suède. |
Groupe du Koelen, dont le
point culminant est le Sulitelma. |
| Groupe du Dovez, dont le
point culminant est le Snee-haetta. |
| Groupe du Herdamguerfield,
dont le point culminant est le sommet du Sognefield. |
Système
britannique.
|
Groupe septentrional.
Composé
des montagnes de Caithness et de l'Inverness, comprend aussi les îles
Orcades et les Hébrides, qui ne sont
que les extrémités de leurs ramifications. |
| Monts Grampians. Point culminant
le mont Ben-Nevis. |
| Monts Cheviot. |
| Chaîne Pennine et
monts du Cumberland |
| Monts Cambriens et Monts
Noirs (montagnes du Pays de Galles) |
| Hauteurs de la Cornouailles
et du Devon (auxquelles on peut rattacher les South et North Downs, Cotswold
Hills, Chiltren Hills, Mendip Hills, Dorset Downs, etc.) |
| Groupe irlandais, formé
de toutes les petites hauteurs qui couvrent l'Irlande
(monts Mourne, monts de Connemara, monts du Kerry, monts de Wicklow, etc.). |
Système
sardo-corse.
Ainsi
appelé par Bourguine dans son Tableau des montagnes. |
Groupe de la Corse,
dont le point culminant est le Monte-Rotondo. |
| Groupe de la Sardaigne,
dont le point le plus élevé est le Genargentu. |
| Asie |
Système
himalayen.
Ce
système est le plus considérable, non seulement de l'Asie,
mais du monde entier. |
Grouge ouralien, constitué
par l'Oural, et qui sépare l'Europe de l'Asie.
Point culminant : le mont Tanagaï. |
| Groupe altaïque, constitué
par l'Altaï, et qui succède au précédent
dans la direction de l'ouest à l'est. Montagnes
de Kolyvan. |
Groupe indo-iranien, qui
comprend :
à l'Est, le Pamir,
les Monts Lahori, l'Hindou
Kouch, le Karakoram et l'Himalaya
(points culminants : l'Everest, le Lhotse, le Daulaghiri etc.);
à l'Ouest, le Kopet-Dagh,
les monts Alborz et les monts Zagros, que l'on peut aussi voir comme des
composantes du système caucasique.
|
| Groupe sinique, avec notamment
les monts Kouen-Loun et le Tian
Chan, au Nord du groupe indo-iranien. |
Système
indien.
Séparé
du système l'himalayen par le cours du Gange. |
Monts Kimour, dont les ramifications
paraissent s'unir aux montagnes qui couvrent la péninsule du Gujarate. |
| Monts Gandwana, qui s'unissent
au sud-ouest aux monts Bundeh. |
| Groupe des Ghâts,
qui s'étend sur tout le littoral occidental de l'Inde. Point culminant
: le mont Taddiandamalla; |
| Montagnes de l'île
de Sri Lanka, qui ne sont que la suite des Ghâts.
Point culminant : le pic d'Adam. |
Système
caucasique.
Sépare
l'Europe et l'Asie. |
Groupe du Caucase,
dont la cime la plus élevée est celle de l'Elbrouz. |
| Groupe du Taurus et le Massif
arménien, dont le point culminant est le mont Ararat.
Mont
Liban. |
Système
arabique.
Entièrement
séparé du précédent, se compose des trois groupes
qui s'élèvent au milieu des déserts sablonneux de
l'Arabie. |
Le groupe du Sinaï. |
| Groupe de Téhama.
Projette des rameaux dans diverses directions. |
| Groupe d'Oman. Borde
le littoral du golfe Persique. |
| Afrique |
Système abyssinien.
Composé
de la grande chaîne des monts de la Lune, de celle des monts Tegla,
et de celle qui borde la mer Rouge. |
Point culminant : le mont
Amba-Geshen. |
Système cafro-guinéen.
Commence
au nord de la ligne équinoxiale, comprend les monts Lupata, ceux
du cap de Bonne-Espérance, et se termine en collines sur la côte
de Guinée. |
Point culminant : la plus
haute cime des monts Nieuweveld. |
| Système sénégambien. |
Fouta-Djalon.
Donne naissance aux fleuves du Sénégal et à la Gambie. |
| Système maghrébin. |
La chaîne du mont
Atlas
(avec le massif du Djurjura, à l'Est)
et les monts Ammer forment son principal groupe. |
| Amérique |
Le Système
orego-mexicain. Commence à l'extrémité
la plus septentrionale de l'Amérique, et se termine vers le golfe
de Darien. |
Groupe occidental, comprenant
la Cordillère du Nouveau-Cornouaille et celle de la Californie. |
| Groupe oriental, comprenant
les Montagnes Rocheuses, les monts
Ozark, la Cordillère du Nouveau-Mexique, celle de Durango, celles
d'Oaxaca et de Mexico; celles du Guatemala, de Veragua et de Costa-Rica. |
Système Alléghanien.
Formé
de plusieurs chaînes réunies comme un seul groupe. |
Appalaches,
King's
Mountain. |
Cordillère
des Andes.
Le
Système ando-péruvien pourrait être considéré
comme formé de quatre groupes, qui seraient à proprement
parler les quatre grandes divisions adoptées par Humboldt. Les points
de jonction de chacune de ces divisions déterminent la limite de
chaque groupe. |
Cordillères de la
Colombie. |
| Andes du Pérou. |
| Andes du Chili et du Potosi
(Bolivie). |
| Andes patagoniques. |
Système parimien.
Composé
de plusieurs chaînes, dont la plus importante est la Sierra Parime. |
Point culminant : le Duida. |
Système brésilien.
S'étend
sur le côté oriental de l'Amérique, depuis le 4e degré
de latitude méridionale jusqu'à l'embouchure du Rio de la
Plata. |
Point culminant : l'Itambe. |
| Océanie |
Système
australien. |
Groupe oriental, formé
d'un ensemble de massif, et culminant aux mont Musgrave |
| Groupe oriental, formé
du Great dividing range, qui longe toute la façade Est de l'Australie. |
| Systèmes
divers |
Montagnes de Nouvelle-Zélande |
| Îles montagneuses
de Hawaii |
| Antarctide |
Chaîne
antarctique |
Groupe de la Terre Victoria
à la Chaîne de la Reine Maud. |
| Groupe de la Péninsule
de Palmer et de la Terre de Graham. |
Le résultat ainsi obtenu est
commode pour l'exposition, mais n'a rien d'absolu. Déjà la
division en continents est assez artificielle
: la distinction de l'Europe et de l'Asie
a une origine historique et n'est pas motivée d'un point de vue
géologique : placer, dès lors le Caucase et l'Oural en Asie
a quelque chose d'arbitraire. De la même façon, si l'on se
place au point de vue des structures géologiques, l'Afrique
et la Péninsule arabique appartiennent à un même ensemble.
Pour regrouper plus convenablement les montagnes, il faudrait se placer
à une échelle plus globale. On reconnaîtra alors, à
côté de systèmes isolés, deux grand ensembles
: la ceinture péripacifique, qui longe tout l'Est de l'Asie
et tout l'Ouest des deux Amériques, et
qui est aussi le siège d'une importante activité volcanique
(ceinture de feu du Pacifique), et , se
développant dans une direction quasiment perpendiculaire, la ceinture
mésogéenne
ou théthysienne (parfois aussi appelée alpine)
: elle s'étend de l'Ouest de l'Europe (Espagne,
Pyrénées,
Alpes)
à la Péninsule indochinoise (Monts de l'Annam), en passant
par l'Anatolie et le Caucase, l'Iran
et l'Himalaya.
 |
Collectif,
Petit
atlas des animaux de montagne, Delachaux et Niestlé,
2010.
2603016628
Les
montagnes sont, à bien des égards, un milieu qui nous apparaît
hostile : cimes enneigées, pentes infinies, déserts de roches
et de glace… Mais ce sont aussi de verdoyants alpages, des forêts
superbes, des milieux moins élevés où il fait bon
vivre. Ces milieux très diversifiés abritent une faune tout
à fait remarquable, parfaitement adaptée aux conditions de
cet environnement. Mieux que l’homme encore, certaines espèces sont
capables de vivre ici en parfaite harmonie avec leur habitat. Mammifères,
oiseaux,
reptiles,
amphibiens
et insectes sont décrits minutieusement
dans ce petit atlas. (couv.).
Jean
Terrisse, Petit
atlas des fleurs de montagne, Delachaux et Niestlé,
2008. - Qu'il s'agisse de hautes montagnes comme
les Alpes (4807 m au Mont Blanc) et les Pyrénées (3404 m
au pic d'Aneto), ou de moyennes montagnes comme le Massif Central (1 886
m au Puy de Sancy) ou le Jura (1 723 m au Reculet), la France possède
une variété exceptionnelle de massifs montagneux, inégalée
en Europe.
Cette
diversité se reflète dans la richesse de sa flore
montagnarde qui comprend près de 1250 espèces différentes,
soit environ 30% des 4500 espèces recensées à ce jour
sur le territoire national. Ce guide vous propose de découvrir par
la couleur 80 de ces espèces, représentatives des familles
et des genres typiques des étages alpins (2 200-3 000 m) et subalpins
(1 600-2 200 m), choisies en raison de leur fréquence et de leur
facilité d'identification.
Olivier
Holblan, L'invention
de l'alpinisme, Belin, 2008 - L'ascension
du Mont Blanc, à la fin du XVIIIème siècle, est généralement
considérée, au moins symboliquement, comme l'acte de naissance
de l'alpinisme. Cet exploit s'inscrit dans le vaste mouvement d'inventaire
du monde et d'affirmation de l'individu, initié par "les lumières".
Une ère nouvelle s'ouvre, celle de l'exploration des terres inconnues,
des "voyages de découverte", des expéditions scientifiques,...
La curiosité suscitée par les cimes enneigées des
Alpes et des Pyrénées tient également aux effets du
romantisme. La contemplation "des glacières de Suisse et de Chamonix",
les excursions au pied des crêtes immaculées, la sensibilité
aux formes grandioses de la nature constituent les prémices du tourisme
cultivé. Dès lors, toutes les conditions semblent réunies
pour que commence la conquête des sommets encore vierges. Les fractions
cultivées de la bourgeoisie vont se saisir de ce projet pour afficher
leur foi dans le progrès, le travail et
l'utilitarisme, se démarquant ainsi
du style de vie aristocratique, caractérisé par le gaspillage
ostentatoire du temps libre et la célébration de l'oisiveté.
Dans tous les pays de l'Europe occidentale,
leurs représentants vont fonder les premiers clubs alpins. Un des
apports originaux de l'ouvrage est de montrer cette influence des milieux
cultivés dans le processus d'institutionnalisation de l'alpinisme
et sur les orientations adoptées par les différents clubs
européens. Les Anglais jouent
un rôle précurseur en créant dès 1857, l'alpine
club. Leur exemple inspire des initiatives identiques en Suisse,
en Italie, en Autriche,
en Allemagne en Pologne
et en France dans les années suivantes.
Au-delà des dimensions communes, les contributions de chacun des
auteurs soulignent les points de divergence entre les différents
clubs. Certaines de leurs finalités ont eu en effet un développement
variable en fonction des configurations culturelles et des traditions propres
à chaque nation. Les débats autour de la définition
légitime de l'alpinisme au moment où émerge "l'alpinisme
acrobatique" au sein des sections académiques et la diversité
du niveau d'engagement des clubs dans la conquête des massifs extra-européens,
frilosité des uns, initiatives pionnières des autres, en
fournissent d'excellentes illustrations. La prise en compte parmi les facteurs
explicatifs des divergences, de la perception singulière du rapport
au corps et aux exercices physiques qui prévaut dans certains de
ces pays, constitue un autre des apports inédits de cet ouvrage.
(couv.).
Walter
Bonatti, Montagnes
d'une vie, Arthaud, 2005.
-
Walter
Bonnati, grimpeur solitaire, pionnier de l'alpinisme extrême, rescapé
d'aventures dramatiques comme celle du pilier du Fréney, raconte
ses mémoires.
Chaque
chapitre est consacré à l'une de ces montagnes qui ont marqué
sa vie et jalonné sa carrière : le Grand Capucin, le Dru,
le K2, les Grandes Jorasses, le Cervin, les sommets de Patagonie
et, plus particulièrement, le massif du Mont-Blanc, où Bonatti
a frôlé la mort et sauvé des vies.
Il
explique par ailleurs pourquoi il a abandonné l'alpinisme en 1963
et s'interroge sur l'évolution de ce dernier. L'auteur détaille
les situations, les décisions, les méthodes, l'éthique,
qui ont fait de lui une figure des plus atypiques de l'alpinisme du XXe
siècle (couv.).
R.
Fritsch et al., Flore
des montagnes, Didier Richard, 2004.
-
Cette
Flore
des montagnes, régulièrement rééditée,
constitue un aide-mémoire indispensable pour tous les amoureux de
la nature. De la primevère au lis martagon, des "simples" que l'on
effleure au fil des sentiers aux plus précieuses parfois menacées,
les fleurs, classées selon la couleur de leur robe, livrent tous
leurs secrets. (couv). |
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