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Les montagnes
On donne généralement le nom de montagne à une élévation un peu considérable de la surface terrestre; les collines sont de petites montagnes, et quand les collines sont isolées, on les appelle monticules et buttes. Mais plus que l'altitude, c'est le caractère accidenté et les dénivellations rapides du terrain qui le définissent comme montagneux. Nous allons décrire les diverses parties d'une montagne, puis nous dirons comment les montagnes se groupent entre elles pour former ces grandes masses, ces chaînes, que nous présente la surface du globe.

Afin d'introduire de façon simplifiée le vocabulaire utilisé pour décrire les montagnes, admettons qu'une montagne ait exactement la forme d'un prisme triangulaire, et que ce prisme soit placé sur une de ses faces : cette face se nomme la base de la montagne; son périmètre en est le pied; les deux autres faces adjacentes, qui viennent se réunir à l'arête opposée, en sont les flancs; cette arête elle-même en est la crête ou le faîte; les deux bases du prisme sont les extrémités de la montagne. Dans la nature les plans de ces extrémités sont en général obliques à la base; et quand ils sont verticaux, ou à peu près, on les nomme escarpements; il en est de même pour les flancs. Ainsi, dans une montagne un escarpement est un flanc ou une extrémité dont la direction est voisine de la verticale. 

Si on coupe le prisme triangulaire par un plan vertical passant par la crête, on formera deux montagnes, dont l'un des flancs sera un escarpement. La perpendiculaire abaissée de la crête sur la base mesure la hauteur de la montagne. Si par un point de cette ligne on fait passer un plan parallèle à la base, on aura alors un prisme quadrangulaire, et la crête sera remplacée par la portion du plan sécant comprise entre les flancs et les extrémités; c'est là ce que l'on nomme un plateau : on voit que le plateau peut être plus ou moins étendu, suivant qu'il est plus ou moins rapproché de la base. Si par un point pris sur la crête, et par le pied des extrémités de la montagne, on fait passer deux plans, on déterminera ainsi une pyramide quadrangulaire. Les deux faces opposées les plus étendues seront les flancs, et les deux autres les extrémités; le sommet de la pyramide sera le sommet de la montagne. Par des modifications, très concevables on peut avoir un cône; alors toute la surface prend le nom de flancs : presque tous les cônes sont volcaniques. Quand le sommet d'une montagne est très aigu, on lui donne le nom d'aiguille : on appelle aussi aiguilles les pointes élevées qui se trouvent sur les crêtes, les plateaux, etc.
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Pakistan : le massif du K2.
Le massif du K-2 (le second plus haut sommet du monde après l'Everest), vu depuis l'espace.
Cette montagne, située au Nord du Pakistan, culmine à 8611 m. Image : Nasa.

Dans la nature les choses ne se trouvent pas disposées aussi régulièrement que nous venons de le dire : une montagne n'est jamais exactement un prisme triangulaire, une pyramide ou un cône; mais par des abstractions sa forme peut toujours se ramener à celle d'un de ces trois solides. Les flancs et les extrémités sont des surfaces courbes, plus ou moins compliquées, et dont la forme dépend essentiellement de la nature des roches qui composent la montagne. Dans les escarpements on voit des parties plus ou moins inclinées et même horizontales; ce n'est que l'inclinaison générale qui approche de la verticale. Les faîtes ne sont jamais des ligues droites, ni même des lignes courbes, mais des surfaces étroites. Les sommets ne sont pas des points, mais de petits plateaux, dont les dimensions ne sont jamais comparables à celles de la base de la montagne. Les plateaux peuvent être assez réguliers; cependant ils présentent ordinairement beaucoup d'inégalités; ils penchent plus ou moins vers telle ou telle partie de la montagne; on y distingue toujours une espèce de crête qui forme la ligne de partage des eaux.

On rencontre fort peu de montagnes isolées dans la nature; elles se trouvent ordinairement réunies, et forment des massifs plus ou moins considérables, qui s'étendent en longueur dans de certaines directions, en jetant des ramifications à droite et à gauche. C'est à ces massifs que les géographes ont donné le nom de chaînes. Pour les former, les montagnes se sont groupées d'une infinité de manières.

La chaîne la plus simple que l'on puisse imaginer est celle qui serait formée par une série de montagnes placées sur une même ligne droite; les montagnes étant du reste disposées à côté les unes des autres d'une manière quelconque. Alors l'ensemble des pieds de chaque montagne forme le pied de la chaîne, de même que l'ensemble des flancs forme les flancs de la chaîne, que l'on désigne en les rapportant aux points cardinaux. Les flancs d'une chaîne portent aussi le nom de versants, parce qu'ils versent les eaux dans les plaines; les extrémités d'une chaîne sont les points où elle se termine dans le sens de sa longueur. On appelle axe d'une chaîne la ligne imaginaire qui passerait par le centre de chaque montagne. Le faîte de la chaîne est formé par l'ensemble des crêtes, des sommets et des lignes de partage des eaux sur les plateaux des montagnes qui la composent. On conçoit, d'après cela, que cette ligne doit être une couche très compliquée et toujours discontinue. Le faîte détermine le partage des eaux qui coulent sur les deux versants opposés; c'est là sa propriété caractéristique, celle qui doit servir à le déterminer dans toutes les circonstances. Dans une chaîne, il y a toujours des protubérances qui s'élèvent au-dessus des parties adjacentes; c'est ce que l'on nomme des cimes : souvent les cimes sont assez loin du faîte; telle est par exemple, la situation du pic du Midi de Bigorre, et du Mont Perdu, dans les Pyrénées.

Les montagnes, en se réunissant, laissent entre elles des dépressions plus ou moins considérables, qui sont les vallées; les flancs qui laissent entre eux la dépression forment ceux de la vallée : on les nomme aussi versants. La courbe résultant de l'intersection de ces deux surfaces, celle que suivent les eaux qui tombent dans la vallée, se nomme le thalweg. D'après la forme générale des montagnes, on conçoit qu'ordinairement il doit y avoir deux vallées opposées de chaque côté d'une chaîne; c'est effectivement ce qui a lieu. Les deux vallées se réunissent par l'espace, plus ou moins étendu suivant la forme et le rapprochement des montagnes, qui sépare les deux sommets ou les deux crêtes; cet espace porte le nom de col. Ainsi les cols sont des crans dans le faîte d'une chaîne, qui font communiquer entre elles les vallées de deux versants opposés.

Il n'existe pas de chaîne aussi simple que celle que nous venons de considérer; c'est là seulement la masse principale. Dans son cours, chaque chaîne jette à droite et à gauche des ramifications plus ou moins étendues, plus ou moins rapprochées les unes des autres; on nomme rameaux celles qui partent de la masse principale. Chaque rameau peut lui-même être considéré comme une chaîne simple; on y distingue toutes les parties dont nous avons donné la définition. Les ramifications qu'il jette se nomment contreforts. Ainsi, toute chaîne de montagnes présente une masse principale, des rameaux et des contre-forts. 

Les rameaux laissent entre eux des vallées qui partent du faîte. Entre les diverses ramifications de ces vallées principales se trouvent d'autres vallées, qui viennent tomber dans les premières. Il en existe également entre les ramifications des contre-forts, qui viennent tomber dans les secondes, etc. Les vallées sont désignées par  les noms de vallées du 1er, du 2e, du 3e ordre, etc. Il existe des vallées dont la direction est parallèle à celle de la chaîne; on les nomme vallées longitudinales.

Nous avons réduit les choses à leur plus simple expression pour mieux faire comprendre les relations qui existent entre les différentes parties d'une masse de montagnes; mais dans la nature les montagnes sont beaucoup plus compliquées; les unes forment des courbes très irrégulières et souvent interrompues; les rameaux prennent toutes sortes de directions; ils se coupent et laissent entre eux de vastes plaines; et néanmoins, en examinant la carte géographique d'une chaîne quelconque, on y reconnaît très bien toutes les parties dont nous venons de parler.

Les chaînes de montagnes sont rarement isolées : elles tiennent plus ou moins directement les unes aux autres; les limites qu'on leur assigne ne sont, le plus souvent, que de convention; il est même rare que les géographes s'accordent dans cette détermination. L'Europe et l'Asie sont traversées, chacune dans leur plus grande longueur, par une grande bande élevée. Celle de l'Europe a sa partie centrale au Saint-Gothard; et de là l'inclinaison générale baisse dans tous les sens, vers la Baltique, la mer Noire, l'Atlantique et la Méditerranée; enfin, toutes ces pentes sont découpées, par les lits des fleuves, en diverses chaînes. (Rozet).

Les montagnes de la Terre

Sur le tableau suivant (adapté de la classification de Huot), les montagnes sont regroupées selon des principes simples : on distingue des systèmes, des groupes, des chaînes et des rameaux. 

Nous entendons par rameau un assemblage de montagnes peu considérables, partant d'une chaîne. Une chaîne est une réunion de montagnes importantes, qui change quelquefois de nom lorsqu'elle occupe, une grande étendue. Elle peut être isolée, comme elle peut faire partie d'un groupe. Un groupe est la réunion de plusieurs chaînes qui se prolongent dans diverses directions. Un système se compose de plusieurs groupes liés, entre eux, quelles que soient leur étendue et leur altitude. 

Ces principes une fois admis; les montagnes de l'Europe formeront six systèmes, celles de l'Asie quatre, celles de l'Afrique quatre également, et celles de l'Amérique cinq. Un peu à part sont l'Océanie, qui est composée d'archipels, dont certains montagneux (Hawaii, Nouvelle-Zélande, etc.), et d'une grande île, l'Australie, que l'on peut considérer comme un continent (avec deux groupes de montagnes), et l'Antarctide, pour laquelle on retiendra un seul grand système, composé de deux groupes, placés dans l'alignement l'un de l'autre. 
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Europe Système hispanique.
Se compose des Pyrénées et de toutes les montagnes de l'Espagne et du Portugal. 
Pyrénées. Le groupe pyrénaïque est composé de toutes les chaînes appartenant aux Pyrénées. Point culminant : le Pic d'Aneto.
Groupe ibérique, qui se rattache au précédent, ainsi que l'a montré Bory de Saint-Vincent, mais qui cependant doit en être distingué par de fortes dépressions, comprend la Sierra de Occa, celle de Moncayo, celle de Molina, ainsi que plusieurs autres, et va terminer un de ses rameaux au cap Saint-Martin et l'autre près des rives de la Segura. Point culminant : Sierra de Moncayo.
Groupe carpétano-vettonique, qui se rattache au précédent et sépare le cours du Duero de celui du Tage. Points culminants : Sierra de Guadarrama, Sierra de Gredos.
Groupe lusitanique, qui se dirige vers le sud du Portugal. Point culminant : Sierra de Guadalupe.
Sierra Morena
Groupe mariano-cunéique, composé de la réunion des deux systèmes marianique et cunéique de Bory de Saint-Vincent. Point culminant : Sierra Sagra.
Groupe bétique, le moins important par son étendue, mais le plus considérable par sa hauteur, forme un des bassins du Guadalquivir, et produit, par le prolongement d'un de ses rameaux, le rocher de Gibraltar. Point culminant : Cerro de Mulhacen.
Système alpique
Ce système  couvre de ses ramifications la sixième partie de toute l'Europe. Point culminant : le Mont-Blanc.
Groupe occidental ou franco-celtique, comprenant toutes les montagnes de la France (Massif central et Cévennes, Massif armoricain, Vosges), des Pays-Bas et d'une partie de l'Allemagne (Forêt Noire), et composé de chaînes plus ou moins distinctes. Point culminant : le Puy de Sancy.
Groupe central ou helvétique, comprenant :   1° la chaîne du Jura et 2° celle des Alpes
Groupe méridional ou italique, composé des différentes branches de l'Apennin et de leur prolongement dans la Sicile. Points culminants : le Monte Cavallo, dans les Abruzzes et le mont Etna en Sicile.
Groupe oriental ou slavo-hellénique, composé de plusieurs chaînes et de branches qui s'étendent en Bosnie, en Serbie et en Bulgarie, en Thrace, en Macédoine, en Albanie, en Grèce. Points culminants : le mont Dinara, la chaîne du Pinde, le Balkan, la chaîne du Rhodope.
Carpathes et annexes (Sudètes, Monts Métallifères, etc.), qui forment le groupe septentrional ou slavo-germanique, séparé du groupe central par le cours du Danube. Points culminants, dans les Carpathes orientales, le Ruska-Poyana; dans les Carpathes occidentales, Eisthaler-Spitze.
Système sarmatique.
Composé seulement de petites montagnes et de plateaux fort étendus, qui occupent la Russie d'Europe, la Fionie, la Poméranie et l'Oust de l'Allemagne et la Pologne. Point culminant : chaîne de la rive droite de la Volga.
Système scandinavique.
S'étend depuis l'extrémité septentrionale de l'Europe ou le Finmark, jusqu'à l'extrémité méridionale de la Suède.
Groupe du Koelen, dont le point culminant est le Sulitelma.
Groupe du Dovez, dont le point culminant est le Snee-haetta.
Groupe du Herdamguerfield, dont le point culminant est le sommet du Sognefield.
Système britannique.
 

 

Groupe septentrional.
Composé des montagnes de Caithness et de l'Inverness, comprend aussi les îles Orcades et les Hébrides, qui ne sont que les extrémités de leurs ramifications.
Monts Grampians. Point culminant le mont Ben-Nevis.
Monts Cheviot.
Chaîne Pennine et monts du Cumberland
Monts Cambriens et Monts Noirs (montagnes du Pays de Galles)
Hauteurs de la Cornouailles et du Devon (auxquelles on peut rattacher les South et North Downs, Cotswold Hills, Chiltren Hills, Mendip Hills, Dorset Downs, etc.)
Groupe irlandais, formé de toutes les petites hauteurs qui couvrent l'Irlande (monts Mourne, monts de Connemara, monts du Kerry, monts de Wicklow, etc.).
Système sardo-corse.
Ainsi appelé par Bourguine dans son Tableau des montagnes.
Groupe de la Corse, dont le point culminant est le Monte-Rotondo.
Groupe de la Sardaigne, dont le point le plus élevé est le Genargentu.
Asie Système himalayen.
Ce système est le plus considérable, non seulement de l'Asie, mais du monde entier.
Grouge ouralien, constitué par l'Oural, et qui sépare l'Europe de l'Asie. Point culminant : le mont Tanagaï.
Groupe altaïque, constitué par l'Altaï, et qui succède au précédent dans la direction de l'ouest à l'est. Montagnes de Kolyvan.
Groupe indo-iranien, qui comprend :
  • à l'Est, le Pamir, les Monts Lahori, l'Hindou Kouch, le Karakoram et l'Himalaya (points culminants : l'Everest, le Lhotse, le Daulaghiri etc.);

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  • à l'Ouest, le Kopet-Dagh, les monts Alborz et les monts Zagros, que l'on peut aussi voir comme des composantes du système caucasique. 
  • Groupe sinique, avec notamment les monts Kouen-Loun et le Tian Chan, au Nord du groupe indo-iranien. 
    Système indien.
    Séparé du système l'himalayen par le cours du Gange. 
    Monts Kimour, dont les ramifications paraissent s'unir aux montagnes qui couvrent la péninsule du Gujarate.
    Monts Gandwana, qui s'unissent au sud-ouest aux monts Bundeh.
    Groupe des Ghâts, qui s'étend sur tout le littoral occidental de l'Inde. Point culminant : le mont Taddiandamalla;
    Montagnes de l'île de Sri Lanka, qui ne sont que la suite des Ghâts.  Point culminant : le pic d'Adam.
    Système caucasique.
    Sépare l'Europe et l'Asie.
    Groupe du Caucase, dont la cime la plus élevée est celle de l'Elbrouz.
    Groupe du Taurus et le Massif arménien, dont le point culminant est le mont Ararat.

    Mont Liban et Anti-Liban.

    Système arabique.
    Entièrement séparé du précédent, se compose des trois groupes qui s'élèvent au milieu des déserts sablonneux de l'Arabie.
    Le groupe du Sinaï.
    Groupe de Téhama. Projette des rameaux dans diverses directions.
    Groupe d'Oman. Borde le littoral du golfe Persique.
    Afrique Système abyssinien.
    Composé de la grande chaîne des monts de la Lune, de celle des monts Tegla, et de celle qui borde la mer Rouge.
    Point culminant : le mont Amba-Geshen.
    Système cafro-guinéen.
    Commence au nord de la ligne équinoxiale, comprend les monts Lupata, ceux du cap de Bonne-Espérance, et se termine en collines sur la côte de Guinée.
    Point culminant : la plus haute cime des monts Nieuweveld.
    Système sénégambien. Fouta-Djalon. Donne naissance aux fleuves du Sénégal et à la Gambie.
    Système maghrébin.  La chaîne du mont Atlas (avec le massif du Djurjura, à l'Est, le Djebel Dira, au Sud d'Alger, etc.) et les monts Ammer forment son principal groupe.
    Amérique Le Système orego-mexicain. Commence à l'extrémité la plus septentrionale de l'Amérique, et se termine vers le golfe de Darien. Groupe occidental, comprenant la Cordillère du Nouveau-Cornouaille et celle de la Californie. 
    Groupe oriental, comprenant les Montagnes Rocheuses, les monts Ozark, la Cordillère du Nouveau-Mexique, celle de Durango, celles d'Oaxaca et de Mexico; celles du Guatemala, de Veragua et de Costa-Rica.
    Système Alléghanien.
    Formé de plusieurs chaînes réunies comme un seul groupe. 
    Appalaches, King's Mountain.
    Cordillère des Andes.
    Le Système ando-péruvien pourrait être considéré comme formé de quatre groupes, qui seraient à proprement parler les quatre grandes divisions adoptées par Humboldt. Les points de jonction de chacune de ces divisions déterminent la limite de chaque groupe.
    Cordillères de la Colombie.
    Andes du Pérou.
    Andes du Chili et du Potosi (Bolivie).
    Andes patagoniques.
    Système parimien.
    Composé de plusieurs chaînes, dont la plus importante est la Sierra Parime
    Point culminant : le Duida.
    Système brésilien.
    S'étend sur le côté oriental de l'Amérique, depuis le 4e degré de latitude méridionale jusqu'à l'embouchure du Rio de la Plata. 
    Point culminant : l'Itambe.
    Océanie Système australien. Groupe oriental, formé d'un ensemble de massif, et culminant aux mont Musgrave
    Groupe oriental, formé du Great dividing range, qui longe toute la façade Est de l'Australie.
    Systèmes divers  Montagnes de Nouvelle-Zélande
    Îles montagneuses de Hawaii
    Antarctide Chaîne antarctique  Groupe de la Terre Victoria à la Chaîne de la Reine Maud.
    Groupe de la Péninsule de Palmer et de la Terre de Graham.

    Le résultat  ainsi obtenu est commode pour l'exposition, mais n'a rien d'absolu. Déjà la division en continents est assez artificielle : la distinction de l'Europe et de l'Asie a une origine historique et n'est pas motivée d'un point de vue géologique : placer, dès lors le Caucase et l'Oural en Asie a quelque chose d'arbitraire. De la même façon, si l'on se place au point de vue des structures géologiques, l'Afrique et la Péninsule arabique appartiennent à un même ensemble. Pour regrouper plus convenablement les montagnes, il faudrait se placer à une échelle plus globale. On reconnaîtra alors, à côté de systèmes isolés, deux grand ensembles : la ceinture péripacifique, qui longe tout l'Est de l'Asie et tout l'Ouest des deux Amériques, et qui est aussi le siège d'une importante activité volcanique (ceinture de feu du Pacifique), et , se développant dans une direction quasiment perpendiculaire, la ceinture mésogéenne ou théthysienne (parfois aussi appelée alpine) : elle s'étend de l'Ouest de l'Europe (Espagne, Pyrénées, Alpes) à la Péninsule indochinoise (Monts de l'Annam), en passant par l'Anatolie et le Caucase, l'Iran et l'Himalaya.



    Collectif, Petit atlas des animaux de montagne, Delachaux et Niestlé, 2010.
    2603016628
    Les montagnes sont, à bien des égards, un milieu qui nous apparaît hostile : cimes enneigées, pentes infinies, déserts de roches et de glace… Mais ce sont aussi de verdoyants alpages, des forêts superbes, des milieux moins élevés où il fait bon vivre. Ces milieux très diversifiés abritent une faune tout à fait remarquable, parfaitement adaptée aux conditions de cet environnement. Mieux que l’homme encore, certaines espèces sont capables de vivre ici en parfaite harmonie avec leur habitat. Mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et insectes sont décrits minutieusement dans ce petit atlas. (couv.).

    Jean Terrisse, Petit atlas des fleurs de montagne, Delachaux et Niestlé, 2008. - Qu'il s'agisse de hautes montagnes comme les Alpes (4807 m au Mont Blanc) et les Pyrénées (3404 m au pic d'Aneto), ou de moyennes montagnes comme le Massif Central (1 886 m au Puy de Sancy) ou le Jura (1 723 m au Reculet), la France possède une variété exceptionnelle de massifs montagneux, inégalée en Europe

    Cette diversité se reflète dans la richesse de sa flore montagnarde qui comprend près de 1250 espèces différentes, soit environ 30% des 4500 espèces recensées à ce jour sur le territoire national. Ce guide vous propose de découvrir par la couleur 80 de ces espèces, représentatives des familles et des genres typiques des étages alpins (2 200-3 000 m) et subalpins (1 600-2 200 m), choisies en raison de leur fréquence et de leur facilité d'identification.

    Olivier Holblan, L'invention de l'alpinisme, Belin, 2008 - L'ascension du Mont Blanc, à la fin du XVIIIème siècle, est généralement considérée, au moins symboliquement, comme l'acte de naissance de l'alpinisme. Cet exploit s'inscrit dans le vaste mouvement d'inventaire du monde et d'affirmation de l'individu, initié par "les lumières". Une ère nouvelle s'ouvre, celle de l'exploration des terres inconnues, des "voyages de découverte", des expéditions scientifiques,... La curiosité suscitée par les cimes enneigées des Alpes et des Pyrénées tient également aux effets du romantisme. La contemplation "des glacières de Suisse et de Chamonix", les excursions au pied des crêtes immaculées, la sensibilité aux formes grandioses de la nature constituent les prémices du tourisme cultivé. Dès lors, toutes les conditions semblent réunies pour que commence la conquête des sommets encore vierges. Les fractions cultivées de la bourgeoisie vont se saisir de ce projet pour afficher leur foi dans le progrès, le travail et l'utilitarisme, se démarquant ainsi du style de vie aristocratique, caractérisé par le gaspillage ostentatoire du temps libre et la célébration de l'oisiveté. Dans tous les pays de l'Europe occidentale, leurs représentants vont fonder les premiers clubs alpins. Un des apports originaux de l'ouvrage est de montrer cette influence des milieux cultivés dans le processus d'institutionnalisation de l'alpinisme et sur les orientations adoptées par les différents clubs européens. Les Anglais jouent un rôle précurseur en créant dès 1857, l'alpine club. Leur exemple inspire des initiatives identiques en Suisse, en Italie, en Autriche, en Allemagne en Pologne et en France dans les années suivantes. Au-delà des dimensions communes, les contributions de chacun des auteurs soulignent les points de divergence entre les différents clubs. Certaines de leurs finalités ont eu en effet un développement variable en fonction des configurations culturelles et des traditions propres à chaque nation. Les débats autour de la définition légitime de l'alpinisme au moment où émerge "l'alpinisme acrobatique" au sein des sections académiques et la diversité du niveau d'engagement des clubs dans la conquête des massifs extra-européens, frilosité des uns, initiatives pionnières des autres, en fournissent d'excellentes illustrations. La prise en compte parmi les facteurs explicatifs des divergences, de la perception singulière du rapport au corps et aux exercices physiques qui prévaut dans certains de ces pays, constitue un autre des apports inédits de cet ouvrage. (couv.). 

    Walter Bonatti, Montagnes d'une vie, Arthaud, 2005.
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    Walter Bonnati, grimpeur solitaire, pionnier de l'alpinisme extrême, rescapé d'aventures dramatiques comme celle du pilier du Fréney, raconte ses mémoires. 

    Chaque chapitre est consacré à l'une de ces montagnes qui ont marqué sa vie et jalonné sa carrière : le Grand Capucin, le Dru, le K2, les Grandes Jorasses, le Cervin, les sommets de Patagonie et, plus particulièrement, le massif du Mont-Blanc, où Bonatti a frôlé la mort et sauvé des vies.

    Il explique par ailleurs pourquoi il a abandonné l'alpinisme en 1963 et s'interroge sur l'évolution de ce dernier. L'auteur détaille les situations, les décisions, les méthodes, l'éthique, qui ont fait de lui une figure des plus atypiques de l'alpinisme du XXe siècle (couv.).

    R. Fritsch et al., Flore des montagnes, Didier Richard, 2004.
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    Cette Flore des montagnes, régulièrement rééditée, constitue un aide-mémoire indispensable pour tous les amoureux de la nature. De la primevère au lis martagon, des "simples" que l'on effleure au fil des sentiers aux plus précieuses parfois menacées, les fleurs, classées selon la couleur de leur robe, livrent tous leurs secrets. (couv).

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    Dictionnaire cosmographique
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