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S
Sable. - Le sable est une matière minérale, pulvérulente, composée de grains généralement fins, provenant de la désagrégation des roches siliceuses ou calcaires. Les principales formations de sable dans la série géologique sont : les sables de l'argile plastique, fins et blancs, parfois agglutinés en grès; les sables de Beauchamp, très fossilifères et paraissant résulter de la désagrégation du calcaire grossier, les sables de Fontainebleau, siliceux, jaunâtres ou blancs; les sables glauconifères, etc.

Saison. - En astronomie, c'est chacune des quatre divisions à peu près égales de l'année : les quatre saisons sont le printemps, l'été, l'automne et l'hiver.   Les saisons sont les parties de l'année comprises entre les différents passages du soleil aux solstices et aux équinoxes. Les durées des saisons sont inégales : cela tient à ce que l'orbite apparente du soleil sur la sphère céleste n'est pas circulaire, et que la Terre n'est pas placée au centre. La durée des saisons subit une variation lente. Actuellement, le printemps dure 92 jours 20 heures ; l'été, 93 jours 15 heures; l'automne, 89 jours 19 heures ; et l'hiver 89 jours. Dans l'hémisphère sud, l'ordre des saisons est inverse de celui de l'hémisphère nord, le printemps remplaçant l'automne, et inversement l'été remplaçant l'hiver. - En météorologie, c'est la période pendant laquelle dominent certains états de l'atmosphère  (saison des pluies, saison froide, etc.); cette division est assez arbitraire et dépend de la région de la Terre considérée. Les saisons correspondent à des conditions de chaleur et de lumière différentes, et par suite, elles ont une grande influence sur les vents, la végétation, la vie à la surface de la terre, etc. Dans l'hémisphère nord, c'est en hiver que le Soleil est le plus rapproché de la Terre, mais pendant cette saison il est, en revanche, bas sur l'horizon. ses rayons échauffent moins la Terre, et l'action se fait sentir pendant un temps relativement court.

Samarium (Sa). - Corps simple de numéro atomique 62 ; masse atomique : 150,4; densité : 7,75. C'est un métal rare, dont l'oxyde se trouve associé à celui du didyme dans la samarskite.

Saphir (minéralogie). - Ce nom désigne plusieurs variétés de Corindon que les joailliers emploient comme pierres de prix. On les taille avec la poussière de diamant sur des roues en plomb ou en cuivre imbibées d'eau mêlée d'émeri. Les Saphirs du commerce se distinguent en Saphirs blancs dont le volume et l'absence de toute coloration font surtout le prix; Saphirs femelles ou bleu clair; Saphirs bleu-barbeau, d'une nuance veloutée très brillante; Saphirs mâles ou bleu-indigo; d'un éclat très riche; Saphirs girasols transparents ou légèrement laiteux, à reflets bleus et rouges variant suivant la position de la pierre au jour; Saphirs chatoyants, à reflets nacrés sur fond bleu; Saphirs de chat ou S. astéries, étoilées, d'un bleu clair avec des reflets brillants à 6 rayons; Saphirs polychromes, réunissant plusieurs couleurs dans la même pierre et sans valeur dans le commerce. (Ad. F.).

Saros. - Terme de l'astronomie ancienne qui désigne la période de 18 ans et 11 jours au bout de laquelle les noeuds de l'orbite lunaire reprennent la même position par rapport au Soleil; soit en opposition, soit en conjonction (on donne le nom de nombre d'or au rang de l'année lunaire dans laquelle on se trouve).  Les Babyloniens se servaient de cette période pour prédire les éclipses. Ce cycle fut ensuite proposé par l'Athénien Méton

Satellite. - Lorsque deux corps célestes sont en orbite autour d'un centre de gravité commun, on nomme satellite celui dont la masse est la plus faible (ex. : La Lune est un satellite de la Terre car toutes deux gravitent autour d'un même point). C'est donc par abus de langage que l'on dit qu'un satellite est un corps céleste qui tourne autour d'un autre plus gros (par exemple quand on dit que la Lune tourne autour de la Terre). Quoi qu'il en soit les mouvements de révolution considérés  sont soumis aux lois de Kepler et les orbites sont des ellipses. Presque routes les planètes (telluriques et géantes) du Système solaire ont des satellites naturels (seules Mercure et Vénus en sont dépourvues). Certains astéroïdes possèdent aussi des satellites. La Lune et les plus gros satellites naturels des planètes géantes sont assez gros pour pouvoir être rangés, d'un point de vue planétologique, géologique, dans la catégorie des planètes naines (les satellites galiléens de Jupiter, Titan, Miranda, Obéron, Triton, etc.).

Saveur. - 

Scandium (Sc). - Corps simple de numéro atomique 21; masse atomique 44,96. L'oxyde (scandine) de ce métal rare découvert en 1879 se rencontre associé avec les terres rares (yttrium, erbium, etc.) et il se trouve dans la thorvéitine.

Schiste. - Nom général des roches à texture feuilletée, comme l'ardoise. Les schistes font partie des plus anciens terrains sédimentaires.

Scintillation. - En géologie, propriété des minéraux qui donnent des étincelles sous le bri quet. - En astronomie, la scintillation, due aux hétérogénéités optiques de l'air,  correspond à une très rapide variation de la lumière en provenance des étoiles et parfois des planètes (la scintillation des étoiles étant beaucoup plus considérable que celle des planètes). La scintillation se produit surtout quand l'atmosphère est chargée de vapeur d'eau; elle est plus forte à l'horizon qu'au zénith. 

Seaborgium. - Corps simple artificiel.

Secondaire (ère) (Mésozoïque). 

Seconde. - Unité de mesure du temps dans le système international (SI). Symbole : s. 

Séculaire (variation). - Terme applicable à tous les paramètres astronomiques dont la variation (supposée allant toujours dans le même sens) est très lente - suffisamment lente pour pouvoir, en pratique, ne pas être considérée comme périodique, le cas échéant. 

Sédiment. - Dépôt qui se forme dans un liquide où des substances sont en suspension. Dépôt naturel, généralement lent, formé par les mers, les cours d'eau, les organismes vivants ou le vent : sauf les émissions éruptives, tous les dépôts qui se sont produits sur l'écorce primitive du globe sont des sédiments.
 
Sédimentation - Formation de sédiments; progression lente d'un dépôt.

Séisme. - Secousse plus ou moins violente imprimée au sol par un effort interne.

Séismographe ou sismographe. - Appareil destiné à enregistrer l'heure, la durée et l'amplitude des mouvements sismiques.

Séismologie* ou sismologie, du grec seismos = secousse, et logos = discours). - Branche de la géophysique qui étudie des tremblements de Terre et des mouvements du globe.

Sélénique (du grec Selenê = Lune). - En astronomie, qui concerne la Lune. - En chimie se dit d'un des acides du sélénium (acide sélénique, SeO4H2, liquide bouillant à 280°C).

Séléniteux. - Qui contient du sulfate de calcium.

Sélénium (Se). - Corps simple de numéro atomique  34; masse atomique : 78,96. - Métalloïde découvert en1817, qui existe dans la nature à l'état de séléniures métalliques. La plus grande partie du sélénium s'extrait de la zorgite, séléniure naturel de plomb, que l'on trouve en assez grande quantité en Argentine; on la retire aussi des boues de la fabrication de l'acide sulfurique. Le sélénium, comme le soufre, se présente sous plusieurs états physiques différents : amorphe, vitreux, cristallisé rouge ou gris; sa densité 4,4 ou 4,8 suivant son état physique; le sélénium gris fond à 217 °C et bout à 688 °C. Il s'enflamme assez difficilement. Le sélénium a la propriété remarquable d'avoir une conductibilité électrique variant dans d'énormes proportions selon le domaine de rayonnement éléctromagnétique (infrarouge, lumière visible, X,...) auquel on le soumet. 

Séléniure.  - Sel de l'acide sélénhydrique.

Sélénographie. - Description on carte de la Lune.

Sélénostat. -  Instrument qui suit automatiquement la marche de la Lune, ce qui permet d'observer cet astre sans déplacer la lunette.

Semaine. - Période chronologique de sept jours. Jusqu'à une époque avancée du Moyen âge, on a également compté par nuits, comprenant l'espace de vingt -quatre heures allant d'un coucher de Soleil à un autre (Les Jours et les nuits). L'influence des heures canoniales en usage dans l'Église fit placer le point de départ de chaque journée au milieu de la nuit. L'influence de la littérature et des usages hébraïques vers l'époque du commencement de l'ère chrétienne, à Alexandrie, puis à Rome, fit adopter la semaine juive par les Romains (septimana). La semaine se retrouve aussi en Inde dès l'Antiquité. Les Hébreux avaient une semaine de sept jours, correspondant à peu près à la durée d'une phase de la Lune (7 jours 3,8) et symbolisant les sept jours de la création du monde. On les comptait dans lent ordre progressif de 1 à 7, le premier jour de la semaine correspondait au dimanche moderne, le dernier (sabbath) au samedi. Les 49 jours compris entre Pâques et la Pentecôte formaient une «-semaine de semaines ». La septième année d'une période de sept années s'appelait année sabbathique. La semaine des Grecs (en latin hebdomada) avait également ses jours comptés dans l'ordre numérique. Les jours de la semaine chrétienne portent les noms des planètes Lune, Mars, Mercure, Jupiter, Vénus, Saturne. Le premier jour seul est « le jour du Seigneur ». Ces noms se rattachent à des traditions astrologiques très anciennes. Le calendrier liturgique comptait aussi les jours numériquement, en les nommant feria : feria prima désignait le dimanche, feria secunda, le lundi, etc. Les Portugais appellent encore de ce nom (frira) les jours de la semaine. Le jour férié par excellence était le dimanche. . - 

Séquence principale. - 

Serein. - Vapeur qui se résout en fine plue après le coucher du Soleil.

Serpentine. - Sous le nom de serpentine, on comprend tous les silicates hydratés de magnésium (groupe de minéraux rangé parmi les phyllosilicates), qu'ils aient des formes cristallines déterminées ou qu'ils soient en masses amorphes. Les principales variétés  sont : 

  • Le talc, d'un éclat nacré, onctueux au toucher, facile a rayer par l'ongle, jetant un vif éclat dans la flamme du chalumeau;

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  • La stéatite, ou craie de Briançon, espèce de talc compact ou granulaire; d'un vert grisâtre ou d'un blanc laiteux, voisine de la pagodite, avec laquelle les artistes chinois sculptent des figurines; 

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  • La magnésite, ou écume de mer, substance compacte, opaque, laissant un trait brillant, happant à la langue; 

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  • La serpentine proprement dite, substance tenace, onctueuse, verte dans certaines variétés, sombre dans les autres : avec des veines calcaires, la serpentine forme le marbre vert (porphyre vert) antique.

  • Serre (effet de). - Rétention par l'atmosphère du rayonnement infrarouge émis par le sol.

    Sidéral, du latin sideralis, de sidus,
    -eris = astre). - Qui concerne les astres. - Révolution sidérale : retour d'un astre au même point du ciel. - Jour sidéral : temps qu'une étoile emploie dans son mouvement apparent pour revenir au même méridien (un peu moins de 24 heures), par opposition à jour solaire. - Année sidérale :  temps qu'emploie dans son mouvement ap parent le soleil partant d'une étoile pour y revenir, (Elle a pour durée 365 j 6 h 9 mn 9 s).

    Sidérazote (du grec sidèros = fer). -  Azoture naturel de fer. 

    Sidéritine. - Arséniate naturel de fer.

    Sidérite. - Carbonate naturel de fer. Variété bleue de quartz.

    Sidérolification. -. Transformation
    des terrains en gisements de fer par décomposition des roches sous l'action des eaux de pluie et des agents atmosphériques.

    Sidérolithe. - Minerai de fer. - Météorite riche en fer et en nickel (les deux métaux étant en proportions à peu près égales).

    Sidérolithique. - Se dit des formations tertiaires riches en minerais de fer. 

    Sidérostat. - Appareil destiné à annuler, pour l'observateur, le déplacement apparent des astres.

    Siècle. - Période chronologique à laquelle on donne aujourd'hui la valeur de cent ans. Mais le mot siècle n'a pas toujours eu la même signification. Chez les Romains, on distinguait les siècles naturels en rapport avec la vie humaine et les siècles civils. Les premiers ont été portés par divers auteurs à 25 ans, 30 ans, 112 et 116 ans. Pline appelle siècle une période de 30 ans. Quant aux siècles civils, ils n'ont pas non plus la même étendue selon les auteurs : Horace les évalue à 110 ans.

    Signal. - 

    Silex. - Nom donné à un certain nombre de variétés de quartz impur . Citons le silex pyromaque ou pierre à fusil, dans les assises de craie blanche; le silex noir, dans le terrain carbonifère; le silex corné, le silex meulière, développé dans le bassin parisien; le silex xyloïde ou bois silicifié, dans l'Autunois, Les différents silex ont la propriété de faire feu sous les instruments acérés. On range aussi avec le silex les différentes variétés de jaspes.

    Silicate. - Sel de l'acide silicique. - Roche constituées de ce sel . Les combinaisons de la silice avec les oxydes et principalement avec la chaux, l'alumine ou l'oxyde de fer, engendrent des silicates extrêmement nombreux; on les utilise comme matériaux de construction (grès, sables, pierres siliceuses), et aussi pour, la céramique (verre, porcelaine, faïence). Le silicate de sodium, soluble dans l'eau (liqueur des cailloux) s'emploie pour enduire les pierres (silicatisation) préparer des colles, des savons. Les silicates et constituent la majeure partie de l'écorce terrestre.

    Silice. - Composé oxygéné du silicium.  Il existe de nombreuses espèces ou variétés minérales composées de silice plus ou moins pure. Ce sont le grès, le sable, le silex, et en particulier  le quartz ou cristal de roche avec ses variétés : quartz enfumé, fausse topaze, améthyste, oeil-de-chat, aventurine, tridymite, etc.; la calcédoine, avec les variétés agate, onyx; le silex; l'opale avec ses différentes variétés, etc. Dans les laboratoires, on prépare la silice hydratée amorphe ou gélatineuse en traitant un silicate alcalin par l'acide chlorhydrique, par exemple; au rouge, les hydrates se transforment en anhydride SiO3. C'est alors une poudre blanche, insoluble dans l'eau et les acides, fondant au chalumeau et se volatilisant au four électrique. La silice fondue est utilisée industriellement, pour fabriquer des appareils de laboratoire possédant la propriété de pouvoir varier brusquement de température sans se briser.

    Silicification. - Fossilisation par la silice.

    Silicite. - Substance minérale, appartenant à la famille des feldspaths.

    Silicium (Si). -  Corps simple métalloïde de la famille du carbone. Numéro atomique : 14; masse atomique : 28,1. Le silicium entre dans un certain nombre de composés naturels, comme les silicates. - Le silicium s'extrait de la silice ou du fluosilicate de potassium en traitant par l'aluminium ou le magnésium. Le silicium est amorphe ou cristallisé; dans le premier cas, il a l'aspect d'une poudre marron et, dans le second, l'aspect métallique, Il fond vers 1420 °C et se volatilise au four électrique; sa densité est 2,34 à 2,35 ; il est attaqué avec incandescence par le fluor à froid, par le chlore vers 500 °C. L'oxygène attaque le silicium lorsqu'on chauffe celui-ci légèrement; mais, tant que le métal n'est pas fondu, on n'a qu'une attaque superficielle. Le silicium se combine au soufre vers 600 °C, à l'azote vers 1000 °C, au charbon dans le four électrique, en donnant le carborundum SiC, dont la poudre, très dure, sert au polissage des pierres précieuses. C'est un réducteur énergique. Parmi ses composés, signalons la silice et les silicates, l'acide hydrofluosilicique, etc. Sa combinaison avec le fer (ferrosilicium) est un désoxydant; il donne, en outre, avec ce métal, des aciers de diverses qualités et des fontes très fusibles.

    Siliciure. - Composé d'un métal et de silicium (ex. : siliciure de fer).

    Silicon. - Composé Si3H3O2, résultant de l'attaque du silicium de calcium par un acide.

    Silurien. - Période géologique du Paléozoïque qui se place entre l'Ordovicien (premiers céphalopodes) et le Dévonien (premiers tétrapodes). Elle  commence il y a 444 millions d'années et se termine il y a 416  millions d'années. Les phénonènnes de dénudation, d'érosion, amorcés dès le Cambrien, en démolissant les roches primitives donnent lieu à des roches nouvelles : sables, argiles, calcaires, grès et schistes.

    Sodium (Na). -  Corps simple métallique de numéro atomique 11. Il est très répandu dans la nature, constituant, uni au chlore, le chlorure de sodium (seI marin et sel gemme). On obtient le sodium, entre autres procédés, par l'électrolyse de la soude fondue. C'est un métal banc, brillant, mais se ternissant rapidement a l'air par la formation dune couche de soude caustique NaOH; c'est pourquoi il est nécessaire de le conserver dans l'air sec ou dans le pétrole. Il est mou comme la cire, fond à 97,5 °C et bout à 880-°C ; sa masse atomique est 22.99 et sa densité 0,97. Il décompose l'eau à froid, en donnant de la soude et de I'hydrogène; il réduit de la même façon un grand nombre d'oxydes : cette propriété est utilisée en métallurgie pour préparer certains éléments par déplacement (aluminium, silicium, bore, etc.). Il est monovalent. Ses composés sont très nombreux et des plus importants. Il donne avec I'oxygène deux oxydes: l'un d'eux. Na2O, a pour hydrate la soude caustique. Le plus répandu de ses composés est le chlorure de sodium, qui est soluble dans l'eau et dont les applications sont nombreuses, Le sulfure de sodium, Na2S, est utilisé pour constituer des bains d'eau sulfureuse artificielle. Le bromure de sodium, NaBr, est employé en thérapeutique. L'hypochlorite, CIONa, est le principe actif de l'eau de Javel employée comme décolorant ; le mélange d'hypochlorite et de chlorure de sodium constitue l'eau de Labarraque, employée comme oxydant, comme décolorant et désinfectant; le chlorate, CIO3Na, est employé dans l'impression des tissus et en thérapeutique. L'acide sulfureux donne, avec le sodium, deux sulfites, qui sont employés comme décolorants pour le blanchiment de la paille et de la laine. L'acide sulfurique donne deux sulfates de sodium, dont l'un, le sulfate neutre, SO4Na2, qui existe dans le sol en Espagne et qui, d'ailleurs, s'obtient artificiellement par l'action de l'acide sur le sel marin, est surtout employé dans la préparation du verre ordinaire. L'hyposulfite de sodium, S2O3Na2 a été utilisé en photographie pour sa propriété de dissoudre le bromure d'argent. L'azotate NO3Na (nitrate du Chili) est surtout utilisé comme engrais. Les carbonates sont au nombre de deux : le carbonate neutre CO3Na2, le carbonate acide CO3HNa, que l'on emploie dans la fabrication de l'eau de Seltz. Le borax, ou borate de sodium B4O7Na2, a de nombreuses applications. Tous ces sels sont solubles dans l'eau et se caractérisent par une coloration jaune intense de la flamme dans laquelle on les chauffe.

    Solide (état). - Les corps solides sont caractérisés par une forme que l'on ne peut modifier que par des efforts plus ou moins considérables, ce qui les distingue des liquides qui prennent aussitôt la forme des vases où on les place et des gaz qui occupent tout le volume mis à leur disposition. Leur compressibilité, très différente de celle des gaz, est voisine de celle des liquides, mais ils se distinguent encore de ces corps par leur élasticité, propriété qui ramène à l'état d'équilibre les corps solides que l'on a déformés par une action assez énergique. Les corps solides se divisent en deux grandes classes, les corps amorphes et les corps cristallisés. Les corps amorphes, comme les liquides, ont les mêmes propriétés dans toutes les directions, même coefficient d'élasticité,, même dilatation, même action sur la lumière, etc. Les corps cristallisés, au contraire, ont d'abord des formes caractéristiques et non plus quelconques; ces formes sont soumises à certaines (loi d'Haüy, etc.). De plus, leurs propriétés ne sont plus les mêmes dans toutes les directions, c'est ainsi qu'il est facile de les tailler dans certaines directions (clivage); leur conductibilité (Jannetaz), leur coefficient de dilatation (Fizeau) varient avec la direction considérée. L'existence d'une chaleur latente de fusion pour les corps solides, chaleur latente qui est parfois considérable, donne une idée de la différence de constitution des liquides et des solides. (A. Joannis).

    Solidification. - Passage d'un corps de l'état liquide à l'état solide. La solidification est le phénomène inverse de la fusion, Un mélange de deux états, solide et liquide, du corps placé dans une atmosphère à température plus basse que le point de fusion se solidifie complètement à cette température même de fusion; pendant la solidification, la température reste invariable. Si l'on soumet au refroidissement le liquide dépourvu de toute trace de son solide, le corps peut généralement rester liquide à une température inférieure à son point de fusion; on dit que le liquide est en surfusion. La solidification peut alors se produire par une forte secousse; elle se produit toujours, si l'on met au contact du liquide une parcelle solide du même corps. La solidification d'un liquide produit généralement une diminution de volume; pour quelques corps, et en particulier pour l'eau, il y a au contraire augmentation.

    Solstice (L'Année et les saisons*). - Les solstices ou points solsticiaux sont deux points de l'écliptique diamétralement opposés, qui correspondent aux époques, également appelées solstices, où le Soleil se trouve quand  les jours naturels et les nuits ont des longueurs extrêmes. Le nom de solstice vient de ce qu'à leur époque, le Soleil paraît, pendant plusieurs jours, se lever et se coucher aux mêmes points de l'horizon. A ces moments de l'année, qui se placent l'un le 21 ou 22 juin, et l'autre le 21 ou 22 décembre, le Soleil  l'axe de la Terre est inclus sur un plan qui est perpendiculaire à l'écliptique et passe par la Terre et le Soleil. L'axe qui joint les deux points solsticiaux est appelé ligne des solstices; il est perpendiculaire à la ligne des équinoxes.

    Son. - Le son est le résultat de la vibration d'un corps; lorsqu'un corps vibre, c'est-à-dire lorsque chacune de ses constituants (molécules, atomes) exécute un mouvement rapide de part et il autre de sa position d'équilibre, les vibrations se propagent dans l'air en ondes comparables aux cercles produits à la surface de l'eau par la chute d'une pierre; elles parviennent à notre oreille, impressionnent la caisse du tympan, et nous donnent la sensation du son. Le corps vibrant est dit corps sonore, et par abréviation l'on appelle son l'état vibratoire lui-même. Le son peut, d'ailleurs, être propagé par un milieu élastique quelconque, liquide, solide ou gazeux. Des expériences qui ont été faites il résulte que la vitesse de propagation des ondes sonores est, dans l'air, de 340 mètres environ par seconde, et dans l'eau de 1430 m/s; enfin, dans les solides, elle est très variable et d'ailleurs encore plus grande que dans l'eau : ainsi, dans la fonte, elle dépasse 5000 m/s.
    Trois qualités distinguent les sons les uns des autres : l'intensité, la hauteur et le timbre. L'intensité augmente avec l'amplitude des vibrations. La hauteur dépend du nombre des vibrations exécutées en une seconde par le corps sonore; les sons aigus correspondant aux vibrations les plus rapides, le timbre nous permet de distinguer deux sons d'égale intensité et de même hauteur rendus par deux instruments différents. Lorsque les ondes sonores rencontrent un obstacle fixe, elles se réfléchissent de telle sorte que l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence. C'est sur cette propriété qu'est fondée la théorie de l'écho.

    Sothiaque. - Ce mot sert à qualifier les phénomènes qui sont en relation avec Sothis, c'est-à-dire avec l'étoile Sirius (Grand Chien). (Lever et coucher des astres).

    Soufre (S). - Corps simple de numéro atomique 16; masse atomique : 32,06. C'est un métalloïde de couleur jaune, mauvais conducteur de l'électricité, électrisé négativement par le frottement. Il brûle à l'air en donnant des vapeurs suffocantes d'acide sulfureux. Le soufre se trouve souvent à l'état natif dans les régions volcaniques, dans les solfatares surtout; il est mêlé à diverses substances, comme le gypse, la celestine, la calcite, etc. Pour l'obtenir à l'état de pureté et le séparer de sa gangue, on fait subir au minerai une double fusion : on le recueille en poussière (fleur de soufre) ou en bâtons. Le soufre est le principal minéralisateur des métaux utiles; il forme avec eux des sulfures ou des sulfates.

    Source. - Point par lequel une eau souterraine se déverse sur la surface du sol. Une source représente l'affleurement d'une nappe d'eau souterraine. Elle se produit en général au contact d'un terrain perméable et d'un terrain imperméable, et peut se manifester soit par des suintements, soit en donnant immédiatement naissance à un cours d'eau (sources vauclusiennes), En France, les sources les plus remarquables sont celles du Loiret, de la Touvre, de la Sorgue, etc. On appelle sources incrustantes celles dont les eaux calcarifères donnent naissance à des tufs près du point d'émersion et recouvrent de calcaire les végétaux qui sont à proximité, comme les sources de Saint-Alyre, Près de Clermont-Ferrand. - On appelle aussi source l'origine de l'émission d'un rayonnement (électromagnétique, sonore).

    Spallation. - Réaction nucléaire au cours de laquelle un noyau atomique est détruit (fragmenté) sous l'effet de la collision avec des particules excessivement accélérées. On peut ainsi attribuer à une réaction de spallation l'origine des noyaux de bore ou de lithium présents dans le milieu interstellaire. Ils proviennent de l'éclatement de noyaux plus lourds qui ont été percutés par des rayons cosmiques (partucules de très haute énergie).

    Spath. - Nom de divers minéraux pierreux, à structure lamelleuse. - Spath d'Islande, variété pure et cristallisée de calcites, employée en optique pour sa biréfringence. - Spath fluor, synonyme de fluorine. - Spath pesant, synonyme de barytine. - Spaths brunissants, dolomies qui renferment une proportion assez forte de carbonate ferreux.

    Spectrale (analyse). - Les raies
    sombres qui existent dans le spectre de la lumière solaire furent découvertes par Wollaston en 1802, et étudiées par Frauenhofer en 1515. Celui-ci les désigna par des lettres. Si on observe les spectres de différentes sources, constitués par des corps à l'état de gaz ou de vapeurs incandescentes, on constate des différences caractéristiques : la flamme du sodium est jaune, et donne deux belles raies jaunes (D), celle du cuivre ou de l'argent est verte, et donne des raies vertes; celle de la strontiane donne des raies rouges, etc, On obtient les spectres de ces divers métaux en introduisant un de leurs sels dans la flamme d'un brûleur Bunsen. Inversement, l'étude du spectre permet de déceler une quantité même infinitésimale d'un corps, et la présence de raies qu'il était impossible d'identifier avec les raies données par les corps connus a permis de découvrir certains métaux qui n'avaient pas encore été isolés : le rubidium, le césium, le thallium, l'indium, le gallium, etc.  Mais ce n'est pas tout : si un rayon lumineux traverse une vapeur de sodium, le spectre correspondant présentera deux raies obscures aux lieux où la flamme même du sodium eût donné deux belles raies brillantes : c'est le phénomène du renversement des raies. Tout corps absorbe lui-même les radiations qu'il serait capable d'émettre: c'est pourquoi il a suffi d'identifer les raies de Frauenhofer avec celles des corps simples, pour connaître la composition du Soleil et des autres étoiles. L'analyse spectrale est l'instrument d'investigation le plus précieux pour un grand nombre de phénomènes : aurores boréales, lumière zodiacale, etc.

    Spectre solaire. - Ensemble de rayons résultant de la décomposition de la lumière solaire. La lumière blanche est formée par la superposition d'un certain nombre de couleurs dites simples, qui, n'ayant pas le même indice de réfraction, se dispersent après avoir traversé un prisme de verre ou un réseau de diffraction. En prenant une source de lumière convenable, on obtient, après réfraction, les différentes couleurs composantes étalées dans l'ordre suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge; cet ensemble constitue le spectre. Inversement, par la superposition des divers rayons colorés que nous venons de citer, on peut former de la lumière blanche, En particulier, si l'on fait tourner un disque de carton divisé en secteurs colorés dans l'ordre de décomposition (disque de Newton), on obtient à l'oeil la sensation de lumière blanche, et cela à cause de la persistance des impressions lumineuses sur la rétine de l'oeil. Au delà du violet visible, s'étend une zone d'activité chimique: les radiations qui la provoquent sont dites ultra-violettes; au délà du rouge se trouvent également des radiations invisibles à action calorifique : on les appelle infrarouges. Les spectres fournis par une source de lumière quelconque émanant d'un solide, d'un liquide ou d'un gaz sont appelés spectres d'émission. Les spectres des solides et des liquides sont continus; il n'en est pas de même des spectres provenant de gaz ou de vapeurs incandescentes : leurs spectres sont discontinus. Ainsi, il existe, dans le spectre solaire, des raies obscures appelées raies de Frauenhofer; d'ailleurs, il en est de même si les rayons solaires sont tamisés par une couche de gaz, ou des vapeurs : ce sont des raies d'absorption, et les spectres correspondants sont des spectres d'absorption. Ces spectres d'absorption pour notre atmosphère et les différents gaz ou vapeurs sont caractéristiques. D'ailleurs, Kirchhoff et Bunsen, en colorant une flamme de gaz d'éclairage par certains sels métalliques, avaient constaté que le spectre correspondant était formé de bandes brillantes et colorées. Ils montrèrent, en outre, que les flammes du gaz d'éclairage dans lesquelles on introduit certains sels métalliques absorbent les rayons de même réfrangibilité que ceux qu'ils émettent. L'étude des raies des spectres constitue l'analyse spectrale. Lorsqu'on chauffe un corps solide, il émet d'abord des radiations calorifiques (infrarouges), et ne commence à émettre des radiations lumineuses que lorsque la température atteint environ 450 °C. Les radiations rouges apparaissent les premières, et les autres apparaissent successivement, dans l'ordre indiqué, à mesure que la température augmente.

    Spectroscope. - Appareil destiné à étudier les différents spectres, particulièrement dans la disposition des raies qu'ils présentent.

    Spectroscopie. - Etude du spectre lumineux. La spectroscopie a permis notamment de déterminer la composition chimique du Soleil.

    Spectrographe. - 

    Spectrographie. - 

    Spectroscope. - 

    Spectroscopie. - 

    Sperkise. - Espèce minérale du genre des fers sulfurés, connue encore sous les noms de pyrite blanche ou rhombique. C'est un bisulfure de fer, d'un jaune livide, verdâtre, se décomposant facilement à l'air humide et se transformant en sulfate de fer. Sa cristallisation est remarquable par sa tendance à former des groupements réguliers en rosaces par la réunion de plusieurs cristaux autour d'un axe commun. Elle appartient aux terrains sédimentaires et se trouve souvent dans la craie, disséminée en masses globuleuses, quelquefois aussi en masses assez grandes. On l'emploie pour la préparation du sulfate de fer, de préférence à la pyrite, qui, du reste, a la même composition.

    Sphère armillaire. - 

    Sphère céleste. - 

    Sphères. - Dans l'astronomie pré-copernicienne, c'était l'es espaces dans lequel les anciens astronomes pensaient que les planètes accomplissaient leur cours.

    Spin. - 

    Spinelle. - Le spinelle est un composé d'alumine et de magnésium (MgAl2O4), avec des traces de fer et de chaux. Il est un peu moins dur que le corindon. Il est rouge foncé dans le rubis spinelle, rose dans le rubis balais, jaune d'or dans le rubicelle, vert, bleu ou brun dans la ceylonite, noir dans le pléonaste, etc. Le spinelle est une pierre d'un grand prix.

    Spongolite (Gaize). - 

    Stabilité. -  L'équilibre d'un système matériel sollicité par des forces données est qualifié stable si, en abandonnant le système à l'action des forces après avoir écarté infiniment peu tous les points de leur position d'équilibre et leur avoir donné des vitesses infiniment petites, les déplacements ne cessent jamais d'être infiniment petits. Dans le cas où l'ensemble de toutes les forces admet un potentiel, on trouve, en appliquant le théorème des forces vives, que tout état correspondant à un minimum du potentiel est un état d'équilibre stable, et réciproquement. On démontre aussi, dans la même hypothèse, qu'au voisinage d'une position d'équilibre stable les petits mouvements de chaque point du système peuvent être regardés comme résultant de la superposition d'un ensemble de vibrations rectilignes. Dans le cas où les forces n'admettent pas de potentiel, les conditions de stabilité sont beaucoup plus difficiles à discerner; il peut même arriver que la superposition des deux états d'équilibre stable produise un état d'équilibre instable.

    Stalactite et stalagmite. - En minéralogie et en géologie, on nomme Stalactites (du grec stalazein = couler goutte à goutte) des aiguilles calcaires qui pendent verticalement du plafond de certaines excavations souterraines, et à chacune desquelles correspond sur le sol de la grotte un cône calcaire vertical et bien moins allongé que l'on appelle Stalagmite (même étymologie). Les stalactites semblent au premier coup d'oeil de longues gouttes pétrifiées d'un liquide pâteux. C'est qu'en effet elles ont pour origine les incrustations successives déposées par les eaux qui filtrent incessamment de la voûte supérieure de la grotte. Ces eaux vont se réunir en gouttes aux parties les plus déclives, et l'évaporation de l'acide carbonique ou de l'acide sulfhydrique qu'elles contenaient détermine sur le point où chaque goutte se rassemble un dépôt calcaire. Les gouttes qui suivent les premières accroissent ce dépôt en s'écoulant à sa surface, et avec les siècles la stalactite descend peu à peu vers le sol en formant des figures bizarres qui font l'ornementation de certaines grottes. C'est en tombant sur le sol, précisément au-dessous de la stalactite, que l'eau dépose la stalagmite. Avec le temps, ces deux dépôts grandissent parfois assez pour se rencontrer et former des colonnes dont plusieurs grottes offrent de brillants exemples. On peut citer en France les grottes d'Auxelles (Franche-Comté), d'Arcy (Bourgogne), de Caumont, près de Rouen (Normandie), de Labalme, près de Lyon. La grotte d'Antiparos, dans la mer Egée, est également célèbre en ce genre. (Ad. F.).

    Station des planètes. - Il s'agit soit du temps d'arrêt  marqué par le mouvement apparent des planètes, à certains moments de leur révolution synodique, soit du point de la sphère céleste où se fait ce rebroussement du mouvement apparent. Dans le passage des planètes du mouvement direct au mouvement rétrograde, il y a nécessairement un instant de repos, un temps où la planète paraît en quelque sorte immobile. Elle cesse alors d'être directe; elle touche au moment de devenir rétrograde; elle se trouve alors dans un point qui unit les arcs de direction et de rétrogradation, et c'est ce point qu'on connaît sous le nom de station. Tant que la planète demeure dans sa station, nous la rapportons au même point du ciel, c'est-à-dire que la planète conserve pendant ce temps la même longitude géocentrique. 

    Staurotite. - La staurotite ou staurotide est un silicate d'alumine, avec du fer et du magnésium. Ce minéral se présente en cristaux d'un brun rouge foncé, souvent; groupes deux par deux en forme de croix rectangulaire : cette disposition l'a fait appeler croisette ou pierre de croix. On la trouve, avec le disthène, dans les schistes cristallins ou argileux.

    Stefan-Boltzmann (loi de). - 

    Stratus. - Les stratus sont les nuages les plus bas de l'atmosphère. Vus sur l'horizon, ils se montrent en bandes horizontales parallèles, en «-strates » : d'où leur nom. Les nuages qui flottent, accrochés au flanc d'une montagne, ont toujours cette forme stratifiée. Les stratus sont des bandes de brouillard élevés au-dessus du sol. Quand ils s'étendent horizontalement au-dessus de nos têtes, couvrant le ciel entièrement, ils constituent ce qu'on appelle le temps voilé, le temps couvert ou le temps gris.

    Strontianite. -  Carbonate naturel de d'oxyde de strontium ( = strontiane).

    Strontium (Sr). - Corps simple de numéro atomique 37; masse atomique : 85,47. Ce métal strontium fut découvert en 1790 par Crawford, dans un minerai provenant de Strontian (Écosse); on le trouve dans la nature à l'état de sulfate (célestine), d'hydrate (strontiane) et de carbonate (strontianite). Le strontium se prépare par électrolyse du chlorure de strontium, ou par double décomposition entre l'amalgame de sodium et le chlorure de strontium. C'est un métal jaune, de densité 2,54, fondant vers 800 °C, peu conducteur de l'électricité, décomposant l'eau à la température ordinaire. Il se présente sous forme diatomique. Il donne naissance à de nombreux compoés, en se combinant avec le chlore, l'iode, le soufre, et avec les acides. Citons, parmi eux le sulfure de strontium, SrS, que l'on obtient en calcinant au rouge un mélange de célestine (sulfate naturel de strontium) et de charbon, et qui possède des propriétés phosphorescentes; l'azotate de strontiunm (NO8)2Sr, utilisé en pyrotechnie en raison de la belle teinte rouge que donne sa flamme; la strontiane ou oxyde de strontium, SrO, que l'on prépare en calcinant l'azotate, oxyde employé dans la sucrerie, pour extraire des mélasses le sucre avec lequel il forme un composé insoluble.

    Sublimation. - Changement d'état d'un corps qui passe directement de l'état solide à l'état gazeux.

    Sublimé. - Corps volatilisé et recueilli à l'état solide. - Sublimé corrosif ou simplement sublimé-: bichlorure de mercure. Le sublimé corrosif ou bichlorure de mercure HgCl2 est une substance âcre, caustique, et très toxique; c'est aussi, à doses faibles, un antiseptique puissant. 

    Sulfate. -  Les sulfates sont des composés tantôt anhydres, tantôt hydratés, d'acide sulfurique et de diverses bases. Les principaux sulfates à signaler sont : la barytine, la célestite, le gypse, l'alunite.

    Superamas. - En astronomie, on nomme ainsi des grandes structures constiées par des amas d'amas de galaxies.

    Supercorde. - Objet microscopique théorique jouant en physique le même rôle que les particules élémentaires. Alors que les particules élémentaires du modèle standard sont supposées ponctuelles, la théorie des supercordes substitue à ces particules des objets linéaires, dont les divers états de vibrations peuvent rendre compte des caractéristiques ordinairement attribuées aux particules.

    Supergéante. - Les supergéantes sont les étoiles les plus massives.

    Supernova. - Explosion d'une étoile massive à la fin de son évolution, et qui donne lieu à un très important dégagement d'énergie. Pendant un bref laps de temps une supernova peut être aussi lumineuse qu'une galaxie entière.

    Superposition (principe de). - 

    Supersymétrie. - 

    Sursaut. - 

    Syénite. - La syénite est une roche granitique où domine le feldspath et dont la couleur est un mélange de rouge et de vert; il y eu avait de belles carrières à Syène (Assouan). On distingue les syénites proprement dites, les syénites quartzifères, les granites syénitiques, les syénites zirconiennes. On les rencontre dans les Vosges, en Norvège, en Italie, etc.

    Synchrotron (rayonnement). - Rayonnement de grande longueur d'onde (Spectre*), émis par des particules-chargées accélérées par un champ-magnétique et se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière. On l'observe en astronomie chaque fois qu'un champ magnétique intense est présent : par exemple à proximité des étoiles à neutrons (pulsars) ou dans le voisinage (jets) des galaxies à noyau actif (AGN).

    Synodique (révolution). - Temps que met une planète pour revenir en conjonction avec le Soleil.

    Synthèse chimique. - Opération par laquelle on combine les corps simples pour en former des composés, ou des corps composés pour en former d'autres d'une composition plus complexe. En chimie minérale, la synthèse est toujours possible, car les éléments sur lesquels on opère sont stables et peuvent être soumis à l'action de réactifs énergiques. Les exemples de synthèse abondent : citons la synthèse de l'eau, la synthèse de l'acide chlorhydrique. D'ailleurs, un grand nombre de préparations ne sont que des synthèses. En chimie organique, les difficultés sont plus grandes et pendant longtemps, la plupart des chimistes furent convaincus que la synthèse d'un composé organique était impossible. Grâce aux travaux d'un grand nombre de chimistes, à la tête desquels il faut placer Berthelot, Wurtz, Liebig, un assez grand nombre de synthèses ont commencé à être exécutées à partir de la seconde moitié du XIXe siècle.

    Système dynamique. - 

    Système cristallin. - 

    Syzygies. - Les astronomes emploient ce mot pour désigner les situations de deux planètes qui se trouvent dans l'alignement de la Terre et du Soleil : d'où l'on voit que les syzygies sont les conjonctions et les oppositions des planètes. C'est en particulier le nom que l'on donne indifféremment à la nouvelle et à la pleine Lune, qui sont sa conjonction et à son opposition. Les marées de syzygie, remarquables par leur importance, sont celles qui ont lieu à ces époques.

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