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Britannia
major.
L'île de Grande-Bretagne
était habitée par des peuples celtiques, les Bretons, Britanni,
puis Britones, lorsque César fit,
dans les années 55
et 54 av. J. C.,
deux descentes dans cette île, que les Romains
considéraient comme un nouveau monde. On a, dans un vers de Lucain,
l'aveu que César échoua dans ces deux expéditions
:
Territa
quaesitis ostendit terga Britannis.
La conquête
de la Bretagne ,
recommencée par les Romains sous l'empereur Claude,
en 43
de notre ère, fut favorisée, nous apprend Tacite,
par le défaut d'union entre les différents peuples bretons.
Ce fut Agricola qui, de l'an 78
à l'an 85,
porta la puissance romaine
en Bretagne à son plus haut point. Hadrien
opposa aux incursions des Calédoniens ( l'Histoire
de l'Écosse )
un rempart de terre avec un fossé qui s'étendait à
travers toute l'île ( Le Mur
d'Hadrien ).
Un nouveau vallum, à l'imitation de celui d'Hadrien, fut
construit sous Antonin ( Le
Mur d'Antonin ).
A cette fortification insuffisante Sévère
substitua une muraille en pierre, dont les restes attestent encore la solide
construction. La Bretagne forma, dans l'empire romain, un diocèse
de la préfecture des Gaules ,
subdivisé en 6 provinces : La B. I et. la B. II, la Grande Césarienne ,
la Flavie Césarienne ,
la Valentie et la Vespasienne, que les Romains possédèrent
pendant si peu de temps, que les historiens anciens n'en font guère
mention. Tertullien nous apprend que le christianisme
pénétra en Bretagne dès le
IIe siècle
de J. C.
Le Haut Moyen
âge.
Les Romains
étaient restés en Angleterre 400 ans environ. En 420,
l'invasion des Goths en Italie
les força à abandonner complètement leur conquête
et les tribus bretonnes recouvrèrent leur complète indépendance.
Anglo-saxons
et Normands.
Ces tribus étaient
séparées en deux confédérations : celle des
Logriens à l'Est et celle des Cambriens à l'Ouest. La première,
pour triompher de la seconde, appela dans l'île des auxiliaires étrangers.
De 449
à 536,
des pirates germains établis sur les rivages de la mer du Nord et
de la Baltique, Jutes, Saxons, Angles, vinrent à plusieurs reprises
débarquer en Angleterre et finirent par se rendre maîtres
de la plus grande partie du pays, refoulant dans les montagnes de la Cambrie
(pays de Galles )
ceux des Celtes qui ne voulaient pas se soumettre au joug étranger.
Les vainqueurs, tous
confondus ensemble dans l'histoire sous le nom d'Anglo-Saxons, fondèrent
sept petits royaumes, connus sous le nom général d'Heptarchie
(Saxons : Kent ,
Sussex, Essex
et Wessex; Angles : East Anglia, Mercia
et Northumbria ).
Vers 827-829,
Egbert,
roi du Wessex, allait réunir en un seul tous les royaumes de l'Heptarchie
et recevoir le premier le titre de roi
d'Angleterre (roi de la terre des Angles). Ils avaient été
convertis au christianisme
vers 596
par le moine Augustin. En attendant, à partir de 787,
de nouveaux envahisseurs, les pirates danois ou Vikings,
opérant sur la côte Est une série de descentes, parvinrent
plusieurs fois à asservir les Anglo-Saxons. Une grande partie du
territoire tomba ainsi entre les mains de nouveaux envahisseurs, qui firent
une guerre incessante au roi Alfred. Une
dynastie danoise s'installa même en Angleterre, au commencement du
XIe
siècle. L'excès des maux
qu'ils souffraient poussa ces derniers à se soulever. Après
la mort de Knut, Edouard
le Confesseur parvint (1042 -
1046)
à restaurer la dynastie Saxonne; il laissa la couronne à
Harold II, également d'origine saxonne.
Les Anglo-Saxons,
ayant rétabli leurs rois nationaux, se croyaient à l'abri
de tout danger extérieur quand Guillaume
le Conquérant, duc de Normandie ,
vint avec sa flotte portant une puissante armée attaquer l'Angleterre.
La seule bataille d'Hastings
(14 octobre 1066)
soumit tout le pays à Guillaume. Proclamé roi, il organisa
immédiatement le système féodal dans ses nouvelles
possessions. Lui et ses barons traitèrent les Anglo-Saxons en peuple
conquis, mais surent étouffer toute entreprise de rébellion.
A dater de cet événement
mémorable, l'histoire de l'Angleterre est souvent intimement mêlée
à celle de la France ,
surtout pendant la guerre de Cent ans
qui faillit anéantir la nationalité française. Mais
c'est déjà le cas, quand une dynastie d'origine Angevine,
les Plantagenêts accède au trône
d'Angleterre en 1154, avec Henri II.
Les Plantagenêt
et les Tudor (XIIe s. - XVIe
s.).
Les
Plantagenêt (XIIe
- XVe s.).
Des événements
d'une grande importance se sont accomplis sous la dynastie des Plantagenêt.
L'Anjou ,
la Touraine ,
le Poitou ,
la Saintonge ,
l'Auvergne ,
le Périgord ,
le Limousin ,
l'Angoumois
et la Guienne
furent unis à l'Angleterre par l'avènement au trône
du chef de cette dynastie en 1154.
L'Irlande
fut conquise par ce même prince en 1171.
L'Angleterre perdit ensuite la Normandie ,
le Maine ,
l'Anjou ,
la Touraine et l'Aquitaine ,
qui furent confisqués sur Jean
Sans Terre par Philippe
Auguste; la Grande-Charte (Magna Carta )
fondement des libertés anglaises, fut imposée par les barons
à ce même Jean-sans-Terre en 1215;
le Limousin, le Périgord, le Quercy
et l'Aquitaine furent rendus à Henri
III par saint Louis, et les députés
des villes et des bourgs, représentants des Communes, furent appelés
à siéger dans le Parlement avec les lords spirituels et temporels
et les représentants des comtés, lors de la révolte
de Simon de Montfort,
comte de Leicester, contre Henri III, en 1265.
La principauté de Galles
fut réunie à la couronne en 1285
par Edouard Ier,
qui soumit aussi passagèrement I'Écosse .
Édouard
III, par sa prétention à la couronne de France, suscita
une guerre avec cette nation qui dura plus de cent ans, 1339-1453
( La Guerre de Cent Ans ).
Henri
IV, fils du duc de Lancastre, quatrième fils d'Édouard
III, usurpa la couronne en 1399,
au préjudice des héritiers du duc de Clarence, troisième
fils de ce même roi, et sema le germe de la guerre civile entre les
maisons de Lancastre et d'York. Cette guerre, dite des Deux-Roses,
éclata sous Henri VI en 1450,
et se termina par la mort de Richard
III, dernier roi de la dynastie de
Plantagenet,
tué à la bataille de Bosworth ,
en 1485,
et par l'avènement au trône de la maison
de Tudor.
Les
Tudor (XVIe s.).
Henri
VIII, second roi de la dynastie des Tudor,
se rendit célèbre par la dissolution de ses moeurs et sa
cruauté. Il s'arrogea, en
1534,
la suprématie religieuse dans ses États, et fut l'auteur
du schisme qui fut bientôt considéré par la Papauté
comme une hérésie ( Anglicanisme ).
La suppression des monastères par
Henri VIII accrut tellement la misère, qu'il fallut dès le
règne de son successeur instituer la taxe des pauvres, en 1552.
La reine Marie (Mary) Tudor rétablit
la religion catholique
et réunit l'Angleterre à l'Église romaine
en 1551.
Mais Élisabeth Ire
fit retourner le pays dans l'anglicanisme. En 1562,
elle imposa à ses sujets les 39 articles du symbole anglican. Le
règne d'Elisabeth marque l'apogée du pouvoir royal; l'Angleterre
s'éleva alors au rang des premières nations de l'Europe .
Elle respecta d'ailleurs les formes parlementaires et se signala par sa
lutte contre l'Espagne ,
en protégeant les réformés des Pays-Bas
et de France ,
les expéditions coloniales; enfin, par la soumission violente de
l'Irlande
catholique (1602). Avec
Elisabeth Ire finit en 1603
la dynastie de Tudor, à laquelle succéda celle de Stuart
(Stewart), dans la personne de Jacques VI, roi d'Écosse .
-
Les
armes britanniques.
Les Stuart (XVIIe
s.).
Le fils de Marie
Stuart, Jacques VI d'Écosse ,
fut proclamé roi d'Angleterre sous le nom de
Jacques
Ier.
Bien que l'Écosse conservât son titre particulier de royaume,
ses lois et son parlement, il fit en sa personne l'union matérielle
de la Grande-Bretagne. Attaché à l'épiscopat, à
la prérogative royale, il fut méprisé pour sa faiblesse
dans la guerre de Trente ans, et le parlement reprit de l'influence. Son
fils, Charles Ier(1625-1649),
impopulaire par son mariage avec Henriette de France, par son échec
devant La Rochelle ,
obligé un instant de reconnaître les droits des communes (Pétition
des droits, 1628), chercha avec
Strafford à prélever des impôts non votés; avec
l'archevêque Laud, à établir l'unité religieuse.
Il causa ainsi le soulèvement de l'Écosse
covenantaire (1639). Celui de l'Irlande ,
en faveur du catholicisme
(1641), exaspéra le Parlement.
La guerre civile (1642-1650)
suivit l'exécution de Strafford et coûta la vie au roi (1649).
La révolution
était plus religieuse que politique : le Long Parlement, réduit
à la Chambre des communes, qui avait supprimé celle des lords,
fut chassé par Oliver Cromwell, qui s'empara
du pouvoir en 1653
sous le titre de Protecteur. Mais pas plus que la république
presbytérienne (1649-1653)
à laquelle elle succédait, la dictature
militaire de Cromwell (1653-1658)
ne put se maintenir. Son fils, reconnu son successeur
après sa mort, se laissa déposer en 1659,
et permit la restauration des Stuarts. Charles
II, fils de Charles Ier
fut proclamé roi en 1660.
Il dut reprendre la lutte contre les catholiques et compter avec
les whigs ( = libéraux du Parlement),
opposés aux tories ( = conservateurs).
Les intrigues du roi avec la France
le rendirent impopulaire à la fin de son règne. Jacques
II, frère et successeur, en 1685,
de Charles Il, qui avait abjuré l'anglicanisme ,
échoua dans la tentative de rétablir le catholicisme .
Son gendre, Guillaume d'Orange,
stathouder de Hollande, se
servit contre lui du mécontentement des Anglicans, et le détrôna
en 1688. Jacques II s'enfuit
et trouva refuge auprès de Louis XIV.
Une Convention assemblée
en 1689
décerna la couronne à Guillaume d'Orange (qui règnera
sous le nom de Guillaume III)
et son épouse Marie II d'York, fille aînée de Jacques
III, à l'exclusion de Jacques, fils de Jacques
II. Faite par les whigs la révolution anglaise,
dite de 1688,
abaissa la royauté; et fonda la monarchie aristocratique, dans laquelle
le souverain et les deux chambres des lords et des communes ne forment
qu'un seul pouvoir. Vainqueur des catholiques d'Irlande ,
d'un soulèvement de l'Ecosse
(1689-1699),
Guillaume (William) III tint tête à la France
pendant la guerre de succession palatine (1689-1697),
fut reconnu par Louis XIV à Ryswick (1697),
prit en 1701 la tête de la coalition
contre la France, et assura la couronne à sa belle-soeur Anne
Stuart (1702-1714),
et, après elle, à Georges de Hanovre ,
descendant d'une fille de Jacques Ier.
La
reine Anne réunit l'Écosse
à l'Angleterre en 1707,
et fondit les parlements des deux royaumes en un seul. Sous son
règne, les whigs dirigèrent la coalition contre la
France; les tories conclurent l'avantageux traité d'Utrecht ,
mais ne purent empêcher la succession de rester dans la dynastie
protestante .
Au temps de la
Maison de Hanovre (XVIIIe et XIXe
siècles).
Avec la mort d'Anne
s'était éteinte la maison régnante des Stuart.
L'avènement de la maison protestante de Brunswick-Lunebourg, dite
de Hanovre ,
en 1714,
dans la personne de Georges ler,
à l'exclusion du prétendant catholique Jacques III, fut le
complément de la révolution de 1688.
Georges
Ier (1714-1727)
et son successeur, Georges Il (1727-1760)
laissèrent le pouvoir aux whigs. A cette époque commence,
pour la Grande-Bretagne, un grand mouvement colonial et intellectuel. Le
ministère Walpole, pacifique et attaché
à l'alliance française, tomba en 1742.
Le nouveau ministère whig prit parti contre la France
dans la guerre de succession d'Autriche
(1740-1748).
Les Anglais furent battus aux Pays-Bas et en Inde ,
mais ils obtinrent en 1754 de la France
le renvoi de Dupleix, et la guerre coloniale
recommença en 1755 : au traité
de Paris
(1763), la France, vaincue, abandonna
le Canada
et ses prétentions sur le Deccan.
L'avènement de Georges
III (1760-1820)
donna le pouvoir aux tories. L'énergie sans scrupules de Clive (1757-1773),
de Warren Hastings (1773
-1785), continua la politique de Pitt
en Inde .
Le soulèvement des colonies d'Amérique ,
en 1775, fut marquée par l'intervention
de la France
et la formation de la ligue des neutres (1779).
L'Angleterre sera forcée de reconnaître
l'indépendance des États-Unis ,
en 1783.
En
même temps se produisaient des difficultés parlementaires
et religieuses, et l'agitation irlandaise entraînait la formation
d'un parlement séparé à Dublin
(1782). Ce fut dans ces conditions
que le second Pitt, tory modéré, prit le pouvoir (1783).
Il augmenta la force du royaume en réunissant,
en 1800,
le parlement d'Irlande
à celui d'Angleterre. On parla désormais de Royaume Uni
de la Grande-Bretagne et Irlande, et on commença aussi à
parler d'Empire britannique.
Ennemi implacable de la France ,
pendant la période révolutionnaire, Pitt
en profita aussi pour acquérir quelques-unes de ses colonies. En
1801,
les troupes anglaises chassèrent les Français d'Egypte .
Le ministère Pitt s'unit à la Prusse
( L'histoire de l'Allemagne )
et à l'Autriche
contre Napoléon; pendant la cinquième
coalition, Nelson
fut vainqueur à Trafalgar
(1805). Après la mort de Pitt,
le blocus maritime des côtes européennes fut établi.
Après une série d'échecs dans les campagnes de l'Empire,
Wellington
remporta quelques victoires dans la guerre d'Espagne
(1808-1814).
Les maux de la guerre se faisaient cruellement sentir à la Grande-Bretagne,
sous le gouvernement méprisé du régent, fils de George
III, alors aveugle et aliéné. La Grande-Bretagne, cependant,
après la victoire de Waterloo
(1815), gagna des colonies au congrès
de Vienne ,
mais elle avait une dette de 5 milliards.
Dès 1816,
la misère augmentant par suite des exigences de la douane, des manifestations
se produisirent en faveur du suffrage universel. L'avènement de
George
IV (1820-1830),
l'arrivée au pouvoir des tories, la diminution des droits
sur les blés marquèrent les débuts du règne.
Enfin, devant l'organisation des catholiques d'Irlande
créée par O'Connell, Wellington,
ministre, leur accorda la liberté politique en supprimant le test
(1828); le bill
d'émancipation des catholiques, en
1829,
signifia la répudiation de la politique oppressive
de l'Angleterre, depuis
Henri VIII.
Sous Guillaume (William) IV (1830-1837),
le whig Russel fit voter (1832)
la première réforme électorale (500 000 nouveaux électeurs).
La suppression de l'esclavage dans les colonies, des lois protectrices
des mineurs, les progrès vers le libre-échange, telle fut
l'oeuvre des whigs.
L'Angleterre
victorienne.
En 1837,
commence le long règne de Victoria (1837-1901),
nièce de Guillaume IV, qui
épousa Albert de Saxe-Cobourg (1840).
La Grande-Bretagne combattit avec Palmerston
l'influence de la France
en Orient (1840-1841).
Le tory Robert Peel accorda de nouveaux avantages
aux catholiques et émancipa les
juifs
(1845). Un nouveau ministère
whig
vit l'Irlande
dépeuplée par la famine et l'émigration, et tomba
pour avoir approuvé le coup d'Etat du 2-Décembre en France
(1851); mais, après un ministère
tory,
les whigs, revenus au pouvoir, conclurent en 1853
avec la France une alliance qui eut pour résultats
la prise de Sébastopol, la destruction de la marine de la Russie
dans la mer Noire ( La Guerre de Crimée ,
1854-1855).
La
Grande-Bretagne intervint en Perse ,
en Chine
et au Japon
(1856-1857),
et enleva, après l'insurrection du Bengale ,
l'administration de l'Inde
à la Compagnie. Un nouveau ministère tory ne put durer.
Le ministère Palmerston, qui lui succéda, signa avec la France
un traité de commerce (1860),
et ouvrit, par le traité de Pékin ,
les principaux ports aux Européens. La même année,
la Grande-Bretagne, l'Espagne
et la France, par une convention signée à Londres ,
résolurent d'intervenir au Mexique ;
mais, dès le début de l'expédition, la Grande-Bretagne
et l'Espagne se retirèrent, et la France resta seule engagée.
En 1867,
un ministère tory revint au pouvoir (Derby-Disraeli)
et fit voter une réforme électorale (1 million de nouveaux
électeurs). Un ministère Gladstone
(1868) désappropria l'Eglise
anglicane
en Irlande ,
chercha à protéger les fermiers irlandais contre les «
évictions » injustifiées, mais refusa d'intervenir
dans la guerre franco-allemande (1870-1871).
En 1874, un nouveau ministère
tory
(Disraeli) s'empara du canal de Suez
en achetant les actions du khédive Ismaïl (1875)
( L'Egypte des vice-rois ),
et fit prendre à la reine Victoria le
titre d'« impératrice des Indes » (1876),
combattit la politique russe au congrès de Berlin
(1878), acquit Chypre
(1879), plaça l'Afghanistan
sous le protectorat anglais, et céda la place à Gladstone
(1880).
Gladstone eût
voulu satisfaire les
home-rulers (partisans de l'autonomie de l'Irlande )
dirigés par Parnell; mais l'assassinat du vice-roi et du secrétaire
d'Irlande (1882) lui permit seulement
quelques mesures favorables aux fermiers évincés. Il fit
occuper l'Egypte
par des troupes anglaises, qui, de 1883 à
1885,
se rencontrèrent avec celles du Mahdi
( L'histoire de la Nubie et le Soudan
Oriental ),
mais engagea contre le Transvaal une guerre malheureuse ( L'histoire
de l'Afrique australe ).
Une dernière réforme électorale (2 millions de nouveaux
électeurs) ramena les tories (Salisbury)
au pouvoir (1885). Gladstone remplaça
le ministère (1886), renversé
sur la question du home rule ( = autonomie politique de l'Irlande)
Abandonné par les libéraux unionistes, il se retira devant
Salisbury, qui prit des mesures de « coercition » contre les
Irlandais et obtint, à la conférence de Berlin ,
d'immenses avantages en Afrique .
Gladstone lui succéda, toujours à propos du home rule
(1892). Malgré sa brouille avec
Parnell et des difficultés au Siam
et sur le Niger avec la France ,
le ministère libéral obtint des Communes le vote du home
rule, mais non des lords. Lord Rosebery remplaça Gladstone (1894).
Impérialiste avant tout, il envoya une armée égyptienne
sur le haut Nil (1895), mais dut renoncer
à obtenir les rives du Tanganyika.
Aux élections de 1895,
les unionistes obtinrent une majorité de 152 voix. Salisbury
forma un ministère dont la personnalité dominante fut Joseph
Chamberlain, l'ancien député radical de Birmingham ,
que l'unionisme avait rapproché des conservateurs. Malgré
la crise qui couvait toujours en Irlande ,
les affaires étrangères passèrent au premier plan
: conflit avec le Venezuela ,
intervention dans la guerre russo-turque, conflit avec les Républiques
boers ( L'histoire
de l'Afrique australe ),
conflit avec la France
au sujet de Fachoda ,
politique d'intervention en Chine (1898),
politique d'expansion dans le Pacifique
et en Afrique ,
furent les principales manifestations de cet «-impérialisme
» conquérant et coûteux. |