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Jacques ou
James I. - Roi d'Angleterre ,
né en 1566, fils de Marie Stuart et
de H. Darnley, régna d'abord en Ecosse
sous le nom de Jacques VI, et fut proclamé roi presque en
naissant par suite de l'abdication forcée de sa mère (1567).
L'Ecosse fut gouvernée pendant sa minorité par son oncle
le comte de Muray et par son grand-père, le comte de Lennox. Jacques
avait des droits sur la couronne d'Angleterre par le mariage de Marguerite,
fille de Henri VII, avec Jacques
IV, son grand-père : il fut en conséquence reconnu par
les Anglais à la mort d'Élisabeth
(1603). II prit le titre de roi de la Grande-Bretagne et fit tous ses efforts
pour opérer la réunion définitive des deux royaumes.
Comme il était fort hostile aux Catholiques,
il se forma contre lui, en 1605, un complot, dit Conspiration des Poudres,
qui faillit le faire périr avec le Parlement tout entier : il bannit
par suite de cet événement les Jésuites,
qu'on accusait d'y avoir pris part, et fit décréter par le
Parlement la formule du serment d'allégeance qui refusait au pape
tout droit de déposer les rois et de délier les sujets du
serment de fidélité.
D'une humeur très pacifique, il
laissa l'Autriche
dépouiller de ses États l'électeur Frédéric
V, mari de sa fille Élisabeth (1621-1623). Il maria son fils aîné,
Charles
I, à Henriette de France, fille de Henri
IV (1625), et mourut peu après. Ce prince eut d'indignes favoris,
parmi lesquels on cite Robert Carr, duc de Somerset et Villiers, duc de
Buckingham, qui prirent sur lui le plus funeste ascendant. Il prétendit
au pouvoir absolu, voulut, au mépris de la constitution, gouverner
sans le Parlement, et prépara ainsi la révolution qui éclata
sous son successeur. Du reste, il possédait une grande instruction
et était surtout versé dans la théologie
: ses flatteurs l'avaient surnommé le Salornon
de l'Angleterre. Il a laissé quelques écrits, entre autres
le Basilicon dôron ou Don royal, un Commentaire
sur l'Apocalypse
et des Méditations sur l'Oraison dominicale. |
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