|
|
||
| Arrière-plans | ||
|
et du Soudan oriental |
La Nubie comprend, dans son
sens le plus étendu, tout le territoire borné au Nord par
l'EgypteLa basse Nubie se compose princialement de déserts qui s'étendent à l'est jusqu'à la mer Rouge, dont les côtes sont bordées d'un rang de collines, et à l'ouest presque jusqu'au SaharaParmi les populations qu'on rencontre en Nubie, on signalera : 1° les Barabras, voisins et, culturellement, proches parents des Egyptiens bien que leurs caractères physiques les rapprochent des populations subsahariennes. Leur habitat est la basse Nubie; un de leurs principaux rameaux est celui des Kénous, sur la frontière d'Egypte. Le Dongola est en partie peuplé par eux. C'est à tort que l'on a voulu rapprocher les Barabras des Berbères.On a parfois supposé que le nom de Nubie est d'origine égyptienne; le mot nob ou noub, signifiant or en Egypte, et qu'il aurait été appliqué aux pays d'où venait ce métal. Mais dans l'Antiquité, on semble n'avoir désigné la Nubie que sous le nom assez vague d'Ethiopie A partir de 641,
les Arabes conquièrent l'Egypte |
||
| Quand
la Nubie s'appelait Ethiopie
Les premiers témoignages sur cette
Nubie, que les anciens auteurs désignaient sous le nom Ethiopie |
| Après la conquête
de l'Égypte par les Perses, l'Ethiopie demeure indépendante
et repousse les attaques de Cambyse et de ses
successeurs. Peu à peu l'influence grecque s'y répand. Au
temps dès
Ptolémées, les
rivages de la mer Rouge se couvrent de colonies grecques, Adulis Le Royaume de Sennaar Le pays qui va devenir le royaume de Sennaar
était celui que l'Antiquité peuplait, du moins au temps de
Cambyse,
de Macrobiens (peuple supposé à très longue vie);
une tradition qui a tout de la légende lui donne ensuite une succession
de douze reines et dix rois. Puis, au début du XVe
siècle vinrent les Funj (Foundji) fondateurs du puissant
royaume de Sennaar (Sénâr ou Sennâr). Venus du Sud,
les Funj avaient traversé le fleuve Blanc et étaient arrivés
à Arbaguy : là fut livré un grand combat dans lequel
ils furent vainqueurs et qui les rendit maîtres du pays, où
ils embrassèrent l'islam Amarah Dou Naqs fut le premier en 1484, et régna, 42 ans. Nayl, son fils 12. Abd el-Qâder, 10. Amârah II, surnommé Abou- Asakykym, frère du précédent, 8. Dakyn Sâheb el-Adeh, 17. Dôrah ou Daoua, fils de Dakyn, 8. Tabl, enfant d'Abd el Qâder, 4, et fut tué à ChendyLe Soudan Oriental Jusqu'à la conquête anglo-égyptienne de cette région qui correspond en gros aux deux-tiers méridionaux de la république actuelle du Soudan, aucune entité politique solide n'a semble-t-il existé, si ce n'est à l'Ouest, au Dar-four. Le Kordofan, son voisin oriental, s'est trouvé le plus souvent sous sa dépendance ou sous celle des puissances nubiennes, et plus au sud, les populations nilotiques (Dinka, Nuer, Shillouk, etc) étaient plutôt organisées en fédérations de petites chefferies. Le Dar-Four.
L'histoire du Dar-Four
est assez mal connue. La tradition locale a conservé le nom de Kosber
comme étant celui du fondateur de la dynastie qui régna la
première au Darfour. Ce Kosber s'était établi au mont
Marra (le grand massif planté au centre de la région); il
appartenait à la tribu des Dadjo qui, après avoir fourni
treize princes, abandonnèrent le pouvoir aux Toundjour, autre tribu
qui vint s'établir dans le pays. Le premier roi de cette seconde
dynastie s'appelait Ahmed el-Magour et Hilâli; cette dernière
partie de son nom donne à penser que c'était un des représentants
de la grande tribu arabe des Beni Hilal qui envahit le Maghreb au XIe
siècle. Cette seconde dynastie
fit place à celle des Kêra dont le chef Delîl ou Bali
organisa d'une manière définitive le pays et lui donna un
code intitulé : Kitab Dali, dont les principes un peu différents
de ceux du Coran Le Kordofan.
Comme au Dar-four, la population est très mélangée. la composante la plus ancienne connue a son origine en Nubie, mais les Bédouins semblent aussi être là depuis très longtemps. Les langues dominantes sont, comme dans le Dar-four, le koundjara et l'arabe. La population se divise en trois groupes principaux : les Radejat, les Mousabat (Mouserbat, Mesabaât) et les Koundjara; les Mousabat vivent autour d'El-Obéid et qualifiaient leur chef de sultan. Des populations nilotiques se rencontrent également au Sud-Est : Nouba, dans les montagnes voisines du pays des Chillouks (Dar Nouba), et, à côté d'eux les Takalé ou Téghélé, qu'on rapproche des Foung (Foundji). Le Kordofan ne paraît
pas avoir eu d'unité politique permanente. Généralement
dépendant des rois de Sennaar leur fut disputé par les gens
du Dar-four. Ceux-ci le conquirent au début du XIXe
siècle, mais en 1820
leur vassal fut tué à la bataille de Bara par les Égyptiens
qui conquirent le pays. Ils le perdirent en 1883,
lors de l'insurrection du Mahdi.
Panorama de Khartoum au début du XXe siècle. Le soudan égyptien et anglo-égyptien A partir de la conquête
du royaume de Sennaar par Ismaïl Pacha en 1821,
l'histoire de la Nubie se confond avec celle de tout le Soudan égyptien,
puis anglo-egyptien. Le Soudan égyptien est le nom par lequel on
désignait les possessions égyptiennes du haut Nil divisées
par Saïd Pacha en provinces de Dongola Le retour offensif des Européens contre les mahdistes désagrégés commença en 1893 par l'entrée des officiers belges du Congo qui chassèrent les mahdistes du Bahr-el-Ghazal; eu mai 1894, les Anglais le leur donnèrent à bail; mais sur les réclamations de la France, ils se limitèrent au territoire de Lado et Redjaf sur le Nil. En juin 1894, les Italiens enlevaient Kassala. La France, espérant une coopération de l'Abyssinie, s'avance à son tour par l'Oubangui vers le Bahr-el-Ghazal. L'Angleterre, décide alors de reconquérir le Soudan égyptien. En 1896, le sirdar Kitchener concentre les troupes anglo-égyptiennes à Ouadi-Halfa, préalablement attaché à l'Égypte par un chemin de fer que l'on prolonge à mesure qu'avance l'armée. Le 19 septembre,
celle-ci prend Dongola. Un an après, Kitchener occupe Abou-Hanted
et y amène le chemin de fer de Ouadi-Halfa. En octobre 1897,
il entre à Berber La France renonça à toute prétention sur l'ancien Soudan égyptien et l'Angleterre s'engagea à ne pas en dépasser les limites vers l'Ouest. Voici les dispositions essentielles de ce traité d'importance capitale : Le gouvernement de la République française s'engage à n'acquérir ni territoire ni influence politique à l'Est, et le Royaume-Uni s'engage, à n'acquérir ni territoire, ni influence, politique à l'Ouest de la ligne frontière ainsi définie : ligne de partage des eaux entre les bassins du Nil et du Congo, puis, du 11° latitude Nord au 15° de latitude Nord, frontière ancienne entre le Ouadaï et le Darfour, étant entendu que, le tracé à déterminer ne pourra dépasser à l'Ouest le 18°40' de longitude Est ni à l'Est le 20° 40', Au Nord du 15e parallèle, la frontière sera formée par une ligne tirée vers le Sud-Est à partir du point de rencontre du tropique du Cancer avec le 13° 40' et jusqu'au, 21° 40' et à sa rencontre avec la frontière du Darfour.Les Britanniques ont procédé à partir de là à la réorganisation du Soudan dont ils étaient laissés seuls maîtres à la mort du calife Abdoullah tué avec ses lieutenants à la fin de novembre 1899 dans la bataille d'Omdebrikat. Une convention passée le 19 janvier 1899 avec le khédive a séparé de l'Égypte tous les pays au Sud du 22° latitude Nord, et en a confié l'administration, y, compris Ouadi-Halfa -
Un village dinka, dans le Sud Soudan. |
|
|