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| Placé
sur une des grandes routes de l'Asie D'horribles discordes intestines ont ensanglanté
l'Afghanistan à partir de 1793
et en ont préparé la ruine, ruine qui a été
consommée en 1818 par les conquêtes
de Runjet-Sing, roi de Lahore Un coup d'État renverse le roi Mohammed
Zahir Shah en 1973, et le nouveau
pouvoir est à son tour renversé en 1978,
cédant alors la place à un régime communiste soutenu
par l'URSS, qui d'ailleurs envahira l'année suivante l'Afghanistan,
officiellement pour soutenir ses alliés. Il s'ensuivra une guerre
avec les mouvement de résistance afghans qui contraint les troupes
russes à décider leur retrait à partir de 1986,
laissant le pays en proie à une guerre civile, dont le régime
islamiste des Talibans sortira vainqueur à la fin des années
1990.
Les attentats du 11 septembre
2001
décideront les États-Unis Dates clés : VIe s. av. J.-C. - Conquête perse sous Cyrus. |
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| Le
pays des invasions
De toute antiquité
les habitants de l'Afghanistan, dont on a retrouvé des traces qui
remontent à 6700 av. J.-C.
(vestiges de la grotte du Serpent à Ghar-i-Mar, découverts
en 1964),
paraissent avoir maintenu leur indépendance dans leurs montagnes.
La vallée du Kaboul A la mort de Tamerlan |
| Les
interventions anglaises
Pendant l'anarchie,
Balkh Les sympathies avouées
du nouvel émir pour la Russie et la réception, à Kaboul,
d'une ambassade envoyée par le tsar, suscitèrent une seconde
fois les méfiances des Anglais. Lord Lytton, étant devenu
vice-roi des Indes Mais, bientôt,
la population afghane massacrait la légation anglaise à Kaboul,
ce qui amena une nouvelle expédition. Dès le 12 octobre 1879,
le général Roberts faisait à Kaboul une entrée
triomphale. Ayoub-khan, fils de Chir-Ali, soupçonné
de complicité, fut écarté et l'Angleterre se déclara
alors pour le prétendant Abd-er-Rhaman-khan, petit-fils de Dost-Mohammed,
qui vivait, depuis 1869,
sur territoire russe, à Samarcande
Combattants Afghans. L'Angleterre ne tarda
pas à retirer ses troupes (1881)
et le pays retomba dans l'anarchie, plusieurs princes se disputèrent
la couronne; mais enfin, Abd-er-Rahman, d'abord maître de Kaboul Un arrangement intervint
enfin, grâce à l'entremise de l'Allemagne, et agréée
par les deux parties, fixant la frontière sur la ligne du Mourgab
: Pendjeh était attribué à la Russie, qui se trouvait
ainsi amenée au pied de la passe de Zoulficar, restée
afghane, à moins de 400 kilomètres de Hérat |
| Le
XXe siècle
Au temps du protectorat,
les Britanniques ont pu compter sur la fidélité du gouvernement
de l'émir Hâbib Allâh, bien que celui-ci adopte une
position officiellement neutre dans le conflit mondial. Lorsque celui-ci
est assassiné en 1919,
une nouvelle intervention anglaise s'achève finalement par la reconnaissance
de l'indépendance du pays en août (traité de Rawalpindi).
L'émir Amân Allah (Amanoullah) monte sur le trône et
engage l'Afghanistan sur la voie d'une modernisation et de la laïcisation
calquée sur celle que Mustapha Kemal ouvre à la même
époque à la Turquie. Le roi, confronté à l'opposition
farouche des religieux est cependant contraint d'abdiquer en 1929,
à la suite d'une révolte tribale, qui installe brièvement
à Kaboul Le pouvoir de Zahir
Shah, qui peut compter à la fois sur le soutien politique et financier
de l'Union soviétique et des Occidentaux, habilement mis en concurrence,
reste sans partage jusqu'en 1964.
malgré quelques soulèvements tribaux dans les années
1950.
Le 19 novembre 1964,
une nouvelle constitution est adoptée, qui prévoit l'instauration
(1967)
d'un parlement (Chambre basse élue par le suffrage universel et
Chambre haute dont les membres sont choisis par le roi), qui tempère
l'absolutisme du régime où les partis restent malgré
tout interdits. Cette timide ouverture n'empêche pas la montée
des contestations (islamistes hostiles à l'abandon prévu
de l'ancienne législation coranique), communistes, chefs tribaux,
etc.) qui déstabiliseront assez la monarchie pour conduire en 1973
à un coup d'État. Mohammed Zahir Shah est renversé
et remplacé par Ali Mohammed Daoud, quelque temps proche des communistes,
mais dont il s'écarte, pour se rapprocher de l'Iran Les nouveaux dirigeants,
à la fois animés d'idéaux progressistes et emprisonnés
par leur alliance avec l'URSS, se trouvent complètement déconnectés
des réalités sociales d'un pays ancré dans le conservatisme
religieux. En voulant imposer par la violence leurs réformes ils
aboutissent à susciter un climat insurrectionnel. Afin de soutenir
le régime afghan proche de l'écroulement, les Soviétiques,
sous la présidence de Léonid Brejnev, envahissent le
pays le 27 décembre 1979.
Un crise internationale éclate et les divers mouvements de résistance
à l'occupation peuvent compter sur l'appui du Pakistan, des pays
occidentaux et des monarchies du Golfe, qui les arment et les financent.
Assez vite, il apparaît que l'Armée rouge, qui maintient sur
place 100000 soldats mal équipés et démoralisés,
est enlisée dans un conflit sans issue, ce qui conduira le nouveau
numéro un de l'Union Soviétique, Mikhaïl Gorbatchev,
à retirer ses forces à partir de 1986.
En 1989,
les accords de Genève mettent fin officiellement à cette
Guerre d'Afghanistan, bien que le régime de Kaboul Les vainqueurs de
cette guerre civile seront pourtant des nouveaux venus, organisés
depuis 1994
seulement, et soutenus par le Pakistan et bénéficiant de
l'adhésion d'un grande partie de la population. Ce sont des fondamentalistes
musulmans qui se feront connaître sous le nom de Talibans. Hérat
Ruines d'une forteresse à la frontière afghane.
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