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Anglicanisme.
- Branche du Protestantisme,
religion
d'État en Angleterre introduite par Henri
VIII, mais dont les institutions - l'Église anglicane - ne datent
que l'acte d'uniformité, rendu en 1562, sous le règne d'Élisabeth
I. L'Église anglicane, appelée aussi Haute Église,
Église épiscopale adopte presque les dogmes de Calvin,
et, reconnaît pour chef, à la place du pape, le souverain
temporel, quel qu'il soit, homme, femme ou enfant. Elle a conservé,
comme le catholicisme, une certaine pompe
extérieure et une hiérarchie qui comprend des archevêques,
des évêques, des chanoines, des prêtres et des diacres,
mais où ne figurent ni les clercs inférieurs ni les religieux
: c'est le souverain qui nomme aux sièges épiscopaux; mais
le dogme, l'administration et la discipline du clergé, sont sous
la direction des archevêques et évêques. L'archevêque
de Cantorbéry porte le titre de primat du Royaume-Uni, couronne
le souverain, et a 21 évêques suffragants.
L'archevêque de York est primat d'Angleterre,
et a 4 suffragants. L'évêque de Londres a le pas sur les autres
évêques; viennent ensuite les évêques de Durham
et de Winchester, et enfin les autres d'après l'ancienneté
du sacre. Les archevêques et évêques, sauf celui de
Sodor et de Man, siègent à la Chambre-Haute comme lords spirituels.
Les archevêques ont le titre de Grâce et de Très-révérend
père en Dieu par la divine Providence,
et les évêques celui de Vraiment révérend père
en Dieu par la permission divine.
L'anglicanisme reconnaît la Trinité,
l'Incarnation, la descente de Jésus aux
Enfers,
sa Résurrection, la divinité du St Esprit, le symbole des
Apôtres.
Il enseigne le péché originel, la justification par la foi
seule, la prédestination. II n'admet que trois sacrements d'institution
divine, le baptême, l'eucharistie
et la pénitence. A l'exemple des zwingliens ( Zwingli)
et des calvinistes ( Calvin),
il rejette la présence réelle de Jésus dans l'eucharistie,
le purgatoire, les indulgences, et le culte
rendu aux images et aux saints. La communion
s'administre sous les deux espèces. La liturgie ne se sert que de
la langue anglaise. Le célibat n'est pas imposé aux membres
du clergé. La base de l'anglicanisme est la confession de foi approuvée,
sous la reine Élisabeth,
par le concile de Londres, en 1562.
Depuis la réforme de 1828 et 1829,
les non-conformistes ou dissidents, c.-à-d. ceux qui n'adhèrent
pas complètement à l'anglicanisme, ne sont plus exclus des
emplois publics, ni privés des droits politiques. Le puséyisme,
qui a pris naissance au 19e s. dans l'université
d'Oxford, à oeuvré pour rétablir dans le culte la
liturgie romaine (autels ,
croix, surplis, culte de Marie, etc.). (A19). |
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