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| La vallée
de l'Indus a vu fleurir l'une des plus randes civilisastions, qui a commencé
à épanouir il y a au moins 5000 ans, principalement sur le
territoire de ce qui est actuellement le Pakistan (centre principaux Harrapa
et Mohendjo Daro). Au cours du deuxième millénaire avant
J.-C., les vestiges de cette culture, qui semble pouvoir être rattachée
aux Dravidiens, vivant aujourd'hui au Sud de l'Inde, ont fusionné
et ont été aborbés par les peuples de langues indo-aryennes,
qui ont afflué dans la vallée de l'Indus.
Par la suite, la région a subi une succession d'autres invasions : les Perses, les Grecs, les Scythes, les Arabes (qui ont introduit l'islam), les Afghans, et les Turcs et Turco-Mongols. Ces derniers sont à l'origine de l'Empire moghol prospéré sur tout le sous-continent indien au XVIe et au XVIIe siècles. Enfin, les Britanniques ont progressivement imposé leur domination à partir du XVIIIe siècle. Tout au long de cette histoire, se sont constitués une foule de royaumes et de principautés, souvent vassaux des empires voisins, parfois bénéficiant d'une réelle autonomie, et s'unssant ou se divisant selon les péripéties du temps. On peut les regroupe en quantre entités principales : le Cachemire et le Pendjab, partagés aujourd'hui avec l'Inde, le Baloutchistan, aujourd'hui partagé avec l'Iran et le Pakistan, et le Sind : Le Cachemire eut des princes indigènes jusqu'à la conquête musulmane en 1364; de cette époque à 1586, il forma encore un État indépendant sous des princes musulmans; il fut réuni à l'empire moghol en 1586; en 1747, il fut conquis par les Afghans, puis devint une province du Kaboul Le Pendjab, placé sur la route des grandes invasions, a vu passer successivement les Perses de Darius, les Grecs d'Alexandre ou des rois de Bactriane, les Scythes ou Sakas, et dans les temps modernes Mahmoud de Ghazni (997-1030), Tamerlan (1398), Bâber (1526-1830), Nadir Shah (1739) et Ahmedd Shah le Dourani (1747-1761). Celui-ci, en se re tirant après avoir vaincu lés Marathes sur le vieux champ de bataille de panipat, laissait le champ libre aux Sikhs, et Ranjit Sign (1792-1839) établissait par la force et la ruse ce royaume de Pendjab que, dix ans après sa mort l'incapacité de ses successeurs fit passer en bloc aux mains des Anglais, après deux guerres, en 1849. Le Baloutchistan, après avoir fait partie de l'empire de PerseEn 1947, lors de l'accession à l'Indépendance de l'Inde Britannique, suivant l'option adoptée par l'un des leaders indépendantistes, Muhammad Ali Jinnah, contre le voeux de Gandhi, deux Etats nouveaux ont été formés : l'Inde d'une part, majoritairement hindouiste, et le Pakistan d'autre part, majoritairement musulman, et constitué de deux parties, le Pakistan oriental (le Bangladesh actuel) et le Pakistan occidental (Pakistan actuel). Cette double partition n'a cessé d'être une source de conflits. Plusieurs guerres ouvertes ont eu lieu entre l'Inde et le Pakistan : en 1947-48 et en 1965, à propos du territoire contesté du Cachemire, puis en 1971, à l'occasion de laquelle le Pakistan oriental a fait sécession. L'opposition du Pakistan et de l'Inde explique aussi les alliances régionales que ces deux Etats ont conclu à une certaine époque, le premier avec la Chine, le second avec l'URSS. De plus, en réponse à des essais d'armes nucléaires indiens, le Pakistan s'est doté à son tour de l'arme atomique et a effectué ses propres tests à partir de 1998. Aujourd'hui, le différend sur statut du Cachemire persiste, même si l'on a assisté à à une diminution des tensions depuis 2002. Une détente demeurée fragile, comme l'ont montré, en novembre 2008, les attentats de Bombay, qui ont de nouveau enflammé les relations entre le Pakistan et l'Inde. L'histoire intérieure du Pakistan depuis son indépendance n'est pas moins agitée que celle de ses relations avec ses voisins. Il a fallu neuf ans de luttes politiques après l'indépendance pour que le pays, d'abord dominion du Commonwealth britannique, se dote d'une première constitution établissant un régime présidentiel. En 1958, un coup d'Etat dirigé par le général Ayyoub Khan l'a porté au pouvoir jusqu'en 1969. Yahya Khan lui a succédé entre 1969 et 1971. Au sortir de la guerre qui a eu lieu cette année-là, le pouvoir a été rendu aux civils, sous la conduite de Zulfikar Ali Bhutto. Mais en 1979, un second coup d'Etat a eu lieu, faisant du général Zia-ul-Haq, le troisième président militaire du pays. Le général Zia, qui sera tué dans un accident d'avion en 1988, est à l'origine de l'introduction de la loi islamique au Pakistan. Après sa mort, Benazir Bhutto, fille de Zulfikar Ali Bhutto accède à la tête du gouvernement. En 1999, un nouveau coup d'Etat porte au pouvoir le général Pervez Musharraf, qui, devant son impopularité grandissante, devra cependant se résigner à organiser des élections libres. Benazir Bhutto périra dans un attentat lors de la campagne électorale, en décembre 2007, mais, en février 2008, les suffrages portent son parti au pouvoir. En août Musharaff doit abandonner ses fonctions. En septembre 2008, Asif Zardari, le veuf de Benazir Bhutto a été élu président. En arrière-plan des dernières années de la dictature de Musharaff et de la période récente on trouve la guerre menée entre le gouvernement pakistanais et les groupes islamistes, qui contrôles les les zones tribales limitrophes de la frontière avec l'Afghanistan, et font peser une menace constante sur la stabilité du Pakistan. Le gouvernement pakistanais est également confronté à une détérioration de l'économie liée au déclin des réserves de change, à la dépréciation de la monnaie et au creusement du défficit de la balance des paiements. |
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