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Agricola
(Cnéius Julius), général romain, beau-père
de l'historien
Tacite, né à Fréjus
vers l'an 40 de J.-C., fut envoyé par Vespasien
en (Grande-) Bretagne pour achever de la soumettre (77), pénétra
en Calédonie et réduisit tout le pays, malgré l'énergique
opposition des habitants, de Galgacus surtout. Il reconnut le premier que
la Grande-Bretagne était une île. Il fut chargé de
gouverner les peuples qu'il avait conquis, et s'acquitta loyalement de
cette tâche. A la mort de Titus, le nouvel
empereur, Domitien, jaloux de ses succès,
le rappela de son gouvernement (85); Agricola passa le reste de ses jours
dans la retraite et l'obscurité. Il mourut à 56 ans; on crut
qu'il avait été empoisonné par Domitien, Tacite a
écrit sa Vie . |
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Agricola (Rodolphe),
professeur de philosophie à Heidelberg,
né près de Groningue, en 1443, mort en 1485, fut un des restaurateurs
des sciences et des lettres en Europe, et combattit la scolastique.
Il s'était formé en France et en Italie. Parmi ses écrits,
qui ont été réunis sous le titre Lucubrationes,
Cologne, 1539, les plus importants sont le discours In laudem hilosophia
et le traité De inventione dialectica, Cologne, 1527, où
il a le premier exprimé la possibilité d'instruire les sourds-muets. |
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Agricola (Jean), surnommé
Magister
Islebius, parce qu'il était d'Eisleben en Saxe, né en
1492. mort en 1566, fut un des principaux coopérateurs de Luther.
Il soutenait que la foi évangélique est inutile pour être
sauvé, et par là il donna naissance à la secte des
Antinomiens
(c'est-à-dire adversaires de la loi). A la suite de démêlés
qu'il eut avec Mélanchthon au sujet
de cette doctrine, il se retira à Berlin où il devint prédicateur
de la Cour. Il prit part à l'Intérim d'Augsbourg ,
au colloque de Leipzig
(1519), et signa les articles de Smalkalde (1537). Il a laissé,
outre des ouvrages de controverse, un Recueil de proverbes allemands, accompagné
d'un Commentaire estimé, Haguenau, 1529. |
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Agricola (George Landmann,
dit), le plus ancien minéralogiste, né vers 1494, à
Glaucha, en Misnie ,
mort en 1555, exerça d'abord la médecine, mais abandonna
cette profession et vint se fixer à Chemnitz
pour s'y livrer tout entier à l'étude des minéraux.
Il étudia surtout les mines d'argent de la Misnie. On a de lui De
re metallica, Bâle, 1546, in-fol.; De mensuris et ponderibus
Romanorum et Græcorum, Bâle, 1550, in-fol. Quoique fort
savant; il n'était pas exempt des préjugés du temps
: il croyait aux esprits et à la pierre philosophale; on a de lui
un traité De lapide philosophico, Cologne, 1531. |
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