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Les mers
et les océans sont les grandes masses d'eau salée
qui recouvrent les deux-tiers de la surface du globe
terrestre. Le mot mer reçoit, dans le langage géographique,
deux acceptions différentes. Dans son sens le plus général,
il désigne, par opposition aux masses continentales, à la
terre
ferme, l'ensemble des eaux salées du globe. Dans un sens plus
restreint, il arrive parfois que l'on oppose les termes de mer et
d'océan, en appliquant ce dernier terme aux grands espaces
maritimes dont la constitution est ou paraît sensiblement uniforme,
tandis que l'expression de mer est réservée à celles
des parties du domaine maritime général, à qui leurs
limites géographiques précises, ou certaines particularités
de leur régime (marées,
courants),
constituent une sorte d'individualité. Ainsi, l'Atlantique
ou le Pacifique sont des océans;
la Méditerranée, la Manche,
la Baltique, etc., sont des mers. Parfois
le terme de golfe est utilisé concurremment
à celui de mer. Par exemple, la mer de Cortez reçoit aussi
le nom de Golfe de Californie, et le Golfe
Persique (ou Arabo-Persique) et tout à fait l'équivalent
de la Mer Rouge : seul l'usage à imposé le choix de la dénomination.
On désigne parfois, dans la terminologie
géographique, sous le nom de mers secondaires celles de ces
entités dont le régime général est étroitement
lié à celui de l'océan ou même de la plus grande
mer voisine, dont ils sont une dépendance et comme une province
: ainsi, la mer des Caraïbes par rapport à l'Océan
Atlantique, l'Adriatique par rapport à la Méditerranée.
Le terme de mer bordière est appliqué souvent à
celles de ces mers, généralement peu profondes, qui couvrent,
à la lisière des terres, une partie du socle continental
(Manche, mer du Nord, par exemple). Enfin, l'expression de méditerranée
sert à désigner les mers qui n'ont avec le reste des océans
qu'une communication précaire (détroit),
et jouissent en conséquence d'une grande indépendance de
régime : ainsi la mer Méditerranée, la mer Rouge,
etc.
Répartition
des mers.
La grande étendue relative du domaine
maritime est un des traits essentiels de la structure du globe. La superficie
totale de celui-ci étant évaluée à 510,072
millions de km², 361,132 millions de km² sont occupés
par les océans et leurs dépendances, soit environ les sept
dixièmes. Dans l'hémisphère nord, le partage entre
la terre et la mer, bien qu'à l'avantage de cette dernière,
présente un certain équilibre : 1 à 1,5 environ; mais,
dans l'hémisphère sud, cet équilibre est notablement
rompu, en raison de l'effilement progressif des masses
continentales au Sud de l'équateur;
44,2 millions de km² de terres contre 210,8 millions de km² d'eau;
et la prééminence du domaine maritime s'affirmerait encore
mieux si l'on choisissait, avec le géographe Penck, comme pôle
géographique un point situé dans le nord-est de la France
: on obtiendrait ainsi deux hémisphères, dont l'un contiendrait
122 millions de km² environ, et l'autre seulement 20 millions, tout
le reste étant occupé par les mers.
-
Les mers
du monde et les océans dont elles dépendent*
Océan
Atlantique
|
(Au
Nord) |
Mer
du Nord, Manche, Mer Celtique, Mer
d'Irlande, Mer de Norvège, Mer
Baltique, Mer du Groenland (partie sud), Mer du Labrador. |
| Mer
Méditerranée |
Méditérranée
occidentale : Mer Ligurienne, Mer
Tyrrhénienne;
Méditérranée
centrale : Mer
Ionienne, Mer Adriatique;
Méditérranée
orientale : Mer de Crète, Mer
Egée (avec : Mer de Myrto, Mer de Thrace), Mer du Levant;
Mer
de Marmara; Mer Noire et Mer
d'Azov. |
| Mer
des Sargasses et Mer des Caraïbes. |
| Océan
Pacifique |
Mer
de Béring, Mer d'Okhotsk, Mer du Japon, Mer Jaune, Mer de Chine
Orientale, Mer de Chine du Méridionale, Mer de Malaisie, Mer de
Sulu, Mer des Célèbes (Sulawesi), Mer des Moluques, Mer de
Bismarck, Mer des salomon, Mer de Corail, Mer de Tasman . |
| Océan
Indien |
Mer
Rouge, golfe Persique, Mer d'Oman,
Mer d'Andaman, Mer de Java, Mer de Flores, Mer de Bali, Mer de Sawu, Mer
de Banda, Mer de Timor, Mer d'Arafura, Mer de Céram,
Canal
de Mozambique. |
| Océan
Austral |
Mer
de Ross, Mer d'Amundsen, la Mer de Bellingshausen, Mer de Ross, partie
Sud de la Mer d'Ecosse (Scotia), Mer de Weddell, Mer du roi Haakon VII,
Mer de Mackenzie, Mer de Davis, Mer d'Urville. |
| Océan
Arctique |
Mer
de Beaufort, Mer du Groenland (partie Nord), Mer de Wandel, Mer de Lincoln,
Mer des Tchouktches, Mer de Sibérie Orientale, Mer de Laptev, Mer
de Kara, Mer de Barents. |
*Sauf
exception, on n'a pas consigné ici les golfes, baies, détroits
et autres passages
qui
complètent cette nomenclature maritime.
Relief
sous-marin
Sans entrer dans l'étude détaillée
du relief sous-marin de chacune des grandes divisions du domaine maritime,
il est bon, néanmoins, d'insister sur quelques conclusions que la
seule étude de la répartition des profondeurs océaniques
suffit à mettre en relief.
Notons d'abord ce fait, que, dans le relief
sous-marin comme dans le relief terrestre, les
dénivellations extrêmes constatées, au-dessus de 8000
mètres, sont tout à fait exceptionnelles, et constituent
des fosses locales : 8600 mètres dans la dépression du Tuscarora,
sur la côte orientale de l'archipel sibérien;
9400 mètres aux abords des îles Tonga,
dans l'Océan Pacifique; 11.000
m dans la fosse des Mariannes, sont les fonds
les plus considérables que l'on ait été amené
à constater. La moyenne des grandes profondeurs marines oscille
entre 3000 et 4500 mètres, et la valeur de la dépression
moyenne correspond à 3800 mètres, l'Océan Pacifique,
l'Océan Indien et l'Océan
Atlantique venant dans cet ordre dans la croissance des profondeurs
moyennes.
En second lieu, il faut signaler comme
la coïncidence des grandes fosses avec les lignes principales de relief
du globe, telles qu'elles sont marquées par les chaînes de
montagnes de structure récente. C'est une conséquence de
l'interaction de deux plaques tectoniques, l'une s'enfonçant sous
l'autre (zone de subduction) : une fosse se forme en bordure de la première,
tandis que la seconde se trouve surélevée à sa bordure
et, les déformations qui s'ensuivent aidant, explique la formation
de la chaîne de montagnes constatée. Processus accompagné
d'une forte activité sismique et de phénomènes
volcaniques divers. Cette situation se rencontre, par exemple, dans
le Pacifique nord, par l'existence de
la Fosse du Tuscarora sur le rebord des chaînes de soulèvement
qui bordent l'Asie orientale et, mieux encore, par
la continuité de cette dépression de près de 4000
mètres en moyenne qui forme comme un fossé profond au pied
des hautes montagnes des rivages occidentaux de l'Amérique.
Dans les régions, au contraire,
où le relief continental ancien est depuis longtemps établi
et stable, la mer apparaît souvent comme une mince nappe couvrant
une sorte de pénéplaine : le plateau continental,
qui n'est que la partie immergé de la lithosphère continentale.
Ainsi les mers bordières de l'Europe occidentale,
Manche, mer du Nord, Baltique. Enfin, on
se souviendra que, dans la répartition générale des
profondeurs, les dépressions inférieures à 2000 mètres
n'occupent qu'un cinquième environ de la superficie totale des mers;
les zones de dépression entre 3000 et 5000 mètres représentent
plus de la moitié des fonds marins.
Niveau des eaux
marines.
Il faut se garder de considérer
le niveau des mers comme formant une surface plane, horizontale, en vertu
du principe des vases communicants, en dehors, bien entendu, des mouvements
accidentels de la surface. D'une part, en effet, il faut tenir compte de
l'attraction opérée sur les eaux par les masses de haut-relief,
ou seulement par l'existence de masses continentales
voisines de haute densité, qui attirent ou repoussent la masse fluide
des eaux. D'autre part, les différences de salinité, parfois
considérables, entre mers voisines, entraînant des différences
de densité, il s'ensuit, conformément au principe même
des vases communicants, que la hauteur de la colonne d'eau marine doit
être différente dans l'une et dans l'autre mer. Enfin, il
faut tenir compte, malgré la très faible compressibilité
de l'eau, de la diminution de volume que peut occasionner la pression des
couches supérieures sur les couches inférieures de l'eau
dans les grandes fosses maritimes, et dont le résultat est un abaissement
général du niveau marin au voisinage de ces dépressions.
Ces divers phénomènes sont aujourd'hui étudiés
par des satellites océanographiques équipés de radars,
qui peuvent mesurer très précisément les irrégularités
dans les niveaux des Océans et en déduire, entre autres choses,
les grandes lignes du relief sous-marin.
Température.
Le fait essentiel à considérer
dans l'étude des températures
des eaux marines superficielles, c'est le peu de conductibilité
calorifique qu'elles présentent. Dans un même lieu, l'écart
entre les températures extrêmes de l'air,
selon les saisons, est souvent de moitié
moindre que celui entre les températures extrêmes des eaux
superficielles de la mer. A l'égard des terres,
la mer se trouve ainsi jouer le rôle d'un véritable manchon
atténuant les brusques variations de la température. La température
superficielle des eaux marines est en rapport avec la chaleur solaire,
qu'elle emmagasine, pour ainsi dire; en ce sens, il existe, pour la mer,
des lignes isothermes, coïncidant assez souvent avec les parallèles,
et, en tout cas moins tourmentées que les isothermes terrestres;
mais ces isothermes ne valent que pour les couches superficielles, soumises
directement à l'action solaire : au-dessous d'une certaine profondeur,
généralement faible (environ 110 à 150 m pour l'Océan
Atlantique). la température de la masse des eaux, directement
sous l'influence des courants profonds, s'abaisse
rapidement, surtout dans l'Océan Pacifique,
de manière à rester, dans chaque région, de beaucoup
plus basse que celle qui règne à la surface de la mer pendant
le mois le plus froid.
--
La
vie sous-marine dans les eaux chaudes du Pacifique (Bora-Bora). Source
: The World Factbook.
Vers le fond règnent les températures
voisines de 0 °C. La raison de ce fait doit être cherchée
dans l'afflux constant des eaux polaires destinées à compenser
l'évaporation superficielle, afflux qui s'effectue par le fond et
qui est surtout intense dans l'hémisphère sud, où
il n"existe aucune barrière géographique entre les eaux de
l'Océan Pacifique et celles de
l'Océan Austral. Dans les mers fermées,
ou seulement faiblement ouvertes, où cette circulation par les grands
fonds ne peut avoir lieu, le refroidissement ne s'effectue pas, et la température
abyssale reste celle du mois le plus froid à la surface : dans la
Mer
Méditerranée, au-dessous de la couche, profonde de 250
à 300 mètres, que le soleil échauffe constamment,
la température reste à peu près constante, comprise
entre 13,6 °C et 13,5 °C, au fond, précisément la
température des eaux de l'Océan à la profondeur de
365 mètres, qui est celle du détroit
de Gibraltar, par où se produit dans
la Méditerranée l'afflux d'eau froide. Le même phénomène
peut d'ailleurs se présenter dans des mers libres à la surface,
mais dont les cuvettes profondes sont isolées par des bourrelets
sous-marins, comme tel est, par exemple, le cas pour la mer de Banda (Indonésie).
Salinité
et densité.
En dehors de traces d'un grand nombre
de minéraux divers, l'eau de mer est surtout modifiée dans
sa teneur et sa densité par la présence du chlorure de sodium
(sel ordinaire), dans la proportion moyenne de 78,32%; de chlorure de magnésium
(9,44), de sulfate de magnésie (6,40), de sulfate de chaux (3,94),
de chlorure de potassium (1,69) et de divers autres sels (0,21). Elle tient
en dissolution de l'oxygène (surtout dans les régions voisines
de la surface) et de l'azote. Quant à sa densité,
elle dépend de deux éléments : la température,
modificatrice du volume, et la salinité, qui est elle-même
en rapport étroit avec la température superficielle et aussi
souvent avec la régularité des vents
qui activent l'évaporation. C'est dans la région tropicale,
domaine des alizés,
que la salinité et, par là même, la densité
des eaux superficielles apparaissent le plus fortes, en raison de l'intensité
de cette évaporation.
La densité et la salinité
diminuent, dans une proportion d'ailleurs assez faible, à mesure
que l'on s'élève en latitude, exception faite pour les régions
marines parcourues par des courants chauds;
mais les différences deviennent plus notables, si l'on pénètre
dans les bassins maritimes relativement fermés. La Mer Rouge, par
exemple, sous son ciel de feu, privée d'eaux douces qui lui pourraient
venir des fleuves, garde une salure uniformément forte; même
phénomène, quoique à un moindre degré, pour
la Mer Méditerranée. Par
contre, la Mer Noire, alimentée en eaux douces par les grands fleuves
de l'Ukraine et de la Russie
méridionale, voit sa salinité considérablement diminuée,
et certaines parties de la Mer Baltique,
telles que le golfe de Finlande, présentent
de larges zones d'eau à peine saumâtre. De tous les phénomènes
auxquels les différences de salinité donnent lieu, le plus
intéressant est assurément celui que présentent les
eaux de la Mer Morte (en fait un lac), chargées
de sels divers concentrés au point de les rendre impropres à
la vie (à l'exception de certaines bactéries ),
et d'une densité telle (1,28 environ) qu'il est à peu près
impossible à un humain de s'y noyer : il est vrai que nous sommes
en présence, ici, du résidu, en quelque sorte, d'un bassin
maritime jadis plus large.
Dynamique.
En ce qui concerne la dynamique marine,
nous nous contenterons de donner ici quelques indications générales.
Parmi les mouvements continuels dont la mer est le théâtre,
les uns sont dus à des causes fortuites, pression et conflits des
vents,
etc., et restent strictement localisés à la surface : ce
sont les vagues, dont l'ampleur peut atteindre quelquefois 16 à
18 mètres de hauteur, mais dont l'effet ne se fait guère
sentir au-dessous d'une profondeur de 20 mètres, et dont l'intensité
dépend le plus souvent des obstacles littoraux qui viennent s'opposer
à l'élan des eaux. Leur rôle est capital dans le modelé
des rivages maritimes. D'autres sont réguliers et sous la dépendance
des lois générales de l'attraction : ce sont les marées.
Ici encore, des différences tout à fait notables se présentent
dans la marche et l'intensité du phénomène, dont l'amplitude,
normale dans les larges zones océaniques, très atténuée
ou à peu près nulle dans les bassins presque fermés
tels que la Méditerranée
ou la Baltique, devient tout à coup considérable dans les
seuils étroits ou peu profonds, tels que le Pas de Calais ou la
Manche. Enfin, l'élément essentiel de la circulation marine
est fourni par les courants : courants profonds,
qui amènent vers l'équateur les
eaux froides des pôles, courants superficiels, les uns locaux, et
dus à telle ou telle disposition des rivages qui détourne
ou canalise le flot de marée (courants de marée, courants
côtiers), les autres généraux et traversant les océans
entiers, et dans l'action et la permanence desquels il faut faire entrer
la régularité de tel ou tel système de vents (Gulf-Stream,
Kuro-Shivo, etc.).
Les mers ont un rôle de distributrices,
par l'intermédiaire des vents,
des courants, de l'humidité et de la
chaleur, et jouent également un rôle dans l'établissement
des différents régimes climatiques. Quant à leur rôle
dans le modelé des contours des continents,
on en trouvera l'exposé aux mots côte,
dune,
etc. Rappelons seulement que l'action des mers, à ce point de vue,
pour être énergique et souvent bruyante (démantèlement
des falaises, destruction de côtes rocheuses, etc.), n'en est pas
moins le plus souvent locale, et d'ailleurs compensée dans la plupart
des cas par un travail concomitant de transport et de sédimentation.
En
France, les golfes
anciens de la Flandre ont été
comblés avec les matériaux enlevés aux falaises de
la Normandie. Et, si l'on peut citer des
exemples remarquables d'une érosion marine continue amenant des
modifications notables dans la répartition des terres
(ainsi la destruction du seuil primaire entre la Bretagne
et le Pays de Galles, le creusement du Pas
de Calais, etc.), il n'y a aucun parallèle à établir,
au point de vue de l'efficacité réelle, entre l'érosion
marine et celle des eaux de ruissellement
ou des courants fluviaux. (NLI).
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Steven
Weinberg, Découvrir
la vie sous-marine : Atlantique, Manche et Mer du Nord : Guide d'identification
500 espèces de faune et flore, GAP, 2010.
2741704082
Philippe
Rekacewicz, Atlas
des océans, Armand Colin, 2009.
L'ambition
de cet atlas est d'analyser l'océan dans ses dimensions économiques,
écologiques, sociales et humaines. Une foule de questions sont abordées
: route maritimes, pirateries, réfugiés climatiques, submersion
des littoraux, surpêche, aquaculture, etc. (couv.).
-
Jean-Michel
Cousteau, Atlas
de l'Océan mondial, pour une politique durable de la planète
mer, Autrement , 2007. L'objectif de
cet atlas est de présenter à
quel point l'homme est lié à l'océan : l'angle des
besoins économiques et sociaux des communautés humaines est
privilégié. Cartes et graphiques illustrent ces liens et
mettent en lumière la nécessité d'une gestion globale
et à long terme de ce milieu naturel essentiel à l'équilibre
planétaire. L'Atlas de l'océan mondial se veut ainsi
un outil de réflexion pour le grand public en offrant une image
claire et concise des enjeux actuels pour l'humanité. Il explique
également pourquoi et comment chacun d'entre nous peut agir. Cartographie
de Cécile Marin. En coédition avec Nausicaâ, Centre
national de la mer (Boulogne-sur-Mer). (couv.).
Philippe
Cury, Yves Misereyves, Une
mer sans poissons, Calman-Lévy, 2008.
- Si la mer, vue du rivage, continue à "danser le long des
golfes clairs", sous la surface, c’est une tragédie qui se joue
: à force d’être mangée par l’homme, la mer se meurt.
En l’espace d’un siècle et demi, loin des regards, des ressources
qu’on pensait inépuisables ont été poussées
au bord de l’effondrement par une surpêche qui prélève
plus de 100 millions de tonnes de poisson par an dans le monde. En pêchant
toujours plus loin, toujours plus profond, et à présent toujours
plus « petit », l’homme est en train de transformer les océans
du globe en désert liquide. Des bateaux et des technologies toujours
plus performants ne laissent aucune chance aux poissons. Du bateau-usine
à la pirogue, toutes les embarcations capturent des espèces
réputées inaccessibles ou non consommables. Le pillage est
systématique et aveugle, car il est particulièrement difficile
de sélectionner les espèces capturées. À ce
rythme, ce sont des maillons entiers de la chaîne alimentaire marine
qui ont déjà été rayés de la liste du
vivant, avec comme conséquence, à terme, une déstabilisation
inquiétante de tout l’écosystème marin. L’effondrement
brutal et irréversible des ressources halieutiques n’est plus une
hypothèse fantaisiste. Que font les pouvoirs publics? Si peu, alors
qu'il faudrait une mobilisation générale. On cherche en vain
les prémices d’une gouvernance mondiale, seule à même
de rétablir la productivité des océans. Et la plupart
des pays redoute de se mettre à dos ses pêcheurs, la France
plus que tout autre… Une mer sans poissons est un état des lieux
d’autant plus alarmant qu’il est factuel et qu'il s'appuie sur une documentation
très complète et souvent inédite en français.
Après l'avoir lu, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. (couv.).
Charles
Clover, Surpêche,
l'océan en voie d'épuisement, Demopolis, 2008.
C. Rives, La
France des mers tropicales, 2006. - Avec
55 000 km² de récifs coralliens, soit près de 10% des
récifs mondiaux, la France possède l'un des plus grands linéaires
côtiers de récifs coralliens, soit 5000 Km situés dans
les trois océans tropicaux, atlantique, pacifique et indien.
National
Geographic a envoyé, pendant un an, son photographe Claude Rives,
spécialiste de photo sous-marine et de sujets environnementaux,
photographier ces écosystèmes marins et sous-marins. Il a
rapporté de ce long voyage un reportage inédit de plusieurs
centaines de photos qui permettent aujourd'hui la réalisation de
ce livre.
Ce
livre dresse un véritable portrait écologique des territoires
et départements français d'outre-mer, la Guadeloupe
- le parc national de Guadeloupe et sa faune endémique, la Réserve
de Grand-Cul-de-Sac marin et sa mangrove marine -, la Martinique - la recolonisation
par la faune et la flore des épaves de la baie de St Pierre après
l'éruption de la Montagne Pelée -, la Guyane, la Nouvelle-Calédonie,
la Polynésie, Mayotte - la renaissance
de la barrière de corail après le passage d'El Niño
en 1987, mais aussi les makis et les tortues de N'gouja -, la Réunion,
Wallis et Futuna, Alofi,...
Dans
ce portrait est traité l'environnement, c'est à dire la faune,
la flore, les paysages. Ces reportages ont été
réalisés avec le concours des chercheurs d'organismes tels
que le Muséum d'histoire naturelle et le CNRS, qui ont accompagné
le photographe sur les terrains les plus divers. Ces territoires possèdent
de riches écosystèmes marins. En particulier des récifs
coralliens qui ont une grande importance dans le domaine économique,
qu'il s'agisse de la pêche, de l'aquaculture et de l'éco-tourisme.
(couv.).
Philip
Plisson, La
mer, l'avenir de la Terre, La Martinière, 2006.
Philip
Plisson, Irène Frain, Les
couleurs de la mer, La Martinière Beaux livres, 2005.
- Photographe au talent largement salué, admis
en 1991 au sein du corps historique et restreint des Peintres de la Marine,
Philip Plisson s'adonne à sa passion depuis plus de vingt-deux ans.
Au cours de ses voyages, il a su capter la beauté de la mer et saisir
ce qu'elle a de plus intemporel comme de plus particulier.
Les
images sélectionnées séduisent par leur graphisme,
par la poésie qu'elles dégagent et par le regard passionné
de leur auteur. Philip Plisson transmet à travers ses photographies
toutes les émotions que peut susciter la contemplation de la mer.
Il utilise la lumière et ses variations comme révélateur
de la beauté des paysages marins, en saisissant des instants fugaces
comme le chatoiement de la mer autour d'un bateau de pêche dans le
pays bigouden, une trouée de lumière illuminant le phare
de Pen-Men, ou encore une tempête au large d'Ouessant.
En
contrepoint, Irène Frain, auteur et journaliste originaire de Bretagne,
s'est laissé inspirer par la splendeur des images et apporte un
regard sensible et intime dans cette célébration de l'univers
de la mer. (couv.).
Gérard
Piouffre, Dictionnaire
de la marine, Larousse, 2007. - L'objet
de ce livre est de retrouver et de comprendre les mots liés à
la vie du marin et de proposer d'en savoir plus sur leur histoire et sur
l'univers maritime qu'ils désignent.
1 800
entrées couvrant tous les domaines : la faune et la flore; la plaisance;
la pêche; les ports et les escales; la météo; la manoeuvre;
la croisière; la marine d'autrefois et d'aujourd'hui; La marine
scientifique (hydrographie, océanographie, recherche sous-marine...);
les dangers de la mer; les grandes courses à la voile; les femmes
et hommes de mer; les savants, artistes et institutions de la mer... (couv).
Stephen
Hutchinson, Mers
et Océans, guide visuel, Sélection du Reader's
Digest, 2005.
Andrew
Byatt, La
planète bleue, au coeur des océans, Larousse
(Beaux livres), 2004.
Jocelyne
de Pass, Moi,
Calypso, autobiographie secrète d'un bateau de légende,
Michalon, 2004. - Bateau de légende, la Calypso
vous invite à son bord, le temps de partager le secret de ses coursives.
On y retrouve le commandant Cousteau, et son épouse Simone. On y
croise ceux qui y passèrent quelques semaines ou ceux qui y firent
leur carrière. Moi, Calypso livre les anecdotes inconnues,
les passions inavouées, les aventures insolites. Puis, c'est l'abandon
du bateau dans l'indifférence apparente. La Calypso réclame
le droit de finir dignement et d'être coulée avec les honneurs.
Jocelyne de Pass a travaillé plus de vingt ans comme traductrice
pour le commandant Cousteau. Elle est ici aidée par un "ancien"
de l'équipe Cousteau, Jean-Marie France, qui accepte de sortir de
l'ombre pour éviter à la Calypso une fin honteuse
(couv.).
Steven
Weinberg, L'Atlantique,
la Manche et la mer du Nord, Nathan (guides nature), 2004.
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