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Les mers et les océans
Les mers et les océans sont les grandes masses d'eau salée qui recouvrent les deux-tiers de la surface du globe terrestre. Le mot mer reçoit, dans le langage géographique, deux acceptions différentes. Dans son sens le plus général, il désigne, par opposition aux masses continentales, à la terre ferme, l'ensemble des eaux salées du globe. Dans un sens plus restreint, il arrive parfois que l'on oppose les termes de mer et d'océan, en appliquant ce dernier terme aux grands espaces maritimes dont la constitution est ou paraît sensiblement uniforme, tandis que l'expression de mer est réservée à celles des parties du domaine maritime général, à qui leurs limites géographiques précises, ou certaines particularités de leur régime (marées, courants), constituent une sorte d'individualité. Ainsi, l'Atlantique ou le Pacifique sont des océans; la Méditerranée, la Manche, la Baltique, etc., sont des mers. Parfois le terme de golfe est utilisé concurremment à celui de mer. Par exemple, la mer de Cortez reçoit aussi le nom de Golfe de Californie, et le Golfe Persique (ou Arabo-Persique) et tout à fait l'équivalent de la Mer Rouge : seul l'usage à imposé le choix de la dénomination.

On désigne parfois, dans la terminologie géographique, sous le nom de mers secondaires celles de ces entités dont le régime général est étroitement lié à celui de l'océan ou même de la plus grande mer voisine, dont ils sont une dépendance et comme une province : ainsi, la mer des Caraïbes par rapport à l'Océan Atlantique, l'Adriatique par rapport à la Méditerranée. Le terme de mer bordière est appliqué souvent à celles de ces mers, généralement peu profondes, qui couvrent, à la lisière des terres, une partie du socle continental (Manche, mer du Nord, par exemple). Enfin, l'expression de méditerranée sert à désigner les mers qui n'ont avec le reste des océans qu'une communication précaire (détroit), et jouissent en conséquence d'une grande indépendance de régime : ainsi la mer Méditerranée, la mer Rouge, etc.

Répartition des mers. 
La grande étendue relative du domaine maritime est un des traits essentiels de la structure du globe. La superficie totale de celui-ci étant évaluée à 510,072 millions de km²,  361,132 millions de km²  sont occupés par les océans et leurs dépendances, soit environ les sept dixièmes. Dans l'hémisphère nord, le partage entre la terre et la mer, bien qu'à l'avantage de cette dernière, présente un certain équilibre : 1 à 1,5 environ; mais, dans l'hémisphère sud, cet équilibre est notablement rompu, en raison de l'effilement progressif des masses continentales au Sud de l'équateur; 44,2 millions de km² de terres contre 210,8 millions de km² d'eau; et la prééminence du domaine maritime s'affirmerait encore mieux si l'on choisissait, avec le géographe Penck, comme pôle géographique un point situé dans le nord-est de la France : on obtiendrait ainsi deux hémisphères, dont l'un contiendrait 122 millions de km² environ, et l'autre seulement 20 millions, tout le reste étant occupé par les mers.
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Les mers du monde et les océans dont elles dépendent*
Océan
Atlantique
(Au Nord) Mer du Nord, Manche, Mer Celtique, Mer d'Irlande, Mer de Norvège, Mer Baltique, Mer du Groenland (partie sud), Mer du Labrador.
Mer Méditerranée Méditérranée occidentale : Mer Ligurienne,  Mer Tyrrhénienne

Méditérranée centrale : Mer Ionienne, Mer Adriatique

Méditérranée orientale : Mer de Crète, Mer Egée (avec : Mer de Myrto, Mer de Thrace), Mer du Levant; 

Mer de Marmara; Mer Noire et Mer d'Azov.

Mer des Sargasses et Mer des Caraïbes.
Océan Pacifique Mer de Béring, Mer d'Okhotsk, Mer du Japon, Mer Jaune, Mer de Chine Orientale, Mer de Chine du Méridionale, Mer de Malaisie, Mer de Sulu, Mer des Célèbes (Sulawesi), Mer des Moluques, Mer de Bismarck, Mer des salomon, Mer de Corail, Mer de Tasman .
Océan Indien Mer Rouge, golfe Persique, Mer d'Oman, Mer d'Andaman, Mer de Java, Mer de Flores, Mer de Bali, Mer de Sawu, Mer de Banda, Mer de Timor, Mer d'Arafura, Mer de Céram, Canal de Mozambique.
Océan Austral Mer de Ross, Mer d'Amundsen, la Mer de Bellingshausen, Mer de Ross, partie Sud de la Mer d'Ecosse (Scotia), Mer de Weddell, Mer du roi Haakon VII, Mer de Mackenzie, Mer de Davis, Mer d'Urville.
Océan Arctique Mer de Beaufort, Mer du Groenland (partie Nord), Mer de Wandel, Mer de Lincoln, Mer des Tchouktches, Mer de Sibérie Orientale, Mer de Laptev, Mer de Kara,  Mer de Barents.
*Sauf exception, on n'a pas consigné ici les golfes, baies, détroits et autres passages
qui complètent cette nomenclature maritime.

Relief sous-marin
Sans entrer dans l'étude détaillée du relief sous-marin de chacune des grandes divisions du domaine maritime, il est bon, néanmoins, d'insister sur quelques conclusions que la seule étude de la répartition des profondeurs océaniques suffit à mettre en relief. 

Notons d'abord ce fait, que, dans le relief sous-marin comme dans le relief terrestre, les dénivellations extrêmes constatées, au-dessus de 8000 mètres, sont tout à fait exceptionnelles, et constituent des fosses locales : 8600 mètres dans la dépression du Tuscarora, sur la côte orientale de l'archipel sibérien; 9400 mètres aux abords des îles Tonga, dans l'Océan Pacifique; 11.000 m dans la fosse des Mariannes, sont les fonds les plus considérables que l'on ait été amené à constater. La moyenne des grandes profondeurs marines oscille entre 3000 et 4500 mètres, et la valeur de la dépression moyenne correspond à 3800 mètres, l'Océan Pacifique, l'Océan Indien et l'Océan Atlantique venant dans cet ordre dans la croissance des profondeurs moyennes. 

En second lieu, il faut signaler comme la coïncidence des grandes fosses avec les lignes principales de relief du globe, telles qu'elles sont marquées par les chaînes de montagnes de structure récente. C'est une conséquence de l'interaction de deux plaques tectoniques, l'une s'enfonçant sous l'autre (zone de subduction) : une fosse se forme en bordure de la première, tandis que la seconde se trouve surélevée à sa bordure et, les déformations qui s'ensuivent aidant, explique la formation de la chaîne de montagnes constatée. Processus accompagné d'une forte activité sismique et de phénomènes volcaniques divers. Cette situation se rencontre, par exemple, dans le Pacifique nord, par l'existence de la Fosse du Tuscarora sur le rebord des chaînes de soulèvement qui bordent l'Asie orientale et, mieux encore, par la continuité de cette dépression de près de 4000 mètres en moyenne qui forme comme un fossé profond au pied des hautes montagnes des rivages occidentaux de l'Amérique.

Dans les régions, au contraire, où le relief continental ancien est depuis longtemps établi et stable, la mer apparaît souvent comme une mince nappe couvrant une sorte de pénéplaine : le plateau continental, qui n'est que la partie immergé de la lithosphère continentale. Ainsi les mers bordières de l'Europe occidentale, Manche, mer du Nord, Baltique. Enfin, on se souviendra que, dans la répartition générale des profondeurs, les dépressions inférieures à 2000 mètres n'occupent qu'un cinquième environ de la superficie totale des mers; les zones de dépression entre 3000 et 5000 mètres représentent plus de la moitié des fonds marins.

Niveau des eaux marines.
Il faut se garder de considérer le niveau des mers comme formant une surface plane, horizontale, en vertu du principe des vases communicants, en dehors, bien entendu, des mouvements accidentels de la surface. D'une part, en effet, il faut tenir compte de l'attraction opérée sur les eaux par les masses de haut-relief, ou seulement par l'existence de masses continentales voisines de haute densité, qui attirent ou repoussent la masse fluide des eaux. D'autre part, les différences de salinité, parfois considérables, entre mers voisines, entraînant des différences de densité, il s'ensuit, conformément au principe même des vases communicants, que la hauteur de la colonne d'eau marine doit être différente dans l'une et dans l'autre mer. Enfin, il faut tenir compte, malgré la très faible compressibilité de l'eau, de la diminution de volume que peut occasionner la pression des couches supérieures sur les couches inférieures de l'eau dans les grandes fosses maritimes, et dont le résultat est un abaissement général du niveau marin au voisinage de ces dépressions. Ces divers phénomènes sont aujourd'hui étudiés par des satellites océanographiques équipés de radars, qui peuvent mesurer très précisément les irrégularités dans les niveaux des Océans et en déduire, entre autres choses, les grandes lignes du relief sous-marin.

Température
Le fait essentiel à considérer dans l'étude des températures des eaux marines superficielles, c'est le peu de conductibilité calorifique qu'elles présentent. Dans un même lieu, l'écart entre les températures extrêmes de l'air, selon les saisons, est souvent de moitié moindre que celui entre les températures extrêmes des eaux superficielles de la mer. A l'égard des terres, la mer se trouve ainsi jouer le rôle d'un véritable manchon atténuant les brusques variations de la température. La température superficielle des eaux marines est en rapport avec la chaleur solaire, qu'elle emmagasine, pour ainsi dire; en ce sens, il existe, pour la mer, des lignes isothermes, coïncidant assez souvent avec les parallèles, et, en tout cas moins tourmentées que les isothermes terrestres; mais ces isothermes ne valent que pour les couches superficielles, soumises directement à l'action solaire : au-dessous d'une certaine profondeur, généralement faible (environ 110 à 150 m pour l'Océan Atlantique). la température de la masse des eaux, directement sous l'influence des courants profonds, s'abaisse rapidement, surtout dans l'Océan Pacifique, de manière à rester, dans chaque région, de beaucoup plus basse que celle qui règne à la surface de la mer pendant le mois le plus froid. 
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Bora-Bora : Poissons de l'Océan Pacifique.
La vie sous-marine dans les eaux chaudes du Pacifique (Bora-Bora). Source : The World Factbook.

Vers le fond règnent les températures voisines de 0 °C. La raison de ce fait doit être cherchée dans l'afflux constant des eaux polaires destinées à compenser l'évaporation superficielle, afflux qui s'effectue par le fond et qui est surtout intense dans l'hémisphère sud, où il n"existe aucune barrière géographique entre les eaux de l'Océan Pacifique et celles de l'Océan Austral. Dans les mers fermées, ou seulement faiblement ouvertes, où cette circulation par les grands fonds ne peut avoir lieu, le refroidissement ne s'effectue pas, et la température abyssale reste celle du mois le plus froid à la surface : dans la Mer Méditerranée, au-dessous de la couche, profonde de 250 à 300 mètres, que le soleil échauffe constamment, la température reste à peu près constante, comprise entre 13,6 °C et 13,5 °C, au fond, précisément la température des eaux de l'Océan à la profondeur de 365 mètres, qui est celle du détroit de Gibraltar, par où se produit dans la Méditerranée l'afflux d'eau froide. Le même phénomène peut d'ailleurs se présenter dans des mers libres à la surface, mais dont les cuvettes profondes sont isolées par des bourrelets sous-marins, comme tel est, par exemple, le cas pour la mer de Banda (Indonésie).

Salinité et densité. 
En dehors de traces d'un grand nombre de minéraux divers, l'eau de mer est surtout modifiée dans sa teneur et sa densité par la présence du chlorure de sodium (sel ordinaire), dans la proportion moyenne de 78,32%; de chlorure de magnésium (9,44), de sulfate de magnésie (6,40), de sulfate de chaux (3,94), de chlorure de potassium (1,69) et de divers autres sels (0,21). Elle tient en dissolution de l'oxygène (surtout dans les régions voisines de la surface) et de l'azote. Quant à sa densité, elle dépend de deux éléments : la température, modificatrice du volume, et la salinité, qui est elle-même en rapport étroit avec la température superficielle et aussi souvent avec la régularité des vents qui activent l'évaporation. C'est dans la région tropicale, domaine des alizés, que la salinité et, par là même, la densité des eaux superficielles apparaissent le plus fortes, en raison de l'intensité de cette évaporation. 

La densité et la salinité diminuent, dans une proportion d'ailleurs assez faible, à mesure que l'on s'élève en latitude, exception faite pour les régions marines parcourues par des courants chauds; mais les différences deviennent plus notables, si l'on pénètre dans les bassins maritimes relativement fermés. La Mer Rouge, par exemple, sous son ciel de feu, privée d'eaux douces qui lui pourraient venir des fleuves, garde une salure uniformément forte; même phénomène, quoique à un moindre degré, pour la Mer Méditerranée. Par contre, la Mer Noire, alimentée en eaux douces par les grands fleuves de l'Ukraine et de la Russie méridionale, voit sa salinité considérablement diminuée, et certaines parties de la Mer Baltique, telles que le golfe de Finlande, présentent de larges zones d'eau à peine saumâtre. De tous les phénomènes auxquels les différences de salinité donnent lieu, le plus intéressant est assurément celui que présentent les eaux de la Mer Morte (en fait un lac), chargées de sels divers concentrés au point de les rendre impropres à la vie (à l'exception de certaines bactéries), et d'une densité telle (1,28 environ) qu'il est à peu près impossible à un humain de s'y noyer : il est vrai que nous sommes en présence, ici, du résidu, en quelque sorte, d'un bassin maritime jadis plus large.

Dynamique
En ce qui concerne la dynamique marine, nous nous contenterons de donner ici quelques indications générales. Parmi les mouvements continuels dont la mer est le théâtre, les uns sont dus à des causes fortuites, pression et conflits des vents, etc., et restent strictement localisés à la surface : ce sont les vagues, dont l'ampleur peut atteindre quelquefois 16 à 18 mètres de hauteur, mais dont l'effet ne se fait guère sentir au-dessous d'une profondeur de 20 mètres, et dont l'intensité dépend le plus souvent des obstacles littoraux qui viennent s'opposer à l'élan des eaux. Leur rôle est capital dans le modelé des rivages maritimes. D'autres sont réguliers et sous la dépendance des lois générales de l'attraction : ce sont les marées. Ici encore, des différences tout à fait notables se présentent dans la marche et l'intensité du phénomène, dont l'amplitude, normale dans les larges zones océaniques, très atténuée ou à peu près nulle dans les bassins presque fermés tels que la Méditerranée ou la Baltique, devient tout à coup considérable dans les seuils étroits ou peu profonds, tels que le Pas de Calais ou la Manche. Enfin, l'élément essentiel de la circulation marine est fourni par les courants : courants profonds, qui amènent vers l'équateur les eaux froides des pôles, courants superficiels, les uns locaux, et dus à telle ou telle disposition des rivages qui détourne ou canalise le flot de marée (courants de marée, courants côtiers), les autres généraux et traversant les océans entiers, et dans l'action et la permanence desquels il faut faire entrer la régularité de tel ou tel système de vents (Gulf-Stream, Kuro-Shivo, etc.).

Les mers ont un rôle de  distributrices, par l'intermédiaire des vents, des courants, de l'humidité et de la chaleur, et jouent également un rôle dans l'établissement des différents régimes climatiques. Quant à leur rôle dans le modelé des contours des continents, on en trouvera l'exposé aux mots côte, dune, etc. Rappelons seulement que l'action des mers, à ce point de vue, pour être énergique et souvent bruyante (démantèlement des falaises, destruction de côtes rocheuses, etc.), n'en est pas moins le plus souvent locale, et d'ailleurs compensée dans la plupart des cas par un travail concomitant de transport et de sédimentation. En France, les golfes anciens de la Flandre ont été comblés avec les matériaux enlevés aux falaises de la Normandie. Et, si l'on peut citer des exemples remarquables d'une érosion marine continue amenant des modifications notables dans la répartition des terres (ainsi la destruction du seuil primaire entre la Bretagne et le Pays de Galles, le creusement du Pas de Calais, etc.), il n'y a aucun parallèle à établir, au point de vue de l'efficacité réelle, entre l'érosion marine et celle des eaux de ruissellement ou des courants fluviaux. (NLI).



Steven Weinberg, Découvrir la vie sous-marine : Atlantique, Manche et Mer du Nord : Guide d'identification 500 espèces de faune et flore, GAP, 2010.
2741704082
Philippe Rekacewicz, Atlas des océans, Armand Colin, 2009.

L'ambition de cet atlas est d'analyser l'océan dans ses dimensions économiques, écologiques, sociales et humaines. Une foule de questions sont abordées : route maritimes, pirateries, réfugiés climatiques, submersion des littoraux, surpêche, aquaculture, etc. (couv.).
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Jean-Michel Cousteau, Atlas de l'Océan mondial, pour une politique durable de la planète mer, Autrement , 2007. L'objectif de cet atlas est de présenter à quel point l'homme est lié à l'océan : l'angle des besoins économiques et sociaux des communautés humaines est privilégié. Cartes et graphiques illustrent ces liens et mettent en lumière la nécessité d'une gestion globale et à long terme de ce milieu naturel essentiel à l'équilibre planétaire. L'Atlas de l'océan mondial se veut ainsi un outil de réflexion pour le grand public en offrant une image claire et concise des enjeux actuels pour l'humanité. Il explique également pourquoi et comment chacun d'entre nous peut agir. Cartographie de Cécile Marin. En coédition avec Nausicaâ, Centre national de la mer (Boulogne-sur-Mer). (couv.).

Philippe Cury, Yves Misereyves, Une mer sans poissons, Calman-Lévy, 2008. - Si la mer, vue du rivage, continue à  "danser le long des golfes clairs", sous la surface, c’est une tragédie qui se joue : à force d’être mangée par l’homme, la mer se meurt. En l’espace d’un siècle et demi, loin des regards, des ressources qu’on pensait inépuisables ont été poussées au bord de l’effondrement par une surpêche qui prélève plus de 100 millions de tonnes de poisson par an dans le monde. En pêchant toujours plus loin, toujours plus profond, et à présent toujours plus « petit », l’homme est en train de transformer les océans du globe en désert liquide. Des bateaux et des technologies toujours plus performants ne laissent aucune chance aux poissons. Du bateau-usine à la pirogue, toutes les embarcations capturent des espèces réputées inaccessibles ou non consommables. Le pillage est systématique et aveugle, car il est particulièrement difficile de sélectionner les espèces capturées. À ce rythme, ce sont des maillons entiers de la chaîne alimentaire marine qui ont déjà été rayés de la liste du vivant, avec comme conséquence, à terme, une déstabilisation inquiétante de tout l’écosystème marin. L’effondrement brutal et irréversible des ressources halieutiques n’est plus une hypothèse fantaisiste. Que font les pouvoirs publics? Si peu, alors qu'il faudrait une mobilisation générale. On cherche en vain les prémices d’une gouvernance mondiale, seule à même de rétablir la productivité des océans. Et la plupart des pays redoute de se mettre à dos ses pêcheurs, la France plus que tout autre… Une mer sans poissons est un état des lieux d’autant plus alarmant qu’il est factuel et qu'il s'appuie sur une documentation très complète et souvent inédite en français. Après l'avoir lu, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas. (couv.).

Charles Clover, Surpêche, l'océan en voie d'épuisement, Demopolis, 2008.

C. Rives, La France des mers tropicales, 2006. - Avec 55 000 km² de récifs coralliens, soit près de 10% des récifs mondiaux, la France possède l'un des plus grands linéaires côtiers de récifs coralliens, soit 5000 Km situés dans les trois océans tropicaux, atlantique, pacifique et indien.

National Geographic a envoyé, pendant un an, son photographe Claude Rives, spécialiste de photo sous-marine et de sujets environnementaux, photographier ces écosystèmes marins et sous-marins. Il a rapporté de ce long voyage un reportage inédit de plusieurs centaines de photos qui permettent aujourd'hui la réalisation de ce livre.

Ce livre dresse un véritable portrait écologique des territoires et départements français d'outre-mer, la Guadeloupe  - le parc national de Guadeloupe et sa faune endémique, la Réserve de Grand-Cul-de-Sac marin et sa mangrove marine -, la Martinique - la recolonisation par la faune et la flore des épaves de la baie de St Pierre après l'éruption de la Montagne Pelée -, la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, Mayotte  - la renaissance de la barrière de corail après le passage d'El Niño en 1987, mais aussi les makis et les tortues de N'gouja -, la Réunion, Wallis et Futuna, Alofi,...

Dans ce portrait est traité l'environnement, c'est à dire la faune, la flore, les paysages. Ces reportages ont été réalisés avec le concours des chercheurs d'organismes tels que le Muséum d'histoire naturelle et le CNRS, qui ont accompagné le photographe sur les terrains les plus divers. Ces territoires possèdent de riches écosystèmes marins. En particulier des récifs coralliens qui ont une grande importance dans le domaine économique, qu'il s'agisse de la pêche, de l'aquaculture et de l'éco-tourisme. (couv.).

Philip Plisson, La mer, l'avenir de la Terre, La Martinière, 2006.

Philip Plisson, Irène Frain, Les couleurs de la mer, La Martinière Beaux livres, 2005. - Photographe au talent largement salué, admis en 1991 au sein du corps historique et restreint des Peintres de la Marine, Philip Plisson s'adonne à sa passion depuis plus de vingt-deux ans. Au cours de ses voyages, il a su capter la beauté de la mer et saisir ce qu'elle a de plus intemporel comme de plus particulier.

Les images sélectionnées séduisent par leur graphisme, par la poésie qu'elles dégagent et par le regard passionné de leur auteur. Philip Plisson transmet à travers ses photographies toutes les émotions que peut susciter la contemplation de la mer. Il utilise la lumière et ses variations comme révélateur de la beauté des paysages marins, en saisissant des instants fugaces comme le chatoiement de la mer autour d'un bateau de pêche dans le pays bigouden, une trouée de lumière illuminant le phare de Pen-Men, ou encore une tempête au large d'Ouessant.

En contrepoint, Irène Frain, auteur et journaliste originaire de Bretagne, s'est laissé inspirer par la splendeur des images et apporte un regard sensible et intime dans cette célébration de l'univers de la mer. (couv.).

Gérard Piouffre, Dictionnaire de la marine, Larousse, 2007. - L'objet de ce livre est de retrouver et de comprendre les mots liés à la vie du marin et de proposer d'en savoir plus sur leur histoire et sur l'univers maritime qu'ils désignent.

1 800 entrées couvrant tous les domaines : la faune et la flore; la plaisance; la pêche; les ports et les escales; la météo; la manoeuvre; la croisière; la marine d'autrefois et d'aujourd'hui; La marine scientifique (hydrographie, océanographie, recherche sous-marine...); les dangers de la mer; les grandes courses à la voile; les femmes et hommes de mer; les savants, artistes et institutions de la mer... (couv). 

Stephen Hutchinson, Mers et Océans, guide visuel, Sélection du Reader's Digest, 2005.

Andrew Byatt, La planète bleue, au coeur des océans, Larousse (Beaux livres), 2004.

Jocelyne de Pass, Moi, Calypso, autobiographie secrète d'un bateau de légende, Michalon, 2004. - Bateau de légende, la Calypso vous invite à son bord, le temps de partager le secret de ses coursives. On y retrouve le commandant Cousteau, et son épouse Simone. On y croise ceux qui y passèrent quelques semaines ou ceux qui y firent leur carrière. Moi, Calypso livre les anecdotes inconnues, les passions inavouées, les aventures insolites. Puis, c'est l'abandon du bateau dans l'indifférence apparente. La Calypso réclame le droit de finir dignement et d'être coulée avec les honneurs. Jocelyne de Pass a travaillé plus de vingt ans comme traductrice pour le commandant Cousteau. Elle est ici aidée par un "ancien" de l'équipe Cousteau, Jean-Marie France, qui accepte de sortir de l'ombre pour éviter à la Calypso une fin honteuse (couv.).

Steven Weinberg, L'Atlantique, la Manche et la mer du Nord, Nathan (guides nature), 2004.

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Dictionnaire cosmographique
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