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Fourcroy
(Antoine François de), chimiste, né à Paris
en 1755, remplaça en 1784 Macquer dans la chaire de chimie du Jardin
des Plantes ,
et se fit bientôt une grande réputation par le talent avec
lequel il professait. Il fut nommé en 1792 député
de Paris à la Convention, où il fut un des membres les plus
actifs du comité de l'instruction publique, entra ensuite au Conseil
des Cinq-Cents, puis au Conseil d'État; devint en 1801 directeur
général de l'instruction publique, et déploya dans
ces fonctions une grande activité : on lui doit l'organisation des
écoles de médecine de Paris, Montpellier, Strasbourg, des
écoles de droit, ainsi que d'un grand nombre de lycées et
de collèges. Toutefois, ses vues ne s'accordant pas entièrement
avec celles de Napoléon, il se vit éloigné
lors de l'établissement définitif de l'Université;
il fut très sensible à cette disgrâce et mourut peu
après, d'apoplexie, en 1809.
On a de lui plusieurs ouvrages; les plus
importants sont : Système des connaissances chimiques et de leur
application, 1801; Philosophie chimique, 1792 et 1800, ouvrage
traduit dans presque toutes les langues et où les faits fondamentaux
de la science sont rendus dans un style propre à les graver dans
la mémoire; il a en outre laissé un grand nombre de mémoires
sur des questions particulières. Fourcroy a découvert plusieurs
composés qui détonnent par la percussion, a perfectionné
l'analyse des eaux minérales et des substances animales. Palissot
de Beauvois, Cuvier et Pariset, ont écrit
son Éloge. (A19).
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En
librairie - Lavoisier,
Berthollet,
De Morveau, De Fourcroy, La nouvelle nomenclature chimique, Le Seuil,
1994. |
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