 |
Marie, la
Vierge Marie, ou la Sainte Vierge (personnage du Nouveau
Testament ),
mère de Jésus. Elle était
issue du sang royal de David et eut pour mère
Ste Anne. Fiancée vers l'âge de 15 ans à St Joseph,
déjà âgé, elle habita Nazareth avec son époux,
qui ne fut que le gardien de sa virginité.
Peu après son mariage l'ange Gabriel
lui apparut et lui annonça qu'elle concevrait par la vertu du Saint-Esprit,
sans cesser d'être vierge; il lui dit de nommer son fils Jésus
c.-à-d. sauveur : neuf mois après naquit en effet il naquit.
Marie l'emmena avec elle en Égypte pour le soustraire à la
fureur d'Hérode le Grand qui, inquiet de
certaines prophéties, voulait le faire périr, ainsi que tous
les nouveau-nés de la Judée. Le danger passé, elle
revint avec StJoseph à Nazareth, où elle mena pendant plusieurs
années une vie fort retirée. Elle accompagna Jésus
pendant ses prédications et fut présente à son crucifiement.
Marie est honorée, comme mère de Dieu,
d'un culte particulier, et invoquée comme intercédant d'une
manière toute-puissante auprès de son fils.
Marie
dans le dogme chrétien
Il avait été annoncé
par Jacob (Genèse ,
XLIX, 10) que le Messie naîtrait du sang de Juda. Le prophète
Isaïe
avait aussi prédit qu'il serait de la lignée de David (XI,
1), et qu'il serait enfanté par une vierge (VII, 14). Les évangélistes
saint Matthieu et saint Luc, en donnant tous deux la généalogie
de Joseph, époux de la Vierge, montrent que ce saint homme était
de la tribu de Juda et de la famille de David. Or, d'après la loi,
les Israélites ne prenant leurs femmes que dans la tribu de Juda,
la sainte Vierge était donc de la tribu de Juda. De plus, elle était
fille unique, et par ce motif elle ne pouvait avoir pour mari qu'un homme
de sa famille : donc, elle appartenait également à la lignée
de David. Par conséquent, son fils Jésus était bien,
ainsi que l'avaient annoncé les prophéties, à la fois
descendant de Juda et du roi David. Marie, née à Nazareth,
petite ville de la Galilée, était fille de saint Joachim
et de sainte Anne. Vers l'âge de quinze ans, elle fut fiancée
à saint Joseph qui exerçait à Nazareth la profession
de charpentier, et qui était déjà âgé.
Peu après, l'ange Gabriel apparut à Marie et lui annonça
qu'elle concevrait par la vertu du Saint-Esprit.
"L'ange, venant vers elle, lui dit :
Je vous salue, Marie, pleine de grâce; le Seigneur est avec vous;
vous êtes bénie entre toutes les femmes. Marie, entendant
ces paroles, fut troublée, et elle se demandait ce que voulait dire
cette salutation. Et l'ange lui dit : Marie, ne craignez point, car vous
avez trouvé grâce devant Dieu. Vous concevrez en votre sein,
et vous enfanterez un fils, et vous l'appellerez du nom de Jésus.
II sera grand et s'appellera le fils du Très Haut... Or, Marie dit
à l'ange : Comment se fera ceci, puisque je ne connais point d'homme?
Et l'ange répondit : Le Seigneur viendra en vous, et la vertu du
Très Haut vous couvrira de son ombre; c'est pourquoi le saint qui
naîtra de vous s'appellera le Fils de Dieu. Et voilà qu'Élisabeth,
votre parente, a conçu un fils en sa vieillesse, et ce mois est
le sixième pour celle qui était appelée stérile
car rien n'est impossible à la volonté de Dieu. Or, Marie
dit : Voici la servante du Seigneur; qu'il soit fait selon votre parole."
(Luc, I, 28-38.). Peu après, Marie partit tour aller rendre
visite à sa cousine Élisabeth, femme de Zacharie,
qui habitait dans les montagnes de Juda. Lorsqu'Élisabeth entendit
la salutation de la Vierge, son enfant tressaillit dans son sein, et elle
lui répondit par ces paroles : "Vous êtes bénie
entre toutes les femmes et le fruit de vos entrailles est béni.
Et d'où vient que la mère de mon Seigneur s'approche de moi?"
(Luc, 1. 41-43.). Alors Marie, dans son pieux ravissement, célébra
puissance et la miséricorde de Dieu par le cantique si connu sous
le nom de Magnificat. Environ trois mois après, Marie retourna à
Nazareth; mais Joseph, ayant reconnu sa grossesse, voulut la renvoyer en
secret. "Or, comme il était dans cette pensée, voilà
que l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : Joseph, fils de
David, ne crains pas de prendre Marie pour épouse, car ce qui est
né en elle est du Saint-Esprit. Elle enfantera un fils, et tu lui
donneras le nom de Jésus; c'est lui qui délivrera son peuple
de ses péchés... Or Joseph, sortant du sommeil, fit ce que
l'ange lui avait ordonné, et reçut Marie pour son épouse.
Et il ne l'avait pas connue, quand elle enfanta son fils premier-né,
et il lui donna le nom de Jésus." (Matthieu, 1, 20-25).
Sur ces entrefaites, l'empereur Auguste ayant
ordonné un recensement général, Joseph et Marie furent
obligés de se rendre à Bethléem, d'où leur
famille était originaire. Ce fut pendant ce voyage que Marie enfanta
le Sauveur. "Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche,
parce qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie."
(Luc, Il, 7.) Au bout de quarante jours, Marie, conformément
à la loi de Moïse, se présenta au temple pour offrir
le sacrifice de purification. Mais bientôt après, elle et
Joseph se virent contraints de fuir en Égypte pour soustraire l'enfant
aux persécutions d'Hérode, qui,
inquiet des récits qu'il avait entendus, voulait le faire périr.
De retour en Galilée après la mort d'Hérode, elle
vécut obscurément à Nazareth, auprès de son
époux et de son fils. Nous la retrouvons, celui-ci ayant alors douze
ans, à Jérusalem
où elle se rendait chaque année, avec Jésus et Joseph,
pour célébrer la fête de Pâques.
A dater de cette époque, les Évangiles ne parlent
d'elle que dans quelques circonstances particulières. Ainsi, elle
assistait aux noces de Cana, où Jésus accomplit son premier
miracle
(Jean, II, 1). Une autre fois elle se rendit à Capharnaüm
avec les cousins de Jésus, et fit appeler son fils au montent où
il repoussait les accusations des scribes (Marc, III, 31). Enfin, les évangélistes
nous la montrent une dernière fois sur le Calvaire, au pied de la
croix de son fils, qui, en mourant, la recommanda à Jean, son disciple
bien aimé (Matthieu, XXVII, 56; Marc, XV, 40); Jean,
XIX, 25- 27). Les Actes des apôtres
ne parlent d'elle qu'une seule fois, pour nous apprendre qu'elle habitait
Jérusalem et assistait aux assemblées des disciples (l, 14).
C'est dans cette ville que saint Jean Damascène la fait mourir;
mais, suivant une autre tradition qui a été adoptée
par les Pères du concile
d'Éphèse ,
au Ve siècle, elle mourut dans cette
ville, à l'âge de cinquante-neuf ans.
La
Mère de Dieu
La divinité de Jésus, expliquent
les Chrétiens, fait de Marie la Mère de Dieu, dans le sens
propre du mot. En effet, Jésus étant Dieu et homme, Marie
est aussi réellement mère de Dieu que mère d'un homme.
Toutefois elle a enfanté l'humanité de Jésus, parce
que l'homme n'a pas toujours été; mais elle n'a pas enfanté
la divinité, parce que celle-ci est éternelle. Par conséquent
l'expression mère de Dieu ne veut pas dire "mère de la
Divinité".
Le titre de mère de Dieu est déjà
donné à Marie dans la conférence entre Archélaüs,
évêque de Charcar et l'hérésiarque Manès,
en 277, et l'on trouve chez des écrivains plus anciens encore des
expressions tout à fait équivalentes. Ainsi, saint Ignace,
disciple des apôtres, et saint Irénée, qui vivait au
IIesiècle, disent que Marie a porté
Dieu dans son sein. Saint Paul lui-même dit
que Dieu a envoyé son fils fait d'une lemme (Gal., IV, 4).
Enfin, l'ange n'avait-il pas dit à Marie, lors de l'Annonciation
: "C'est pourquoi le saint qui naîtra de vous s'appellera le Fils
de Dieu." (Luc, I, 35,) Le concile d'Éphèse ,
en condamnant Nestorius qui avait nié
à la fois l'unité de personne en Jésus et la maternité
divine, en proclamant que la Vierge est mère de Dieu. Deipara, n'a
donc fait qu'affirmer la foi catholique et la conséquence nécessaire
du dogme de l'incarnation du Verbe. En effet, on ne peut attaquer la maternité
divine qu'en attaquant, soit la divinité de Jésus comme l'avait
fait Arius, soit l'unité de personne en
Jésus, comme l'avait fait Nestorius, soit encore en adoptant les
visions de quelques anciens hérésiarques, tels que les Marcionites,
les Manichéens ,
etc., qui enseignaient que le Fils de Dieu ne s'était incarné
et n'avait pris un corps qu'en apparence. Ainsi donc, il est de foi dans
le christianisme que Marie est véritablement mère de Dieu,
parce qu'elle a enfanté, selon l'humanité, J.-C., fils unique
de Dieu, vrai Dieu et vrai homme, réunissant dans une seule personne,
qui est la personne du Verbe, la nature divine et la nature humaine.
La
virginité de Marie
II est encore de foi selon les Chrétiens
que Marie, en devenant, par un miracle de la
toute-puissance divine, mère de Dieu, est demeurée vierge.
Elle était vierge quand l'ange lui annonça le mystère
qui devait n'opérer en elle; elle est restée vierge en concevant
par l'opération du Saint-Esprit; elle n'a point cessé d'être
vierge par l'enfantement qui s'est fait d'une manière surnaturelle.
"Maria virgo concepit, virgo perperit, post partum illabata permansit",
dit saint Augustin. C'est la doctrine de tous les Pères qui ont
parlé de la mère de Dieu; c'est la croyance constante de
l'Église, qui, dès les premiers siècles, condamnait
les Ebionites, les Cérinthiens et d'autres hérétiques,
lesquels niaient la virginité de Marie, parce qu'en même temps
ils niaient la divinité de Jésus et le disaient fils de Joseph.
D'autres non moins téméraires, comme Eunomius, Helvidius,
Jovinien, Bonose, imités en cela par les incrédules modernes,
prétendaient qu'après la naissance de Jésus, Joseph
et Marie avaient eu des enfants, et qu'ainsi la mère de dieu n'était
pas toujours demeurée vierge. Ils s'appuyaient sur cette phrase
de saint Matthieu : "Et il (Joseph) ne l'avait pas connue quand elle
enfanta son fils premier-né" (II, 25), et sur quelques passages
des Evangiles où il est fait mention des frères de Jésus.
Mais il a été mille fois démontré que chez
les Juifs, le nom de premier-né se donnait aussi bien à un
fils unique qu'à celui qui avait des frères plus jeunes,
et que le mot adelphoï, qu'on traduit communément par
frères, s'employait fréquemment pour désigner les
cousins et autres parents. Enfin, si Jésus avait eu des frères,
il n'aurait pas eu besoin, sur la croix, de recommander sa mère
à saint Jean, et il ne lui aurait pas dit à elle-même;
Voilà votre fils.
L'Immaculée
conception
l'Église catholique professe que
Marie a été exempte de tout péché. Quant au
péché actuel, ce privilège a de tout temps été
attribué à la sainte Vierge. Ces paroles de l'ange : "Je
vous sa salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous,
" ne sont susceptibles d'aucune limitation, non plus que celles des Pères
de l'Église, qui professent que la sainte Vierge a toujours été
pure et exempte de tout péché. Le saint concile de Trente
ne fit donc qu'attester et confirmer cette croyance, lorsqu'il déclara
que personne ne peut, pendant toute sa vie, éviter tout péché,
même véniel, sans un privilège particulier reçu
de Dieu, comme l'Église le croit à l'égard de la sainte
Vierge. Il était également de tradition que Marie a été
exempte adulte du péché originel qui souille toute créature
venant au monde, et que, par conséquent, sa conception a été
immaculée. En effet, cette croyance se trouve implicitement, et
parfois même fort explicitement formulée dans plusieurs Pères
tant grecs que latins. Origène, par exemple, qui vivait dans la
première moitié du IIIe siècle,
dit de Marie, "qu'elle n'a point été infectée par
le souffle du serpent venimeux." Saint Amvivque, évêque
d'Iconium en 344, dit qu'elle a été formée "sans
tache et sans péché". Saint Ambroise,
mort en 397, considère la sainte Vierge comme "ayant été,
par l'effet de la grâce, pure de toute souillure du péché";
ce qui n'admet pas d'exception pour le péché originel. Saint
Jérôme, contemporain d'Ambroise, dit que Marie "n'a été
atteinte d'aucune souillure humaine" et il la compare à la nuée
du jour "qui n'a jamais été dans les ténèbres,
mais toujours dans la lumière"; ce qui ne peut dire vrai qu'autant
que Marie a été préservée du péché
originel aussi bien que du péché actuel. Les paroles suivantes
de saint Augustin impliquent nécessairement la doctrine de l'immaculée
conception : "Excepté la sainte Vierge Marie, de laquelle, pour
l'honneur du Seigneur, je ne veux point qu'il il soit aucunement question
lorsqu'il s'agit du péché, car nous savons qu'il lui a été
donné plus de grâces pour vaincre le péché de
toute manière, parce qu'elle a eu le bonheur de concevoir et d'enfanter
celui qui n'a eu aucun péché." Enfin, saint Cyrille,
Patriarche d'Alexandrie ,
dans la première moitié du Ve
siècle, s'exprime en ces termes : "A l'exception de celui qui
est né d'une vierge, et de cette même Vierge très sainte
qui a mis au monde l'Homme-Dieu, nous naissons tous avec le péché
originel, et nous venons tous au monde affectés de cette grave cécité
que nous avons contractée de notre premier père." A mesure
que l'on avance, les témoignages de la tradition en faveur de la
conception immaculée de la Vierge dans le sein de sa mère
deviennent plus nombreux. Cette croyance était si générale
en Occident au XIe siècle, que, pour parler seulement de la France,
nous voyons les chanoines de Lyon instituer,
en 1140, une fête en l'honneur de la conception de Marie. Suivant
Léon Allacci, une fête semblable était célébrée
dans plusieurs Églises d'Orient dès le VIIIe
siècle; mais il est certain qu'elle fut rendue obligatoire dans
toute l'Eglise grecque en 1166. Au commencement du XIIIe
siècle, les franciscains ayant embrassé celle doctrine avec
ardeur, les dominicains, par rivalité
de corps, adoptèrent et soutinrent l'opinion opposée, et
cette lutte empêcha les papes et les conciles de définir rigoureusement
la doctrine de l'Église à ce sujet. Cependant, tout en usant
de la prudence requise en pareille matière, ils firent assez connaître
quelle était leur pensée. Ainsi le concile de Bâle
(1439) déclare : "Que la doctrine de l'immaculée conception
de la sainte Vierge doit être approuvée, tenue et embrasses
par tous les catholiques, comme pieuse et conforme au culte de l'Église,
à la foi catholique, à la droite raison et à la sainte
Écriture, et qu'ainsi il n'est permis à personne de tenir
ni de prêcher la contraire". En 1457, le concile d'Avignon
présidé par les légats du Saint-Siège ordonne
d'observer inviolablement le décret du concile de Bâle. Le
pape Sixte IV, en 1476, se prononce en faveur de la fête de l'immaculée
conception, et interdit d'attaquer la croyance qui tient que la Vierge
Marie a été préservée de la souillure du péché
originel. En 1496, l'Université de Paris
oblige ses membres sous la foi du serment, à défendre l'immaculée
conception, et à ne rien avancer qui lui soit contraire. Le concile
de Trente, qui se tint de 1545 à 1563, déclare
"que, dans
le décret qui regarde le péché originel, sou intention
n'est pas de comprendre la bienheureuse et immaculée Vierge Marie,
mère de Dieu; mais qu'il entend qu'à ce sujet les constitutions
du pape Sixte IV soient observées, sous les peines qui y sont portées".
Après les Pères du concile, les papes Pie V (1567), Grégoire
XIII (1579). Paul V (1616), Grégoire
XV (1622), Urbain VIII (1641), Alexandre VII (1641), et plusieurs de
leurs successeurs se prononcent dans le même sens, et condamnent
cette proposition "que personne, excepté Jésus-Christ,
n'est exempt du péché originel." Enfin, en 1855, le pape
Pie
IX, après avoir constaté, par les déclarations
de tous les évêques du monde catholique, la croyance commune
de l'Église, a défini que la doctrine de l'immaculée
conception est un dogme que tout fidèle est tenu de croire.
L'Assomption
Il est encore admis, dans l'Église
catholique, que la sainte Vierge est ressuscitée immédiatement
après sa mort, et qu'elle a été transportée
au ciel en corps et en âme. La plupart des Pères grecs et
latins qui ont écrit depuis le IVesiècle
sont de ce sentiment, et l'on ne pourrait sans témérité
assurer le contraire. En effet, ainsi que le dit le savant cardinal Gousset
:
"On
conçoit difficilement que ce corps qui n'a jamais participé
à la contagion commune et dont s'est formé, par l'opération
du Saint-Esprit, le corps même du Fils de Dieu fait homme, ait éprouvé
la corruption du tombeau."
La résurrection de la Vierge et son
transport en corps et en âme au séjour des bienheureux sont
désignés sous le nom d'Assomption.
Le
culte marial
Le culte que l'Église rend à
la Vierge est fondé sur les mêmes raisons et les mêmes
motifs que celui qu'elle rend aux autres saints,
avec cette différence que le premier est plus profond et plus solennel
: aussi les théologiens le nomment-ils culte d'Hyperdulie. En effet,
si tous les saints. Peuvent intercéder pour nous et si Dieu daigne
écouter leurs prières, comment la Vierge, qui a été
bénie entre toutes les femmes. qui a été exempte de
la souillure originelle et de tout péché, qui a été
élevée à un degré de gloire bien supérieur
à celui des autres saints qui, en consentant à devenir mère
de Dieu, est devenue, comme dit saint Irénée, la cause du
salut pour tout le genre humain, n'aurait elle pas un pouvoir d'intercession
plus grand encore, comment ne mériterait-elle pas un culte tout
particulier et plus solennel? Plusieurs fêtes sont consacrées
à la Vierge dans l'Église catholique; les principales sont
: la Conception immaculée, qui se célèbre le 8 décembre;
la Nativité, le 8 sept.; la Présentation le 21 novembre;
l'Annonciation, le 25 mars; la Visitation, le 2 juillet; La Purification,
le 2 février; et l'Assomption, le 15 août. Ces fêtes
ont donné leur nom à plusieurs ordres religieux institués
sous l'invocation de Marie. En outre le mois de mai
lui est particulièrement consacré sous le nom de Mois de
Marie. (A19).
 |
Images
de la Vierge - L'historien
Nicéphore (II, 23) a tracé de la Ste Vierge un portrait emprunté
à St Epiphane : d'une taille moyenne, dit-il, elle avait le teint
couleur de froment, les cheveux blonds, les yeux vifs, la prunelle tirant
sur le jaune et à peu près de la couleur d'une olive, les
sourcils d'un beau noir et bien arqués, le nez assez long, les lèvres
vermeilles, la figure ovale, les mains et les doigts longs. On ne saurait
dire si ce portrait est ressemblant, non plus que ceux qui ont été
peints dans les Catacombes de Rome, où la Vierge est représentée
assise, voilée, avec les traits de la jeunesse, de la modestie et
de la pureté, tenant l'Enfant-Dieu sur ses genoux, tantôt
en pied, tantôt en demi-figure, tonjours d'une manière qui
parait conforme à.un type hiératique. Des sarcophages et
des verres peints nous la montrent encore dans l'attitude de la prière,
ou entre deux arbres, ou accompagnée de St Pierre et de St
Paul; souvent on voit des colombes auprès de sa tête.
L'Église applique à la Vierge ces paroles de l'amante du
Cantaque des cantiques : nigra sum (je suis noire), paroles que
l'on entend d'ordinaire dans un sens mystique. Cependant on les a prises
à la lettre, et il est des pays où l'on vénère
des Vierges noires : la plupart de ces statues sont en bois, et en vieillissant
le bois devient naturellement très brun; quant à celles en
pierre, la couleur noire leur est commune avec un grand nombre de statues
de Saints, et elle provient de quelque vernis. Il en est qui ne sont autre
chose que des statues en basalte, rapportées d'Orient à l'époque
des Croisades . |
 |
En
bibliothèque - Gumppenberg,
Atlas
Marianus, sive de imaginibus Deiparae, 1657, in-18; Bombelli,
Raccolta
delle imagine delta beata Maria Virgine, Rome, 1792, 4 vol. in-8°;
A. Égron, Le culte de la Ste Vierge dans toute la catholicité.,
Paris, 1842, in-8°. |
|
|