 |
Pentecôte
est le nom de fêtes célébrées
chez les juifs et chez les chrétiens.
Chez les juifs, cette fête était primitivement une solennité
d'actions de grâces placée à la fin de la moisson.
On la trouve mentionnée sous les noms de fête de la Moisson
(Exode, XXIII, 16), Fête des premiers fruits
(Nombres, XVIII, 16), Fête des semaines (Exode, XXIV;
Deutéronome ,
XVI, 10), à cause des sept semaines qui la séparent de la
fête de Pâque. Les rabbins l'appelèrent
Fête des cinquante jours, ce qui a été traduit par
Pentecôte. Le Lévitique (XXIII, 15) en attribue l'institution
à Moïse.
On la célébrait
le cinquantième jour après le 16 nisan, quel que fut le jour
de la semaine. La pentecôte resta pendant longtemps une fête
agricole. A une époque qu'il est difficile de préciser, mais
qui semble postérieure à l'ère chrétienne,
on y adjoignit le souvenir de la Promulgation de la loi, souvenir auquel
elle resta presque exclusivement consacrée. Chez les chrétiens,
la Pentecôte célèbre le souvenir de l'Effusion du
Saint-esprit telle qu'elle est rapportée dans les Actes des
Apôtres, II. (E.-H. V.).
 |
Iconographie.
- L'art chrétien, pour représenter
la Pentecôte, a adopté deux formules également claires,
quoique inégalement artistiques, dans certaines applications du
moins.
La
première est toute conventionnelle : le Christ
est figuré dans une auréole elliptique au milieu et audessus
des apôtres rangés dans un ordre
plus ou moins symétrique; de l'auréole partent des rayons
qui vont toucher chacun d'eux. On peut citer comme exemples de cette interprétation
la sculpture du portail
de Vézelay vers 1130 et la peinture de la chapelle royale de Pyrga,
à Chypre
(1421), avec cette inscription : La Pentecôte.
La
seconde interprétation, moins ancienne et adoptée surtout
au XVe siècle, montre, suivant le récit évangélique,
les apôtres réunis dans le Cénacle; la Vierge
les préside, assise dans une chaire d'honneur; au-dessus de chacun
d'eux est suspendue une flamme de feu follet ;
Dieu
apparaît dans le ciel et bénit. (C.
E.). |
|
|