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Simon le magicien,
ou le Mage. Les Actes des apôtres
(VIII, 9, suiv.) rapportent que le diacre Philippe rencontra à Samarie
le devin-sorcier ( Divination)
de ce nom; Simon, frappé des prodiges accomplis par les disciples
de Jésus, demande et reçoit le baptême.
Lors de la venue au même lieu des apôtres
saint Pierre et saint Jean, il demande l'autorisation de conférer
le saint Esprit, fût-ce en l'achetant à prix d'argent. De
là le mot Simonie, c.-à-d,. trafic des choses saintes.
Cette proposition est rejetée avec indignation.
Quelques critiques ont prétendu
révoquer en doute l'existence de Simon, qui ne serait qu'une figure
déformée de saint Paul opposée
à l'apôtre de la tradition, saint Pierre; cette proposition
semble excessive, et le livre des Philosophoumena, attribué
à Hippolyte, donne d'intéressants détails sur un certain
Simon de Gitton, chef d'une section gnostique,
qu'il y aurait lieu d'identifier à Simon le Mage. Il ne semble pourtant
pas douteux que, dans une littérature postérieure (
les Homélies Clémentines, les Reconnaissances,les
Constitutions apostoliques, les Acta Pauli et Petri), Simon
n'ait été substitué à saint Paul dans les conflits
qui surgirent entre les deux apôtres, notamment dans la dispute d'Antioche .
(M. Vernes).
«
Saint Pierre, dit Stapfer, confond Simon à Antioche même [...].
Puis il suit jusqu'à Rome l'imposteur samaritain, qui s'est emparé
de l'esprit de Néron. L'apôtre engage
avec lui une lutte décisive en présence de l'empereur. Le
magicien avait annoncé qu'il s'élèverait dans les
airs; il le fit, en effet, mais saint Pierre parvient à rompre le
charme. Simon tombe lourdement et vient se briser aux pieds de Néron.
»
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