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Gnosticisme,
du grec gnôsis, connaissance.
- On entend par là l'ensemble des doctrines
philosophiques et religieuses, basées sur une prétendue connaissance
supérieure et mystérieuse. Le gnosticisme se montra dès
les premières années de l'ère chrétienne. Il
eut des origines diverses, et il comprenait un grand nombre de sectes;
mais il y avait entre elles quelques principes communs : toutes expliquaient
l'origine des êtres spirituels par émanation
du sein de Dieu
( Eons); à
mesure que ces êtres s'éloignaient du foyer divin, ils dégénéraient
et tendaient à se matérialiser, jusqu'au retour de tous au
point de départ et au rétablissement de l'harmonie primitive.
A ces données générales les gnostiques ajoutaient
quelques dogmes secondaires, qui variaient selon les écoles, mais
qui revenaient à dire que la gnose était une tradition réservée
à une caste privilégiée, et que le gnosticisme pouvait
seul conduire à la perfection. Tout le gnosticisme se divise en
cinq groupes principaux, qui eux-mêmes se subdivisent en des rameaux
nombreux. Ces cinq groupes sont :
1° le
groupe palestinien, qui a pour fondateur principal Simon le Magicien;
2° le groupe
syriaque, qui se rattache au précédent par son fondateur
Saturnin;
3° le groupe
égyptien, qui comprend trois écoles : la première
eut pour chef Basilide; la seconde, Valentin
; la troisième, sortie de la précédente, était
celle des Ophites ,
ainsi nommés du rôle que le serpent
jouait dans leurs cérémonies; elle comprenait les Caïnites,
qui regardaient Yahveh
comme un mauvais génie
et la lignée de Caïn
comme celle des élus, et les Séthiens ,
qui se rattachaient au Judaïsme ;
4° le groupe
sporadique, composé de petites fractions détachées
du groupe égyptien;
5° le groupe
asiatique, dont les principaux organes furent Cerdon
en Syrie, et Marcion en Asie Mineure.
Ce dernier groupe fut celui qui causa à
l'Église les plus vives inquiétudes. Cependant l'influence
du gnosticisme fut bornée; combattu par les Pères
de l'Église et surtout par St Irénée, poursuivi
avec rigueur par les empereurs grecs, il disparut peu à peu, mais
non sans laisser de traces, car on le retrouve en Orient chez les Manichéens,
les Pauliciens,
les Bogomiles; en Occident chez les Cathares
(les Albigeois) et chez d'autres sectes qui
se rattachaient à ces dernières.
(R.).
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En
bibliothèque - Matter, Histoire
critique du Gnosticisme et de son influence sur les sectes religieuses
et philosophiques des six premiers siècles de l'ère chrétienne,
3 vol. in-8°. . |
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