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Les principaux monuments de Rome
Aperçu Histoire de la ville Monuments La Rome antique*
Le tableau suivant donne une liste des principaux monuments de Rome.
Antiquités

Capitole
Catacombes
Champ de Mars
Cirques
Cloaque
Colisée
Colonnes triomphales
Colonne Antonine
Colonne Trajane
Forum
Mausolée d'Hadrien
Panthéon
Tabularium
Thermes
Antonin et Faustine (Temple d')
Aqueducs
Arcs de Triomphe
Pyramide de Cestius
Théâtre de Marcellus
Portique d'Octavie
Argées

Basiliques chrétiennes

Saint-Pierre (Église de)
Saint-Jean-de-Latran
Sainte-Marie Majeure
Sainte-Croix-de-Jérusalem
Saint-Laurent-hors-les-murs
Sainte-Marie-in-Cosmedin
Sainte-Marie-in-Trastevere
Saint-Pierre-aux-Liens
Saint-Paul-hors-les-murs
Saint-Sébastien-hors-les-murs

Eglises diverses

Sainte-Agnès
Sainte-Agnès-hors-les-murs
Saint-André-della-Valle
Saint-Clément
Église de Jésus (Gésu)
Sainte-Marie-des-Anges
Sainte Marie l'Egyptienne

Sainte-Marie-in-Ara-Coeli
Sainte-Marie-de-la-Minerve
Sainte-Marie-de-la-Paix
San-Martino in Montai

Palais, villas, etc.

Barberini
Borghèse (palais et villa)
P. de la Chancellerie
Colonna
P. des Conservateurs
Corsini
Doria Pamfili
Farnèse
Massimi
Quirinal
Rospigliosi
Spada
Vatican
Fontaines
Villa Médicis
La Farnesina
Château saint Ange

Les 14 régions de la Rome impériale et leurs monuments

Bâtie d'abord sur une seule colline, puis sur sept, l'ancienne Rome en avait progressivement envahi plusieurs autres et elle finit par comprendre dans son enceinte 12 montagnes (monts Capitolin, Palatin, Quirinal, Aventin, Vatican, Viminal, Esquilin, Janicule, Coelius ou Lateranus, Testaceus, Citorius, Pincius). Elle avait 37 portes (parmi lesquelles les portes Triomphale, Carmentale ou Scélérate, Esquiline,etc.), 6 ponts, près de 500 temples, une foule de palais; Auguste l'avait divisée en 14 régions, qui nous serviront de guide pour mentionner les principaux monuments de la Rome antique : 

La région I commençait à la voie Appienne et s'étendait jusqu'à l'endroit ou existe aujourd'hui la porte Saint-Sébastien. On y trouvait les temples de l'Honneur, de la Vertu, de Mercure, de Mars, de la Tempête, des Muses, et les tombeaux des Scipion, ainsi que quelques autres monuments funéraires.

La région II comprenait tout le Coelius; là se trouvait le marché à la viande et aux poissons. Agrippine y avait fait construire un monument à l'empereur Claude; il en subsiste encore des ruines. On y voyait aussi l'aqueduc de Néron.

La région Ill embrassait une partie de l'Esquilin et la vallée qui la sépare du Coélius. On y voyait le portique de Livie, l'amphithéâtre Flavien, le Colisée, les thermes de Titus et de Trajan

La région IV, où se trouvait la voie sacrée, avec son pavé de basalte, qui conduisait les triomphateurs au Capitole; là s'élevaient les temples de la Paix, d'Antonin, de Faustine, de Vénus et de Rome, les Carènes, le forum de Nerva, l'arc de Titus, le colosse de Néron et la basilique Opimia.

La région V renfermait presque tout l'Esquilin et le Viminal. On y voyait, outre quelques temples, le camp des Prétoriens et les thermes d'Agrippine. 

La région VI comprenait les versants du Quirinal et du Pincio. On y voyait les temples de la Fortune, des Saliens, de Quirinus, le temple et le cirque de Flore, les jardins et le cirque de Salluste. On y éleva plus tard les thermes de Dioclétien et de Constantin. 

La région VII ou Via lata, au pied du Capitole; là trouvait le portique d'Agrippa, le lieu où se faisait la paie des soldats; le portique de Pola, les arcs de Gordien et de Marc-Aurèle, le temple du Soleil et le tombeau de Bibulus.
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Forum de Rome.
Le Forum et la colline palatine. Source : The World Factbook.

La région VIII comprenait le Capitolin et les, vallées qui le séparent du Palatin et du Quirinal. C'est la partie qui offre les ruines les plus précieuses; la aussi se trouvait le Forum.  Le Capitolin offrait un nombre prodigieux de temples, de statues équestres, de fontaines; celle des deux cimes qui faisait face au Forum était couverte d'une citadelle. On y voyait le palais où l''on frappait la monnaie, le temple de Jupiter Férétrien et la roche Tarpéienne. Sur l'autre cime, était le temple de Jupiter capitolin, qui fut plusieurs fois incendié et que Vitellius fit reconstruire avec une magnificence inouïe; il fut brûlé une troisième fois, sous Vespasien, et reconstruit par Domitien. C'était le quartier des banquiers et des changeurs. Sur le point où le Capitole s'étend sur le Quirinal se trouvait le forum de Trajan, au milieu duquel s'élevait la colonne Trajane; elle se trouvait entre la basilique Ulpienne, les bibliothèques et le temple de Trajan.
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Rome : roche Tarpéienne.
La Roche tarpéienne, à Rome, par Agostino Tofanelli (1833).

La région IX comprenait le Champ de Mars et le mont Pincio. Le Champ de Mars était une grande plaine formée par le coude du Tibre entre la place du  Peuple et l'île Tibérine; à partir d'Auguste, il se couvrit de monuments. On voyait dans cette région la Villa publica, où  étaient logés les ambassadeurs étrangers, les temples de Lucine; de Bellone, d'Isis, de Sérapis le cirque de Flamrnius, le théâtre de Pompée et un grand nombre de temples. On y voyait aussi la curie où s'assemblait le sénat et  où César fut assassiné; le Panthéon, le tombeau d'Auguste, les théâtres de Marcellus et de Balbus, les jardins de Lucullus, la colonne Antonine, que l'on voit encore sur la place Colonna; etc.

La région X embrassait, tout le mont Palatin, et la vallée qui le sépare du Coelius. Sous Auguste, le Palais impérial occupa tout le Palatin; avant cette époque on y voyait les temples du dieu Pan, de Cérès, de la Victoire, le lieu où l'on prétendait que la maison de Romulus, avait été élevée, le champ où les augures faisaient leurs observations, le collège des prêtres saliens, les maisons de Tullus Hostilius, d'Ancus Martius et de Tarquin l'Ancien, les temples de Jupiter Stator, de Junon, de Cybèle, de Bacchus, etc. Le Palatin était alors occupé par les patriciens. Auguste jeta les fondements du Palais impérial sur l'emplacement de la maison de l'orateur Hortensius qui avait été incendiée. Les frais de cette construction furent couverts par une souscription publique d'un drachme par personne. Le palais subit des agrandissements successifs. Néron déploya dans l'embellissement de ce monument un luxe qui n'a jamais été égalé. Il incendia Rome, dit-on, pour se construire la Maison d'or, dans le vestibule de laquelle on voyait sa statue, haute de 120 pieds; son palais fut étendu jusqu'à l'Esquilin. On y voyait, un lac imitant la mer et bordé d'édifices qui avaient l'apparence d'une ville. Les appartements étincelaient de dorures, de pierres précieuses, de nacre, de perles; les plafonds, de tablettes d'ivoire, s'entrouvraient pour livrer passage à des pluies de parfums et de fleurs. Vespasien rendit cet immense espace au peuple et employa les matériaux qu'il en tira à la construction du Colisée. Pendant longtemps; les empereurs, trouvèrent là une mine inépuisable de matériaux précieux. Au temps de Sixte-Quint, on voyait debout, au milieu de ces ruines, un magnifique portique nommé Septizonium. L'arc de triomphe de Constantin subsiste encore; les bas-reliefs ont été tirés de monuments de l'époque de Trajan.

La régionXl était située dans da vallée entre le Patatin et l'Aventin et s'étendait. entre le Tibre et le Capitole ,jusqu'au, théâtre de Marcellus; là s'élevait le grand cirque, sur une longueur de 660 mètres; il pouvait contenir, après les agrandissements de Trajan, 385000 spectateurs. Plusieurs temples s'élevaient autour de cet édifice, notamment ceux d'Hercule, de Vénus de Bacchus, de Cérès, etc. Dens cette région; était le marché aux légumes.

La région XII était enfermée dans la vallée qui séparait le Coelius de l'Aventin. On y remarquait les thermes de Caracalla, dont on a retrouvé des ornements précieux. Ce monument splendide a été restauré. 

La région XIII s'étendait entre la XIe et  la XIIe région, sur l'emplacement où se trouve aujourd'hui le mont Testaccio, colline formée d'une immense quantité de fragments de poteries antiques; là s'élevaient plusieurs temples; dont le plus célèbre était celui de Diane. Dans cette région étaient aussi les greniers et magasins ou l'on entassait le blé, l'huile et les vins nécessaires à la consommation de Rome. 

La région XIV était située au delà du Tibre, au pied du Janicule. Auguste y avait fait creuser un lac où l'on representait des naumachies. Au bas du Vatican étaient les jardins de Caligula et de Domitia, le cirque de Néron, le mausolée d'Hadrien, qui est encore debout, mais dépouillé de ses ornements.
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Plan de Rome à l'époque impériale.
Rome impériale. - La carte porte l'enceinte de Servius Tullius, puis celle d'Aurélien (IIIe siècle), qui est encore presque intacte, enfin les nouvelles fortifications de la rive droite, embrassant Janicule et Vatican Le grisé indique la Rome moderne qui se développe surtout vers le nord-ouest, laissant vide une partie de l'ancienne Rome. A. Capitole. B. Forum de la République. C. Forum des Empereurs. D. Palais des Empereurs sur le Palatin.  E. Colisée (Amph. Flavien). F. Thermes d'Agrippa et Panthéon, encore debout. G. Thermes de Néron. H. Thermes de Trajan.  I. Th, d'Antonin, Caracalla. J. Thermes de Dioclétien. K. Thermes de Constantin. L. Théâtre de Pompée. M. Théâtre de Balbi. N. Théâtre de Marcellus. O. Cirque de Flaminius. P. Cirque de Néron, remplacé par Saint-Pierre de Rome; le Vatican et ses jardins s'étendant au nord et à l'ouest. Q. Cirque de Domitien. R. Grand Cirque (C. Maximus). S. Cirque d'Hadrien. T. Mausolée d'Auguste. U. Mausolée d'Hadrien, Château St-Ange actuel. Le temple de Vesta se trouve au bord du Tibre dans l'axe du Circus Maximus.

Les monuments de la Rome Pontificale

C'est à la période antique que se rattachent les Catacombes ou cimetières souterrains des premiers chrétiens. Les principales catacombes ouvertes aux visiteurs sont celles de Saint-Calixte, Sainte-Agnès et Saint-Sébastien. Parmi les monuments de la période pontificale, on distingue d'abord les églises. On n'en compte pas moins de cent vingt. Mais la plupart, construites avec des débris de temples païens, datent du XVIIe siècle et de la fin du XVIe. Comme le fait remarquer Taine, elles ont subi l'influence du style jésuite. Leur intérêt consiste surtout dans les peintures de grands maîtres qui ornent leurs murs et dans leurs richesses sculpturales. 

En tête de ces sanctuaires, il faut placer les sept grandes basiliques de Saint-Pierre, Saint-Jean de Latran, la cathédrale du pape, évêque de Rome, Sainte-Marie-Majeure, s'élèvent dans l'enceinte de Rome; Saint-Paul, Saint-Laurent, Sainte-Agnès, Saint-Sébastien, qui sont hors les murs. Citons encore : Saint-Augustin (Sant'Agostino), sur la place du même nom (belle fresque de Raphaël représentant le Prophète Isaïe; les Pèlerins de Lorette, du Caravage; madone en marbre, de Sansovino; tombeau de sainte Monique, maître-autel du Bernin); Sant'Andrea della Valle, sur le cours Victor-Emmanuel, une des plus belles églises de Rome (façade en travertin ornée de colonnes, grande coupole peinte par Lanfranc; sur les pendentifs, fresque des Quatre évangélistes, le chef-d'oeuvre du Dominiquin; tombeaux de Pie II et de Pie III); Sainte-Balbine, sur l'Aventin, vieille église du Ve siècle; les Capucins, sur la place de ce nom (deux tableaux célèbres : l'Archange saint  Michel, du Guide, et Saint François en extase, du Dominiquin; chapelle souterraine servant de cimetière, d'un macabre extraordinaire avec ses cadavres de capucins suspendus aux murs et se décharnant ainsi lentement sous leur froc); Sainte-Cécile, au Transtévère (tombeau de la patronne des musiciens); Saint-Clément, rue San Giovanni, l'une des plus anciennes églises de Rome, la seule précédée d'un atrium antique, lequel est lui-même le seul complet qui existe à Rome et est orné de raides images byzantines; Saints-Cosme-et-Damien, au Forum (très riche rotonde à coupole soutenue par des colonnes de porphyre, portes de bronze antique, mosaïques); le Gesù, sur la place de ce nom; l'église des jésuites, d'un luxe douteux, où le marbre, l'or, l'argent et les pierres précieuses ont été répandus à profusion autour du tombeau d'Ignace de Loyola; Saint-Jean-Porte-Latine, très ancienne; Saint-Jean-des-Florentins, rue Giulia (Condamnation des saints Cosme et Damien, célèbre peinture de Salvator Rosa); Saint-Grégoire, sur le mont Coelio (fresques du Guide); Saint-Louis-des-Français, place Madame, église française (Vie de sainte Cécile, du Dominiquin; tombeau de Claude Gelée, dit le Lorrain); Sainte-Marie-des-Anges, place des Thermes, grande église bâtie par Michel-Ange et desservie par les chartreux (le Martyre de saint Sébastien, célèbre fresque du Dominiquin); Santa Maria in Ara Coeli, au Capitole (fresques du Pinturrichio, tombeau de sainte Hélène, statuette du Santo Bambino, demeuré l'objet d'un culte spécial pour les pieux Romains); Sainte-Marie de la Minerve, place de ce nom, la seule église gothique de Rome (christ de Michel-Ange, fresques de Filippo Lippi, tombeaux des papes Léon X, Clément VII et Urbain VII); Sainte-Marie-de-la-Paix (les Sibylles, fresque fameuse de Raphaël, dans la chapelle Chigi); Saint-Pierre in Montorio, sur le Janicule (fresques du Pinturrichio et de Sébastien del Piombo, cloître renfermant le célèbre temple circulaire de Bramante); Saint-Pierre-ès-Liens, sur l'Esquilin (Sainte Marguerite, du Guerchin; statue colossale de Moïse, un des chefs-d'oeuvre de Michel-Ange, et la figure principale du tombeau de Jules II); Sainte-Praxède, rue San Martino, une des plus émouvantes pour les âmes catholiques, avec son puits jadis rempli, d'après la tradition, du sang des martyrs; Sainte-Pudentienne, sur l'Esquilin, une des plus vieilles églises de Rome, restaurée au XVIe siècle, etc.
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Vatican : basilique Saint-Pierre.
Vue de la basilique Saint-Pierre, par Giovanni Battista Piranesi (XVIIIe s.).

L'architecture civile n'a pas été moins florissante que l'architecture religieuse, sous les souverains pontifes. Après les églises, les palais et les villas sont le trait dominant de la Rome papale. Le plus célèbre des palais est le Vatican. Viennent ensuite le palais du Capitole, sur la place de ce nom, célèbre surtout comme musée de sculpture; le palais du Quirinal, résidence d'été des papes avant 1870, aujourd'hui siège de la présidence; le palais de la Chancellerie, dont la cour est une des merveilles de la Renaissance; le palais de Latran, avec son double musée profane et chrétien.

En dehors de ces édifices publics, un grand nombre de palais particuliers ont été construits sous les papes. Ils ont, à de rares exceptions près, été bâtis au XVIIe siècle, pour les cardinaux et les princes romains. Seule leur architecture demeure intéressante, car ils ont presque tous perdu leurs riches collections artistiques. Citons, parmi les plus remarquables: la Farnésine (célèbres fresques de Raphaël, Fable de Psyché et le Triomphe de Galatée); puis les palais Farnèse, Barberini (portraits de la Fornarina, de Raphaël, et de Beatrice Cenci, du Guide); Rospigliosi, ambassade de France près le Saint-siège (l'Aurore, du Guide); Braschi; palais de Venise, le plus ancien de tous; de la Consulta; Torlonia, Mattei, Sciarra, etc.

Les villas sont des palais champêtres entourés de jardins à l'italienne avec terrasses, fontaines jaillissantes et statues de marbre. Malheureusement, elles disparaissent une à une; les plus remarquables entre les survivantes sont les villas Albani, Ludovisi, Médicis, Borghèse, Pamphili. (A19).

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Dictionnaire Villes et monuments
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