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Bellone.
- Déesse romaine (d’origine sabine?)
de la guerre, assimilée à l'Enyo
des Grecs. Elle était sœur ou femme de Mars,
et fille de Phorcys. Elle attelait les chevaux
du dieu Mars lorsqu'il partait pour la guerre et conduisait son char. Les
poètes la dépeignent courant parmi les combattants, les cheveux
épars, le feu dans les yeux, et faisant retentir
dans les airs son fouet ensanglanté; on lui met dans la main une
lance, un fléau, ou une verge teinte de sang. Bellone avait des
temples à Comana
et à Rome : c'est dans ce dernier que le Sénat donnait audience
aux ambassadeurs.
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L'Art
antique la représentait sur un char à deux coursiers, armée
d'un fouet ou d'une lance, et accompagnée de la Discorde,
de la Terreur et de la Fuite. On la représentait encore tenant un
fléau, une verge, une torche; ou sonnant de la trompette. Sa statue,
dans le temple d'Arès à Athènes,
était l'oeuvre des fils de Praxitèle.
Le
temple de Bellone, bâti à Rome près de la porte Carmentale
par Appius Claudius Coecus, servait de lieu
de séances au sénat, quand il s'agissait de recevoir un ambassadeur
étranger ou d'accorder le triomphe à
un général victorieux. En face de ce temple s'élevait
une colonne (columna bellica), contre laquelle le fécial
dardait sa lance lors d'une déclaration de guerre. |
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