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Balbus (L.
Cornelius), major ou l'aîné, pour le distinguer
de son neveu (ci-dessous), Romain célèbre
de la fin de la République. Né à Gadès
en Bétique
(auj. Cadix ),
vers l'an 100 av. J.-C., cet Espagnol rend des services au Romain Metellus
dans la guerre contre Spartacus (79) : il conquiert
ainsi l'amitié de L. Cornelius Lentulus dont il prend le prénom
et le nom, et dont l'entremise lui obtient de Pompée
le titre de citoyen romain (72). Ce titre devait lui être contesté
plus tard par un de ses concitoyens; dans cette circonstance il eut pour
défenseurs Crassus, Pompée et Cicéron,
lequel prononça alors (56) son discours pro Balbo. Pendant
la préture de César en Espagne, il
rend à César de précieux services sous le titre de
praefectus
fabrum (61). Il revint avec César à Rome et dès
lors fut étroitement lié avec lui.
En 59, Balbus fut adopté par Théophane
de Mytilène ,
conseiller et ami de Pompée. Pendant l'exil
de Cicéron (58), il vint en aide à
la femme et aux enfants de l'orateur: il en fut récompensé
par le plaidoyer que Cicéron prononça deux ans plus tard.
Balbus faisait donc tous ses efforts pour se mettre bien avec tous les
personnages politiques influents de son époque ; quand ses puissants
amis furent brouillés, il joua entre eux un rôle d'intermédiaire.
Pendant la guerre civile entre ses deux protecteurs, César
et Pompée, il est pour César, mais il écrit à
Cicéron pour faire réconcilier les deux rivaux. Une fois
les Pompéiens vaincus (48), Balbus ne cesse de prêcher la
clémence à César, et s'acquiert par là de nouveaux
titres à l'amitié de Cicéron. Après la mort
de César (44), il embrasse le parti d'Octave.
Il arrive au consulat comme consul suffect (40) ; c'était
le premier étranger qui reçût cet honneur si envié.
Très lié avec Atticus il assiste
à ses derniers moments (32); lui-même avait alors environ
soixante-huit ans. On ignore la date et le lieu de sa mort.
L'amitié des grands personnages
de la fin de la République a sauvé de l'oubli la mémoire
de ce provincial, à l'esprit très souple, mais qui ne semble
pas avoir été indigne de la confiance de Cicéron.
Outre Cicéron, avec lequel Balbus entretint une correspondance assez
régulière et vis-à-vis de qui il ne cessa de se conduire
d'une manière qui lui fait honneur, il compta encore parmi ses amis
Pompée,
Varron,
Atticus,
César,
dont il était comme l'intendant et avec qui il entretenait une correspondance
en partie chiffrée, Hirtius, qui lui dédia
le 8e livre du De bello Gallico,
etc. Lui-même prit place parmi les écrivains latins, d'abord
par sa correspondance avec ses amis, César, Atticus; Cicéron
(on a conservé trois lettres de lui à Cicéron, de
l'année 49, mais toutes trois fort courtes), et par la composition
d'un ouvrage historique, aujourd'hui perdu, sur la vie de César;
Suétone
en cite un fragment (Caesar, 81). (G. L.-G.). |
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Balbus (L. Cornelius),
P(ublii)
f(ilius), minor ou le second, pour le distinguer du précédent
qui était son oncle paternel. Né aussi à Gadès ,
il reçut en même temps que son oncle le droit de citoyen romain;
il fut, comme lui encore, très lié avec les grands personnages
du temps, César,
Auguste,
etc.
Questeur en Espagne en 43 av. J.-C., consul
suffect en 32, il fut chargé de diriger une expédition contre
la tribu africaine des Garamantes et dans la Phazanie (le Fezzan
actuel); elle fut menée avec grand succès et lui valut les
honneurs du triomphe, à titre de proconsul ex Africa (19);
c'était la première fois qu'un provincial traversait Rome
sur le char du triomphateur. Cette expédition avait enrichi la géographie
d'un grand nombre de notions nouvelles ( Pline
l'Ancien, Hist. nat., V, 5).
Balbus fut aussi pontife. Ce Gaditain,
qui était un des personnages les plus riches de son époque,
avait fait construire à Rome un théâtre en pierre pour
célébrer le retour d'Auguste de la Gaule l'an 13 av. J.-C.
Ce théâtre, l'un des trois que Rome possédait alors,
était près du Tibre dans la IXe
région de la ville, probablement au Monte de' Cenci d'aujourd'hui.
Macrobe
a cité sous le nom de ce Balbus le 18e
livre d'un ouvrage de droit pontifical, les Exégétiques
(Saturnales, III, 6, 16). (G. L.-G.). |
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Balbus (Mensor), ingénieur
militaire romain, sous Trajan , a écrit
une Expositio et ratio omnium formarum, dédiée à
un Celsus et lui fait partie de la collection des Gromatici veteres
(édit de Blume, Lacbmann et Rudorf, Berlin, 1818). Ce traité
d'arpentage, qui paraît incomplet, est emprunté à la
tradition héronienne. On a attribué à tort à
Balbus un traité De asse, qui ne doit être que du IIIe
siècle au plus tôt. |
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