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Jupiter .
Initialement, dieu romain des éléments
naturels, et plus particulièrement du ciel, de la foudre
et du tonnerre, associé à Mars et
à Quirinus à l'intérieur
d'une triade en un certain sens égalitaire
(ou du moins "équilibrée"). Il deviendra progressivement
le dieu central, le grand souverain, du panthéon,
associé à partir du VIe s.
av. notre ère, à Junon et à
Minerve
(reléguées, dans cette nouvelle triade, au second plan).
Il règne parmi les dieux, comme il règne à Rome, sur
le Capitole (on parle de Jupiter capitolin), où c'est lui, par exemple,
qu’on prend à témoin dans un serment. Il est aussi, de ce
point de vue, le garant de l'État, celui aussi d'où les empereurs
chercheront à tirer leur légitimité. Il a été
assimilé au Zeus des Grecs, sans devenir
toutefois l'époux de Junon.
Les
alchimistes
gréco-égyptiens considéraient les métaux comme
placés sous l'influence des astres et
engendrés sous leur influence. C'est ainsi que la planète
Jupiter
a été attribuée d'abord à l'électrum,
alliage d'or et d'argent regardé comme un métal distinct
jusqu'au temps des Romains. Le symbole astronomique de Jupiter (encore
usité aujourd'hui, au moins par les astrologues) devint ainsi le
symbole de l'électrum. Mais vers le VIe siècle de notre ère,
l'électrum disparut définitivement de la liste des métaux,
et Jupiter et son signe furent alors attribués à l'étain.
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Les
plus célèbres temples de Jupiter étaient ceux d'Olympie ,
d'Agrigente ,
et de Rome. Les Romains firent plusieurs statues colossales de ce dieu
: tels furent le Jupiter Toscan, élevé par Sp. Curvilius,
l'an 482 de Rome, avec l'airain enlevé aux Samnites, et le Jupiter
que l'empereur Hadrien
fit ériger à Athènes. Les amours de Jupiter ont fourni
aux artistes le sujet d'un grand nombre de compositions. (B.). |
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