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Titus (Titus
Flavius Vespasianus), empereur
romain (79-81 ap. J.-C.). Fils de Vespasien,
il est né à Rome le 30 décembre 41, et mort à
Réate, en Sabine, vers le milieu de 81. Il fit ses premières
armes en Germanie; puis il accompagna son père en Bretagne, où
il lui sauva la vie. Après avoir exercé la questure à
Rome, il partit avec son père pour la Judée en 66. Mis à
la tête d'une légion, il s'empara de Jaffa, et contribua à
la prise de plusieurs autres villes de Palestine. Après la chute
de Néron et l'avènement de Galba,
Vespasien l'envoya à Rome pour assurer le nouvel empereur de son
obéissance; mais Titus, ayant appris en route le meurtre de Galba
et la proclamation d'Othon, revint en toute hâte
vers son père. Quelques mois plus tard, Vespasien fut salué
empereur en Orient, et Titus fut chargé de terminer la guerre de
Judée, pendant que son père allait prendre possession du
pouvoir à Rome (69 ap. J.-C.).
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Titus.
Nommé consul l'année suivante,
Titus poussa avec vigueur le siège de Jérusalem.
Il entra dans la ville au mois de septembre 70; le temple des Juifs fut
brûlé et beaucoup d'habitants furent emmenés en esclavage
ou massacrés. Après avoir reçu la soumission du roi
de Parthes, Titus se dirigea vers Rome, où il célébra
avec son père un magnifique triomphe. Dès lors il fut associé
à l'empire, et la puissance tribunicienne lui fut conférée.
Censeur en même temps que Vespasien,
il procéda en 73-74 au dernier dénombrement officiel des
citoyens romains. Le 23 juin 79, il succéda à Vespasien.
Son règne ne dura que deux ans. Sur le trône, Titus fit preuve
de grandes qualités. Il déclarait qu'il avait perdu sa journée
lorsqu'il n'avait pas fait une bonne action. Il refusa d'écouter
les délateurs et ne poursuivit personne pour crime de lèse-majesté.
Pour ne pas choquer les préjugés romains, il renonça
à épouser la princesse juive Bérénice, qu'il
aimait et dont il était aimé.
Malheureusement de terribles catastrophes
s'abattirent alors sur Rome et sur l'Italie. A peine Titus était-il
monté sur le trône que se produisit l'éruption du Vésuve,
qui ensevelit sous les cendres et les laves Pompéi
et Herculanum
(79). En 80, Rome fut à demi détruite par un incendie qui
dura trois jours et qui dévora de nombreux monuments, entre autres
le Capitole, le Panthéon, le théâtre de Pompée,
les Thermes d'Agrippa. Titus s'efforça
de réparer ces désastres; il acheva ou entreprit à
Rome la construction de nombreux monuments, tels que le Colisée ,
les Thermes et l'Arc de triomphe qui portent son nom. Il a été
appelé « les délices du genre humain ». Il est
certain que Titus fit preuve en maintes circonstances d'une bonté
réelle et qu'aucune mauvaise action ne pèse sur la mémoire
de son règne. Mais celui-ci a été vraiment trop court
pour qu'on puisse apprécier en toute certitude la valeur de l'homme
et le caractère du souverain. (A19).
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Arc
de Titus, à Rome.
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