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Trajan,
M.
Ulpius Trajanus Crinitus, empereur
romain ,
né en 52 à Italica ,
en Espagne ,
était fils d'un soldat de fortune élevé aux honneurs
par Vespasien. Il se montra sous
Domitien
militaire aussi habile que brave, fut fait consul en 91, puis commanda
les légions de la Basse-Germanie, fut adopté par Nerva,
et devint empereur en 98, à la mort de ce prince. Il ne parut à
Rome qu'après avoir assuré les limites de l'empire du côté
du Rhin, refusa de payer le tribut aux Daces, eut par suite à soutenir
contre leur roi Décébale deux
grandes guerres (101-103, 105-106), dont le résultat fut l'acquisition
du vaste pays appelé ensuite Dacie
Trajane, envahit l'empire parthe (115-117), soumit l'Arménie, l'Ibérie
et la Colchide ;
donna un roi aux Albaniens
et même aux Parthes, poussa ses conquêtes au delà de
l'Euphrate et du Tigre, prit Ctésiphon ,
Séleucie ,
Suse ,
et réduisit en province romaine une partie de la Mésopotamie,
mais ne put renverser, comme il le désirait, l'empire des Arsacides
ni franchir l'Indus.
A l'intérieur, Trajan fit fleurir
la justice et cesser les délations, partagea les soins du gouvernement
avec le sénat, rendit les élec tions aux comices, s'environna
de capacités de tout genre, protégea les lettres (c'est sous
lui que fleurirent Pline le Jeune, Tacite,
Florus, Plutarque,
Dion
Chrysostome), allégea les impôts, refondit les monnaies,
porta des soins extrêmes à l'approvisionnement de Rome, couvrit
l'empire de monuments magnifiques ou utiles (la colonne Trajane, le Forum
de son nom, à Rome, les ponts du Danube, du Tigre, du Tage, etc.),
et colonisa la Dacie .
II allait réprimer une révolte des Juifs, lorsqu'il mourut
à Sélinonte, en 117. Trajan est souvent considéré
comme le meilleur des empereurs romains, il a été surnommé
le Père de la patrie; cependant il souilla sa réputation
par son intempérance. C'est aussi sous son règne qu'eut lieu
la 3e persécution des Chrétiens.
Pline a fait le
Panégyrique
de Trajan. L'histoire de son règne a été écrite
par Dion Cassius (abrégé par Xiphilin),
par Eutrope, Aurélius Victor, Orose.
On a quelques Lettres de lui (dans celles de Pline). Esménard
donna, en 1807, le Triomphe
de Trajan, opéra. (A19). |
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