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Victoria

Victoria ou la Victoire, est une déesse allégorique. Elle est la fille de la Force et de la Valeur pour les Romains, ou de Pallas et de Styx, selon les Grecs.

Cette déesse, l'amie fidèle des Romains, nous apparaît aussi sous différentes formes, une antique et nationale, une autre grecque. Nous trouvons d'abord une déesse de la Victoire qu'on adorait sur le Palatin; puis cette Vica Pola, qu'on adorait au pied des Vélies, sur l'emplacement de la maison de Valérius Publicola, et qui était probablement une divinité du même genre.

L. Postumius, en 294 av. J.-C., construisit un autre temple à la Victoire, probablement au Capitole. Ce fut aussi au Capitole que fut dressée plus tard la série de ces Victoires, toutes modelées sur l'image grecque de la déesse, que des triomphateurs romains ou des rois étrangers offraient à Rome. Bientôt aussi on établit des jeux de la Victoire, en souvenir de différentes batailles, par exemple, le 27 octobre en souvenir de celle de la Porte Colline, et le 20 juillet en souvenir de celle de Pharsale. Auguste, après la victoire d Actium, offrit aussi une statue à la déesse, et dressa son image en bronze doré dans la curie Julia. 

Cette belle statue figura aux funérailles d'Auguste et devint peu à peu comme la protectrice ordinaire des séances du sénat. Elle fut conservée jusqu'en 382, époque à laquelle l'empereur Gratien la fit enlever. Ce fut la dernière statue païenne que le christianisme fit disparaître des monuments publics l'enlèvement de cette statue fut regardé comme un événement de mauvais augure, et fut vivement combattu, surtout par l'éloquent Symmaque, alors préfet de Rome.

Il y avait naturellement, à côté des édifices spéciaux, une infinité de monuments épars, consacrés en souvenir de quelques victoires remportées, et fort communs dans cette ville, qui semblait avoir enchaîné à ses drapeaux la fortune des batailles. On la représentait sur les monnaies, dans les trophées, sur les arcs de triomphe avec mille surnoms (Arménienne, Parthique, Médique) et sous mille formes différentes, tantôt sur un char, tantôt volant dans les airs, tantôt assise, le plus souvent avec une palme dans la main. (L. Preller).



On représente la Victoire à peu près de la même manière que Minerve; on lui donne pour attributs un rameau de palmier une couronne, et des ailes. On la représente aussi élevant des trophées, ou gravant sur un bouclier les exploits des guerriers.
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Dictionnaire Religions, mythes, symboles
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