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Dictionnaire
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| Aqueducs de
Rome L'eau de cet aqueduc
étant peu potable, et la population de Rome exigeant une provision
d'eau plus abondante, le préteur Q. Marcius Rex fut chargé
par le Sénat, en 607 (146 av. J.-C.), de construire l'Aqua Marcia.
Cet aqueduc, dont il existe encore plusieurs arches, et que le pape Urbain
VIII a fait restaurer, commençait à Sublaqueum (auj. Subiaco),
et avait un parcours de 91 kilomètres, dont 80 kilomètres
sous terre. Il fournissait de l'eau à la partie la plus haute du
mont Capitolin L'Aqua Alsietina ou Augusta, dont la prise
d'eau était au Nord-Ouest de Rome, dans le lac Alsietinus (auj.
Martignano), eut pour but d'alimenter la naumachie d'Auguste;
l'aqueduc arrivait près de la porte Aurelia (auj. Saint-Pancrace).
Le pape Paul V s'est servi des anciens conduits pour amener les eaux du
pays de Bassano et d'Arcolo jusqu'à la fontaine de San-Pietro-in-Montorio.
L'Aqua virgo, qu'Agrippa entreprit en 732 (21 av. .J.-C.) pour l'usage
de ses bains, avait un développement de 21 kilomètres, dont
19 sous terre. La partie de cet aqueduc construite en substruction était
ornée de 400 colonnes et de 300 statues. L'ouvrage d'Agrippa existe
tout entier aujourd'hui sous le nom d'Aqua vergine; il a été
restauré par les papes Nicolas V et Pie IV. Les eaux de cet aqueduc,
provenant d'une source près de Tusculum, traversent sur des arcades
la villa Borghèse L'Aqua Claudia, commencé par l'empereur
Caligula,
l'an 38 de J.-C., fut achevé sous Claude,
son successeur. Ce dernier fit construire l'Anio novus, qui fournit beaucoup
plus d'eau que les autres aqueducs, et dont la construction était
aussi plus grandiose; car, à 10 kilomètres environ de Rome,
il présentait une rangée d'arches qui n'avaient pas moins
de 33 mètres de hauteur; son lit était aussi le plus élevé;
et, dans une partie de son cours, il était au-dessus de l'Aqua Claudia.
Ce bel aqueduc fut achevé par Néron,
qui l'amena jusqu'au mont Coelius
Aqueduc de Claude, dans la campagne romaine; au fond les montagnes de la Sabine. Ces aqueducs, créés généralement
pour le service des thermes Autant que possible, on construisait les
aqueducs
en ligne droite; cependant on leur faisait faire de longs détours
pour n'avoir pas à percer les montagnes, ou pour éviter les
vallées trop profondes et les terrains marécageux. Les canaux
avaient de 3 à 5 pieds de large, sur 6 à 8 de profondeur.
Les réservoirs formaient une partie importante de la construction
d'un aqueduc : outre les deux principaux qui se trouvaient aux extrémités,
il y en avait d'intermédiaires (piscinae limosae), où
l'eau déposait son sédiment, et qui fournissaient de l'eau
pour l'irrigation des champs et des jardins. Le réservoir où
finissait l'aqueduc, et d'où les eaux étaient distribuées,
au moyen de tuyaux de plomb, de terre cuite et même de bois, entre
les fontaines publiques, les thermes, et
les maisons des particuliers, était surtout remarquable par la solidité
de la construction et la beauté de l'architecture. De ces châteaux
d'eau (castelle), il existe encore des ruines, entre autres, sur
le mont Esquilin Sous la République, les censeurs et les édiles avaient la surveillance des aqueducs; sous l'Empire, on créa, à cet effet, des officiers spéciaux, curatores ou praefecti aquarum, qui se faisaient accompagner hors de la ville par 2 licteurs, 3 esclaves publics, 1 secrétaire, etc. Au temps de Nerva et de Trajan, 700 architectes et ouvriers étaient employés, sous les ordres des curatores aquarum, à la construction des aqueducs. Les agents chargés de la surveillance de. ces travaux étaient : les villici, qui inspectaient spécialement les cours d'eau; les castellarii, inspecteurs des châteaux d'eau et des réservoirs; les circuitores, qui allaient d'un poste à l'autre pour examiner l'état des travaux et surveiller les ouvriers; les silicarii, paveurs des routes où passaient les aqueducs; les tectores, gardiens des substructions. Tous ces agents paraissent avoir été compris sous la dénomination générale d'aquarii. (B.). |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.