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Les
gens
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| Vespasien
(T. Flavius Vespasianus), empereur
romain (69-79 ap. J-C). Il naquit en Sabine le 18 novembre de
l'an 9 ap. J.-C. Son père était de condition moyenne; sa
mère était la soeur d'un sénateur romain. ll entra
dans la carrière des honneurs. Il fut tribun militaire en Thrace,
questeur dans la province de Crète A l'arrivée de Vespasien, la situation
changea. Aidé de son fils Titus, Vespasien
mena la guerre avec une prudence et une habileté consommées.
Il reconquit d'abord la côte et tout le Nord de la Palestine ; puis
il s'empara de l'intérieur du pays, s'avança jusqu'au delà
du Jourdain et cerna bientôt Jérusalem de toutes parts (66-68
ap. J.-C.). Sur ces entrefaites, Néron fut
détrôné, chassé de Rome, réduit à
se tuer; son successeur, Galba, après quelques
mois de règne, fut massacré par les prétoriens; Othon,
vaincu par son compétiteur Vitellius,
se suicida, et l'Empire tomba dans une anarchie épouvantable. Ce
fut alors que Vespasien, proclamé empereur à Alexandrie Sur le trône impérial, Vespasien
se consacra tout entier au gouvernement du monde romain, et s'efforça
de réparer les maux de la guerre civile. Le sénat avait été
décimé, soit par Néron, soit
pendant les luttes entre Galba, Othon
et Vitellius: Vespasien, pour en combler les
vides, y fit entrer beaucoup de provinciaux, ce qui infusa à l'aristocratie
romaine un sang plus jeune et plus vigoureux. Il administra les finances
avec une grande rigueur; on se moqua de sa parcimonie et des impôts
qu'il créa; mais ce fut grâce à cette sévérité
et à ces ressources nouvelles qu'il put réparer beaucoup
de ruines, rétablir la paix dans tout l'Empire et laisser à
sa mort le trésor public bien rempli. Rome avait beaucoup souffert
pendant les années 69 et 70. Le Capitole avait été
brûlé; une grande partie de la ville avait été
détruite. Vespasien reconstruisit le Capitole; il répara
les rues et les aqueducs; il éleva le temple de la Paix et commença
le Colisée (Colosseum Les troubles qui avaient éclaté dans plusieurs provinces furent rapidement apaisés; deux guerres dangereuses furent terminées. Au Nord de la Gaule, les Bataves et les Frisons s'étaient révoltés en 69 à la voix de leur compatriote Civilis. Soutenus par plusieurs peuplades germaniques de la rive droite du Rhin, ils avaient infligé plusieurs défaites aux légions romaines; les Gaulois s'étaient alors soulevés sous la conduite de Classicus, de Tutor et de Sabinus. En 70, tout le Nord de la Gaule et tous les bords du Rhin étaient en feu. Heureusement Vespasien envoya contre les rebelles un officier actif et capable, Petilius Cerealis. La Gaule fut vite pacifiée. Sur le Rhin, la lutte dura plus longtemps. Civilis soutint avec vigueur le choc des armées romaines; à la fin pourtant il dut céder. Il obtint la vie sauve. Vespasien ne se montra pas cruel envers les insurgés; il ne punit que les chefs de la rébellion. À l'autre extrémité
de l'Empire, la guerre de Judée fut poussée avec vigueur
par le fils de Vespasien, Titus. Jérusalem,
bloquée par les légions, fut prise d'assaut après
un combat acharné. La forteresse qui dominait la ville fut emportée.
Les portiques Malgré ces victoires et malgré
le caractère globalement réparateur de son gouvernement,
Vespasien eut des ennemis. Les philosophes, en particulier les Stoïciens,
ne cessaient de regretter la République et d'attaquer l'Empire.
L'empereur perdit patience et se montra cruel. Helvidius Priscus, l'un
des plus nobles esprits de son temps, dut s'ouvrir les veines; d'antres
philosophes furent bannis de Rome.
« Un empereur doit mourir debout ». (J. Toutain).
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© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.