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Dictionnaire
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| Palais du Vatican,
à Rome L'histoire
du palais.
Tel qu'il est aujourd'hui, le Vatican est
un assemblage, une superposition de palais plutôt qu'un ensemble
harmonieux. Il ne tire guère son effet que de sa situation pittoresque.
Bâti au sommet de la colline, il ne faut pas monter moins de deux
cents marches pour parvenir aux appartements du cardinal vicaire, et, d'autre
part, il est possible d'arriver en voiture jusqu'à la cour Saint-Damase
située à mi-hauteur. On a prétendu que le Vatican
ne contenait pas moins de 11000 chambres. Mais ce chiffre paraît
exagéré au moins des neuf dixièmes. Toujours est-il
que le Vatican, avec les appartements pontificaux, les appartements des
dignitaires et des personnes de service, les logements des gardes suisses
et les corps de garde de la garde noble, ses salles d'apparat, avec sa
bibliothèque, ses archives, ses musées divers, ses vastes
cours, ses nombreuses chapelles, sa manufacture
de mosaïque, est un véritable
monde, habité par une nombreuse population et rempli de richesses
artistiques et même scientifiques de premier ordre. Autour du Vatican
s'étendent de vastes jardins renfermant
deux habitations dans le style italien, le Casino du Pape, construit en
1560 par Pirro Ligorio, et le Casino de Léon XIII, bâti par
le pape de même nom qui en fit sa résidence d'été.
Au point de vue de la loi italienne, le palais du Vatican a été
exterritorialisé en 1870, et il appartient depuis 1929 à
l'Etat de la Cité du Vatican
Vue du Vatican, de la place Saint--Pierre, à Rome. Le
tour du propriétaire.
Les archives du Vatican sont, comme on se le figure aisément, parmi les plus riches du monde. Rome étant le centre où aboutit durant tant de siècles la diplomatie du monde entier, elles sont aussi d'une grande variété. Elles occupent vingt-cinq pièces et comprennent les Registres des papes, les brefs depuis Innocent III, la Correspondance avec les nonces et les cours étrangères. Longtemps interdites aux investigations des chercheurs, les Archives du Vatican leur sont ouvertes depuis plus d'un siècle, grâce à une mesure libérale du pape Léon XIII. Il en est de même de la Bibliothèque, qui, moins fermée que les Archives, demeura cependant jusqu'à nos jours difficilement accessible, gardée qu'elle était par des savants trop jaloux. Composée de plusieurs fonds importants que nous ne pouvons énumérer ici, elle possède environ 26 000 manuscrits, dont 4000 en grec, 19000 en latin et 2000 en langues orientales. Les livres et manuscrits sont dissimulés dans des armoires basses, de sorte que le lecteur et l'écrivain ne s'y sentent pas comme ailleurs épouvantés à l'aspect des ouvrages qu'ils ne liront jamais ou saisis par le sentiment de la vanité de leur propre travail à la vue de la multitude des livres composés avant les leurs. Au premier rang de ces manuscrits, il convient de citer le fameux Virgileorné de miniatures, le palimpseste de la République de Cicéron, Dante, Térence, etc.. Les
Musées.
La galerie de peinture La galerie des Arazzi est ainsi nommée
de tapisseries exécutées
d'après les cartons de Raphaël (actuellement
au South Kensington de Londres La galerie des Cartes tire son nom des cartes peintes à fresque sous Grégoire XII, en 1580, par Antoine Dante, et qui décorent ses murs, Mais de toutes les collections que renferme le Vatican, les plus importantes sont les galeries d'antiques, les plus vastes du monde. Une première collection, réunie par Jules II, Léon X, Clément VII et Paul III, fut en grande partie dispersée par Pie V. Le noyau, des galeries actuelles a été constitué par Clément XIV. Pie VI, Pie VII, Grégoire XVI les développèrent. Le musée égyptien se compose
de neuf salles. Indépendamment des originaux égyptiens |
| Le musée étrusque
(Museo Etrusco Gregoriano) est important par le nombre et la valeur des
objets exposés. Malheureusement, fondé en 1736 par le pape
Grégoire
XVI, il date surtout d'une époque où les fouilles, destinées
à découvrir des objets d'art, n'avaient pas le caractère
scientifique qu'elles ont revêtu depuis. Bien entendu, une foule
de vases considérés alors comme de fabrication étrusque
sont en réalité d'importation grecque. Ces antiquités
ont été découvertes, de 1828 à 1836, à
Vulci, à Chiusi, à Tos canella, etc. La série des
terres cuites est particulièrement intéressante. Ce sont
des plaques votives à relief, des sarcophages avec le buste des
personnages en grandeur naturelle, des urnes cinéraires, des fragments
de décoration architectonique, et surtout des bustes d'une vie intense,
que l'on peut rapprocher de pièces analogues au musée étrusque
de Florence De toutes les sections antiques, la plus riche est celle de la sculpture. Les originaux grecs y sont très rares, mais il y a beaucoup de copies excellentes; la sculpture gréco-romaine y peut être étudiée d'une manière plus complète que partout ailleurs, et l'art d'un caractère proprement romain y est aussi largement représenté. On distingue trois musées de sculpture antique : le musée Pio-Clementino, le musée-Chiaramonli et le Braccio Nuovo. Le premier, musée Pio-Clementino,
qui est le plus considérable, n'occupe pas moins de onze salles
et galeries, dont plusieurs sont fort vastes : la salle à croix
grecque, qui tire son nom de sa forme, et où l'on voit deux sarcophages
en porphyre, dont l'un renfermait le corps de Constantia, fille de Constantin
le Grand, et dont l'autre avait été destiné par
le pape Anastase IV à recevoir ses cendres; la salle du Bige, ainsi
nommée du magnifique char à deux chevaux que l'on y admire,
mais dont une partie seule est antique; là ,se trouvent aussi deux
célèbres statues de Discoboles, dont l'une d'après
un original en bronze de Myron; la galerie des
Candélabres, avec beaucoup de grands vases
antiques en marbres précieux; la salle Ronde, dont les sculptures
les plus belles sont la fameuse Junon Le musée Chiaramonti contient un
grand nombre de sarcophages appartenant à diverses époques
et utiles pour l'étude de la sculpture
romaine sous l'Empire, une statue colossale de Tibère,
un bas-relief attique |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.