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| Dans
l'ancienne Rome
seule il y avait une douzaine de cirques; les plus importants étaient
le Circus Maximus; le Circus Flaminius, construit au Champ de Mars Le Circus Maximus,
le Grand Cirque, a été construit dans le vallon très
allongé qui sépare le Palatin et l'Aventin, à l'endroit
même où une rue moderne, la Via de' Cerchi, a conservé
le nom de l'édifice antique, et où quelques maisons disposées
en arc de cercle rappellent le pourtour de l'antique enceinte. C'est
au roi Tarquin l'Ancien que la tradition faisait
remonter la fondation de ce Grand Cirque, en 599
av. J.-C, entre le Palatin Le Grand Cirque était de forme allongée et terminé aux petites extrémités, d'un coté par un demi-cercle, de l'autre par une ligne légèrement cintrée. Denys d'Halicarnasse, qui en a laissé la description, lui donne une longueur de 3 stades 1/2 (643 m), et une largeur de 4 plèthres (124 m). L'extérieur présentait trois étages d'arcades. A I'intérieur, les voûtes s'adossant à ces murs soutenaient trois rangs de gradins séparés par des murs (praecinctiones), et divisés par de nombreux escaliers conduisant, à chaque étage, à une galerie intérieure où communiquaient les escaliers de sortie. A l'étage supérieur régnait une galerie (ambulatorium). Sur les flancs de
l'Aventin et du Palatin, comme sur un amphithéâtre naturel,
avaient été disposées des rangées de gradins
et de tribunes. A l'époque de César,
il y avait place pour 150.000 spectateurs; pour 250.000 à l'époque
de Titus; et au IVe
siècle, après plusieurs agrandissements, pour 385.000! Les
gradins inférieurs, réservés aux sénateurs,
étaient en marbre; au-dessus, les stalles des chevaliers étaient
en bois; enfin, les gradins supérieurs, où s'entassait le
peuple, n'étaient pas bâtis en pierre ou en maçonnerie
comme le reste, mais simplement en charpente.Ces échafaudages n'étaient
pas toujours très solides; ils s'écroulèrent sous
Antonin
le Pieux et sous Dioclétien en
faisant, d'après le Chronographe de 354, 1100 et 13.000 victimes.
Avec l'agglomération énorme d'assistants qui se pressait
aux jeux du cirque, ce chiffre si élevé de victimes peut
très bien s'admettre. Les gradins s'arrêtaient à
quatre mètres du sol, séparés de l'arène par
le podium
Reconstitution du Circus Maximus, à Rome. Source : KarensWhimsy.com Le podium
était un mur destiné à protéger les spectateurs
des premiers rangs contre les écarts des chevaux. Pour plus de précautions,
César fit creuser en arrière un fossé plein d'eau,
l'euripe, large et profond de 3 m ; Néron
le fit combler pour augmenter le nombre des places réservées
aux chevaliers. L'empereur avait sa loge spéciale au-dessus
du podium, auprès des sénateurs, le
pulvinar;
Auguste s'y tenait pendant le spectacle entre
sa femme et ses enfants. Sur le podium, des sièges mobiles
étaient réservés aux personnages de distinction. Le
milieu de l'arène était occupé en partie par une longue
substruction en maçonnerie (spina), qui portait des
statues
de divinités Aux deux extrémités de la spina étaient les bornes (metae), près desquelles les chars devaient tourner. Du côté légèrement cintré de l'arène étaient de grands bâtiments (oppidum), d'où s'ouvraient les remises (carceres). Cette disposition rachetait, pour les chars remisés à l'extrémité, le désavantage qu'ils auraient eu à parcourir un espace un peu plus considérable que ceux qui partaient des remises rapprochées du centre. Les deux portes principales étaient situées : l'une (porta pompae) du côté des carceres, l'autre (porta triumphalis) en face de la première. En dehors du Grand Cirque, régnait une sorte de promenoir avec des boutiques et les logements des gens du cirque; ce promenoir, où l'on rencontrait des marchands, des bateleurs, des devins, des femmes de mauvaise vie, et parmi elles des Syriennes et des Espagnoles, passait avec raison pour un des lieux les plus mal famés de Rome; mais que le spectacle devait être amusant, à voir cette cohue si bigarrée d'oisifs et de spectateurs! Le Circus Maximus avait donné son nom à la XIe, région de la ville.
Le Cirque Maxence, à Rome. Les jeux étaient toujours précédés
de la pompa circensis, procession brillante à l'imitation
du triomphe |
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