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Constantin (Caïus
Flavius Valérius Aurélius Claudius), dit le Grand,
est un empereur fils de Constance
Chlore et d'Hélène, naquit en 274 à Naïsse,
ville de Dardanie .
Les historiens sont peu d'accord sur les premières circonstances
de sa vie. A la mort de son père, en 306, il signala son intérêt
pour les chrétiens, déjà très nombreux dans
l'empire, en leur accordant le libre exercice de leur religion; il s'occupa
ensuite de délivrer la Gaule des incursions des Francs, et remporta
sur eux de sanglantes victoires.
Devenu gendre de Maximien
par son mariage avec Fausta, il resta seul maître de tout l'empire
d'Occident après le supplice de son beau-père, qui avait
tenté de l'assassiner, et bientôt, marchant de succès
en succès, et ne négligeant aucun moyen d'enflammer l'enthousiasme
de ses troupes, surtout des chrétiens, dont l'ardent prosélytisme
devait si puissamment seconder ses efforts, il entra vainqueur dans Rome,
où la puissance tyrannique de Maxence
s'anéantit à son aspect. L'Afrique et les provinces ne tardèrent
pas à reconnaître le nouvel empereur, qui sur-le-champ mit
tout en oeuvre pour consolider son trône et assurer la prospérité
de ses états.
Cependant il était inévitable
qu'une révolution de cette nature entraînât des persécutions;
elles firent oublier en peu de temps les nombreux bienfaits du nouveau
règne : les querelles religieuses avaient succédé
aux persécutions civiles, et le prince législateur, détesté
du peuple à cause des cruautés sans nombre qu'il ordonnait,
tout en professant les maximes du christianisme, prit le parti de transporter
l'empire à Byzance ,
qu'il rétablit en lui donnant son nom, et dont l'éclat ne
tarda point à effacer celui de Rome.
Constantin mourut en 337 à Achyron,
près de Nicomédie, dans la 31e
année de son règne, laissant trois fils, Constantin,
Constance
et Constant, entre lesquels il avait partagé
son vaste empire, dont il assigna également une partie à
ses deux neveux, Delmace et Annibalien.
Une foule d'écrivains se sont occupés
de l'histoire de ce prince (J. Vogt n'en compte pas moins de 180 dans son
curieux ouvrage intitulé Historia litteraria Constantini magni,
Hambourg, 1720, in-8); mais Gibbon les a tous surpassés par la profondeur
de ses vues et l'étendue de ses recherches, dans son Histoire
de la décadence et de la chute de l'empire. (A19).
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